Elle a passé son enfance dans une secte évangélique yankee. Lauren Hough, dans un premier livre, « La Fureur de vivre », regarde le monde avec âpreté : ses phrases sont des claques, ses observations sont violentes et tendres. Un récit enragé, engagé, mais apaisé.
Rencontre politico-littéraire avec le romancier britannique JJ Bola, né au Zaïre et vivant à Londres. Il sonde la condition des exilés. Et il explore ce qu’entraîne l’émancipation d’une identité assignée, au profit d’appartenances plurielles enfin conquises.
Née le 17 avril 1928 à New York, Cynthia Ozick a rencontré l’incompréhension avec son roman « Antiquités ». Il y est question d’une obscure tradition juive égyptienne. La clef réside dans « Le Messie de Stockholm », chef-d’œuvre de 1987. Explications.
Après treize années de travail sur les « pandillas », les gangs du Salvador, Óscar Martínez livre un traité de journalisme en forme de grand déversoir, frontal, violent, stimulant.
Vincent Bolloré, qui veut racheter Hachette à Lagardère, va céder Editis à Daniel Kretinsky, par ailleurs principal actionnaire de la Fnac, premier libraire de France. Preuve que l’économie du livre est toujours plus concentrée entre les mains de quelques-uns.
Mise en parallèle et en perspective de deux essais remarquables, que près de deux siècles séparent : « Nécessité de faire un bon accueil aux femmes étrangères » de Flora Tristan (1803-1844) et « Manifeste anarcha-féministe » de Chiara Bottici (née en 1975).
Notre podcast culturel débat d’« Offenses » de Constance Debré, d’« Un jour, ma fille a disparu dans la nuit de mon cerveau » de Stéphanie Kalfon, et du récit de Sergio del Molino « Histoire de ma peau ».
Lion Feuchtwanger, écrivain majeur du XXe siècle allemand, est connu pour le détournement par le régime nazi de son roman : « Le Juif Süss ». Son œuvre est ignorée en France. « Les Enfants Oppermann », publié à Amsterdam en 1933, mérite plus que le détour.
Un livreur à vélo se retrouve, après un accident, « client mystère », donc évaluateur : faux client mais vrai contrôleur. Le premier roman de Mathieu Lauverjat dépasse le stade de la victime pour explorer un criminel inconscient, qui subit en faisant subir.
Dans « Marx in the Anthropocene », version anglophone élargie d’un ouvrage qui s’est vendu à un demi-million d’exemplaires au Japon, Kōhei Saitō propose une relecture stimulante de l’évolution de la pensée de Marx pour défendre un dépassement décroissant du capitalisme.
Léo Henry retrace le destin d’Héctor Oesterheld, scénariste de bande dessinée assassiné par la dictature argentine en 1978. « Héctor » est un livre qui atteint la finesse d’une toile d’araignée déchirée, pour raconter ce que la tyrannie essaya d’effacer.
Notre podcast culturel débat d’« Un long silence interrompu par le cri d’un griffon », de Pierre Senges, de « Djinns », le premier roman de Seynabou Sonko, et de « La Femme silencieuse », récit de Janet Malcolm.
Le 21 août 2017, disparaissait à Montréal le grand absent de la littérature québécoise : Réjean Ducharme. Il avait 76 ans et n’avait cessé d’être l’enfant rebelle invisible. La parution en « Quarto » de ses romans éclaire son œuvre et lève le voile sur sa vie.
La chercheuse Sandra Barrère offre à lire une étude profonde, stupéfiante d’intelligence critique et grondante de révoltes logiques : « Écrire une histoire tue. Le massacre de Sabra et Chatila dans la littérature et l’art. » Antigone y rôde au-dessus des charniers.
En un roman philosophique aux faux airs de polar, la philosophe, poètesse et romancière évoque le désastre criminel du « Probo Koala », ce pétrolier qui, une nuit d’août 2006, se délesta de déchets archi-toxiques dans le port d’Abidjan.
Dans son recueil intitulé « En pays connu », Colette présentait le pays de Basse-Bourgogne où elle vit le jour sous le nom de « Poyaudine ». 150 ans après sa naissance, retour sur les métamorphoses d’une écrivaine, de la Puisaye au Palais-Royal à Paris.