Bercy a retiré les Bermudes et Jersey de sa liste noire des paradis fiscaux établie par la France, provoquant la colère d'Eva Joly. L'ancienne candidate écologiste à la présidentielle a écrit mi-janvier à Moscovici et à Fabius. Ce dernier a exprimé des réserves.
Dans son dernier rapport sur la situation économique internationale, l'ONG pointe l'explosion des inégalités économiques et la confiscation du pouvoir politique au profit d'une minorité de privilégiés.
La concentration de la richesse en si peu de mains n’a jamais été aussi élevée. Cette accumulation se double d’une confiscation politique qui met en cause la démocratie, relève un rapport d’Oxfam. Même les responsables de Davos commencent à s’inquiéter.
Ouvrière sur une ligne de montage à l’usine automobile PSA d’Aulnay-sous-Bois, Ghislaine Tormos a découvert la lutte et l’écriture à 50 ans. Cela donne Le Salaire de la vie. Un récit à lire vite pour qui veut redescendre sur terre, au moment où l’État et le constructeur automobile chinois Dongfeng s’apprêtent à rentrer au capital du groupe PSA. Portrait et bonnes feuilles.
ArcelorMittal, EDF, Total, E-ON et GDF Suez sont, de loin, les industriels les plus émetteurs de CO2 en France. Alors que se profile la loi sur la transition énergétique, Mediapart a établi le palmarès des plus gros pollueurs climatiques. Surprise : EDF, pourtant producteur à 80 % d’électricité d’origine nucléaire, y occupe la deuxième place.
Après le cadeau des 35 milliards d'euros offerts par François Hollande d'ici à 2017 aux entreprises, un nouveau choc fiscal se prépare pour les ménages, pour la fin de l'été. De nombreux contribuables non assujettis à l'impôt sur le revenu le deviendront tandis que d'autres découvriront des hausses d'impôts sur leurs avis d'imposition.
En niant toute rupture politique, François Hollande, en dépit des apparences, n’a pas totalement tort. Se considérant comme l’héritier naturel de Delors, il donne priorité, comme en 1983, à la préférence européenne sur toute autre. Mais cette fois, il ne s’agit plus de parler d’une parenthèse de l’austérité mais d’une politique assumée comme telle.
Alors que le gouvernement cambodgien a fait tirer sur les ouvriers réclamant des hausses de salaire, ce documentaire de Michaël Sztanke raconte comment, de la Chine au Bangladesh en passant par le Cambodge, les multinationales délocalisent toujours vers le pays le moins disant socialement. Attisant aujourd'hui la colère des ouvriers.
Alors que François Hollande a détaillé lors de sa conférence de pressse de nouveaux cadeaux pour les entreprises, beaucoup de médias disent de sa politique économique qu'elle est « sociale-libérale ». Mais c'est un abus de langage. Car la politique menée n'a pas grand-chose de social.
Sur les 5 000 salariés et 2 000 sous-traitants du transporteur routier placé en redressement judiciaire fin novembre, seuls 1 900 emplois devraient être sauvés. Le seul repreneur crédible est l'actuel propriétaire, qui semble être le roi du jeu de dupes. « C’est encore plus catastrophique que prévu. C’est une claque », s'alarme un syndicaliste.
L’État, qui porte le programme Rafale depuis son lancement, entend le moderniser dans l’espoir de l'exporter. La famille Dassault se contente d’empocher les dividendes, y compris politiques.
À quelques mois des élections européennes, des élus se lancent dans une enquête sulfureuse sur « le rôle et les agissements de la Troïka » en Grèce, au Portugal, en Irlande et à Chypre. Les responsables de la BCE ou du FMI traînent des pieds, et les délais sont serrés.
Face à la commission d’enquête sénatoriale, les responsables de la société privée chargée de percevoir la taxe poids lourds sont restés évasifs, flous et parfois trompeurs. Au nom du secret commercial, tous les aspects financiers de ce partenariat public-privé restent tus.
Étrange retournement de situation : alors qu'en 2010, Claude Perdriel, patron de l'hebdomadaire, faisait campagne contre le trio Bergé-Niel-Pigasse pour racheter Le Monde, c'est aujourd'hui ce dernier qui devrait racheter Le Nouvel Observateur. Le trio BNP prendrait 65 % du capital en injectant 13,5 millions d'euros.
Pour la deuxième fois en moins d'un mois, la plus haute juridiction française a freiné les députés dans leur ardeur à s'attaquer aux fraudeurs et aux entreprises jouant abusivement de l'optimisation fiscale. Ancien membre du conseil, Pierre Joxe qualifie ses décisions de « profondément réactionnaires ».