Main dans la main, prêtres, religieuses et administration ont mené une entreprise ethnocidaire en Guyane, afin d’évangéliser et d’assimiler les Amérindiens dans des pensionnats catholiques, documente la journaliste Hélène Ferrarini dans un livre qui vient de paraître.
Annie Ernaux vient de se voir décerner le prix Nobel de littérature, et il y a de quoi se réjouir. Mais que vient dire cette récompense d’une écrivaine qui déclare : « Ce que je veux détruire, c’est aussi la littérature » ?
Marsactu a consulté le rapport provisoire de l’Inspection générale de la culture, du sport et de la recherche sur les bibliothèques de la cité phocéenne. Celui-ci revient sur la faiblesse de l’offre, le mal-être des agents et souligne la situation de « grand danger » de certains fonds patrimoniaux.
L’attention médiatique s’est détournée de la guerre en Syrie, où depuis 2015, le soutien russe à Bachar al-Assad a permis au dictateur syrien de se maintenir au pouvoir. Un ouvrage collectif veut lutter contre l’oubli et le négationnisme alors qu’un autre conflit ravage l’Europe.
Annie Lulu, autrice née à Iaşi d’une mère roumaine et d’un père congolais, écrit en français. Son second roman suit les destinées d’une lignée de combattantes entre 1986 et 2047, de la Tanzanie à la campagne écossaise en passant par Londres et Paris.
Dix ans après l’épais « Congo, une histoire », l’historien flamand déploie une histoire de la décolonisation de l’Indonésie. Entretien sur la mémoire coloniale, la révolution et l’héritage du non-alignement forgé lors de la conférence de Bandung en 1955.
À 20 ans, Leila Mottley, originaire de Californie, publie en France son premier roman, « Arpenter la nuit ». Elle y raconte l’histoire d’une adolescente pauvre qui se prostitue pour survivre. L’autrice signe un roman intersectionnel puissant dans lequel elle dénonce les violences faites aux femmes noires en particulier.
L’historien italien publie un livre, s’inquiète des élections du 25 septembre dans son pays et revient sur sa pratique de l’histoire. Entretien à l’occasion de son passage à Paris.
Un couple loue une voiture à Catane. Imprévus. Avec Yves Ravey, il suffit d’un rien pour que tout se détraque. Dans « Taormine », son nouveau roman : un accident de la circulation d’apparence banale, une aile abîmée, un soir, sur une route de traverse, non loin d’un campement de migrants.
Dans son ouvrage « À l’est des rêves », l’anthropologue Nastassja Martin étudie comment un collectif autochtone du Kamtchatka a su se saisir de la crise systémique du système soviétique pour regagner son autonomie. Et nous tend ainsi un miroir grossissant. Entretien.
L’un des membres du collectif bolognais Wu Ming revient pour Mediapart sur les élections italiennes et le livre décisif qu’il a écrit sur le complotisme en général et QAnon en particulier.
Entretien littéraire et politique avec Diaty Diallo, autrice d’un roman dévastateur sur les dévastations policières infligées à la jeunesse des banlieues victime du racisme : « Deux secondes d’air qui brûle ». La voix des sans-voix tonne en son cratère.
L’avocat Philippe Sands, qui avait fait la genèse des notions de « crime contre l’humanité » et de « génocide », déplace son regard vers les îles Chagos, « dernière colonie » britannique. Entretien sur ce que peut et ne peut pas le droit international, dans l’océan Indien comme en Ukraine.
Jennifer Richard livre le troisième volet de sa fresque des déploiements mortifères de l’impérialisme en Afrique centrale au tournant du XXe siècle. Voici la geste kaléidoscopique de l’ensauvagement du monde par un capitalisme inventeur de la race.