Gérard Desportes

Ses Derniers articles

  • Fillon passe en équilibriste devant les maires en colère

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    Mardi 17 novembre, devant une salle de maires chauffés à blanc, le premier ministre a réussi à retourner un auditoirehostile. Du coup, la liste des concessions et des promesses du gouvernements'est allongée démesurément. La partie n'est cependant pas jouée. Dès mercredi,Christine Lagarde revient devant ceux qui se vivent comme des «vassaux»en devenir.

  • Ecoles privées: la Ligue de l'enseignement relance le débat

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    Cinquante ans après les lois Debré, et si on reparlait du rapport entre l'enseignement public et le privé, entre l'offre éducative confessionnelle et l'Etat? C'est ce débat que la Ligue de l'enseignement entend lancer dès ce jeudi à l'occasion de l'ouverture du Salon de l'éducation. Son secrétaire national, Pierre Tournemire, en dévoile ici le cadre général.
  • Nicolas Sarkozy réveille «l'autre politique»

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    Jeudi 12 novembre à La Chapelle-en-Vercors (Drôme), Nicolas Sarkozy a apporté «sa contribution» au débat sur l'identité nationale lancé par son ministre de l'immigration, Eric Besson. Le chef de l'Etat a prononcé un discours de combat, tout à la gloire d'une France éternelle et d'une République idéale, sans un mot pour l'Europe et l'ailleurs. Comme aux plus beaux jours de la campagne de 2007 quand il s'agissait de draguer sur les terres du Front national. Comme au temps de l'«autre politique» portée dans les années 1990 par le trio Pasqua-Séguin-Chevènement.
  • Avis de tempête sur la sarkozie

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    Un président (de la République), Nicolas Sarkozy, qui morigène un vice-président (de l'UMP), Jean-Pierre Raffarin dès potron-minet. Un ministre, Eric Woerth, qui polémique avec un conseiller spécial de l'Elysée, Henri Guaino. Une secrétaire d'Etat, Rama Yade, qui ferraille avec sa ministre de tutelle, Roselyne Bachelot. Un premier ministre, François Fillon, qui admoneste le groupe UMP à l'Assemblée nationale. Pas de doute: la confusion est à son comble. Après une pareille journée,celle, tempétueuse, du mardi 3 novembre, la question se pose de savoir s'il peut y en avoir plusieurs de la même eausans que le bateau du sarkozysme coule à pic.

  • Identité nationale: soutien de l'opinion et indifférence des internautes

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    Le débat sur l'identité nationale, débat voulu par Eric Besson et Nicolas Sarkozy, a connu ce lundi son premier jour officiel. Un site reçoit les avis de quiconque veut s'exprimer sur le sujet, rend compte des diverses prises de position des responsables politiques de gauche et de droite et annonce les initiatives relayées dans les départements. Si le débat sur le débat – faut-il y aller? à quelles conditions?... – anime les émissions politiques et les interviews, on ne peut pas dire qu'il y ait foule sur la toile pour apporter réponse à la question: «qu'est-ce qu'être français?». Pas foule et pour l'instant pas d'outrance. Sagesse du peuple ou signe des temps?

  • Taxe professionnelle: le Sénat ne votera pas

    Cette fois, c'est la fronde. Avec en chef de file, Jean-Pierre Raffarin. Dans une tribune publiée ce 1er novembre dans le Journal du dimanche, l'ancien premier ministre et vingt-trois autres sénateurs UMP annoncent qu'ils ne «voteront pas en l'état» le projet de suppression de la taxe professionnelle, voulue par Nicolas Sarkozy. Cette déclaration écarte de fait toutemajorité au Sénat et bloque l'adoption du budget 2010. Mais au-delà de cette réforme, c'est le jacobinisme du chef de l'Etat qui est démasqué. De la réforme des collectivités territoriales au Grand Paris, analyse d'un point aveugle de la politique de Nicolas Sarkozy: la recentralisation.
  • Budget 2010: un vote marqué par la grogne de la majorité et l'impuissance

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    L'Assemblée nationale a adopté mardi le volet “recettes” du projet de loi de finances pour 2010. Mais les réserves et critiques émises par les députés de la majorité ont démontré une défiance sourde à l'endroit de l'exécutif. Plusieurs parlementaires se sont abstenus, dont Pierre Méhaignerie, président de la commission des affaires sociales, et vingt-deux autres élus de l'UMP et du Nouveau centre. Le bouclier fiscal agit désormais comme un chiffon rouge. Ce n'est pas encore une révolte. Mais ce n'est plus un soutien franc et massif.
  • Opération diversion: Eric Besson agite le drapeau de l'identité nationale

    En annonçant dimanche le lancement d'«un grand débat sur les valeurs de l'identité nationale», le secrétaire général adjoint de l'UMP tente de bousculer l'agenda public. Alors que le gouvernement s'empêtre dans la discussion du budget et que l'Elysée s'égare dans les scandales Sarkozy (Jean) et Mitterrand, il est temps de changer d'ordre du jour. Dès le début du mois, Mediapart avait raconté comment une partie de la droite préparait le lancement de cette grande opération: «Etre français».
  • Débat budgétaire: entre déni de réalité et péril sur la démocratie

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    Tandis que l'Assemblée nationale achève sa première semaine de lecture du projet de loi de finances, l'ampleur des déficits et de la dette écrase le débat sans ébranler pour autant le dogme fiscal du gouvernement. Au fil des jours, deux réalités se dessinent selon que l'on entend la représentation nationale ou les pouvoirs publics. Embêtant.
  • Elysée: enquête au cœur d'un système qui grippe

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    Les ennuis s'accumulent et l'Elysée, cette machine si forte hier, paraît incapable de les surmonter et encore moins de les prévoir. Dernier exemple: l'affaire Jean Sarkozy. A mi-mandat, la mécanique élyséenne connaît un méchant coup de mou. Enquête.