Le président américain a l'épiderme sensible : il déteste que l'on se moque de lui. Résultat : les comiques américains s'en donnent à cœur joie à la télévision. Les vétérans de « Saturday Night Live » enregistrent même un bond important de leur audience.
Le président américain a promis de redonner du pouvoir d’achat aux classes moyennes et populaires, et promis de placer « l’Amérique d’abord ». Les syndicats achètent-ils ce discours ? Réponse (négative) avec William Spriggs, l’économiste en chef de la grande confédération syndicale des États-Unis, l’AFL-CIO.
Insurgé visionnaire de l’extrême droite, contempteur de l’« establishment » de Washington et génie de l’entrisme passé par Goldman Sachs, Hollywood et les médias, Stephen Bannon est aujourd’hui le principal conseiller de Donald Trump. Le nouveau chaos américain, c’est lui.
Le test du nouveau dirigeant est désormais celui de la gouvernance, qui s'annonce très difficile en dépit de la frénésie entretenue durant ces premières semaines. Et surtout : quels seront les dégâts irréparables qu’il causera avant de quitter la Maison Blanche ?
L’arrivée de Trump à la Maison Blanche et la faiblesse de leur propre président déstabilisent les Mexicains qui se sont laissé enfermer dans une relation à sens unique avec les États-Unis. L’avalanche de mesures punitives envisagées contre le Mexique est en tout cas édifiante. Elle est en train de provoquer une crise diplomatique sans précédent entre les deux pays.
C'est un nouveau combat qu'engage le président américain : nommer Neil Gorsuch au poste de juge à la Cour suprême, qui joue un rôle déterminant dans la vie politique. Le magistrat devra être confirmé par le Sénat. Autrefois promu par Bush, il n'apparaît pas comme un fanatique mais a toujours affiché ses positions religieuses et conservatrices.
Le décret de Trump, qui vise l'ensemble des réfugiés ainsi que les ressortissants de sept pays musulmans, est attaqué devant les tribunaux par plusieurs associations et États américains.
Un étudiant en sciences politiques de 27 ans, décrit comme « suprématiste, pro-Trump et pro-Le Pen », est l’auteur de l’attaque dans une mosquée de Québec, qui a fait six morts et de nombreux blessés. Son acte a provoqué une vague d’émotion à travers toute la province. Il ravive la colère face à une xénophobie qui ne cesse de progresser.
Malgré la mobilisation qui traverse le pays, les ressortissants du Yémen, de la Libye, du Soudan, de la Somalie, de la Syrie, de l’Iran et de l’Irak, déjà soumis à des restrictions en matière de visas, sont toujours refoulés à leur arrivée dans les aéroports. Toute entrée de réfugiés est interdite pour trois mois. L’administration Trump campe sur ses positions.
Des milliers de personnes ont manifesté contre le décret signé vendredi 27 janvier par le président des États-Unis, interdisant l’accueil des réfugiés et l’entrée des ressortissants de sept pays du Moyen-Orient. Il y ajoute une exception qui confirme la discrimination anti-musulmane promise pendant sa campagne : seules les minorités religieuses de ces pays seront considérées.
Le nouveau président provoque déjà des vagues dans le domaine policé des relations internationales : crise avec le Mexique, démissions en masse de diplomates... L’Europe sera-t-elle sa prochaine cible ?
Trois jours seulement après l’investiture du 45e président des États-Unis, un groupe d’éminents juristes de Washington assigne Donald Trump en justice pour violation de la Constitution. La raison ? Des paiements provenant d’États étrangers qu’il ne manquera pas de recevoir pendant son mandat, faute d’avoir liquidé son empire immobilier avant d’entrer en fonctions.
Des millions de personnes ont manifesté dans le monde pour rejeter le nouveau président des États-Unis. Alors qu'il s'agissait au départ de défendre le droit des femmes, le mouvement est devenu une coalition de toutes les oppositions à Trump. Combien de temps durera cet élan ?
Le discours inaugural du nouveau président était nationaliste, autoritaire et déconnecté de la réalité, s'inspirant du slogan isolationniste des années 1930 : « L'Amérique d'abord. » Trump entend s'appuyer sur sa base électorale blanche et populiste, mais sa première décision est en faveur des banques.
Donald Trump devient officiellement le 45e président des États-Unis dans une ambiance d'inquiétude. Les deux mois et demi de transition et l'annonce de la nouvelle équipe n'ont pas rassuré. Tour d'horizon des figures clés qui vont faire la politique américaine des prochaines années.
Que représente Donald Trump ? Judith Butler, philosophe américaine, professeure à l’Université Berkeley, vient de publier un essai, Rassemblement. Elle explique pourquoi Donald Trump incarne une nouvelle forme de fascisme. « Beaucoup se réjouissent de voir cet être dérangeant et peu intelligent parader comme s'il était le centre du monde, et gagner du pouvoir grâce à cette posture », dit-elle.