Donald Trump n'a cessé durant sa campagne d'attiser la furie anticastriste de la communauté cubaine largement présente en Floride. Et celle-ci a célébré la mort de Fidel Castro. Mais beaucoup plaident pour la poursuite de l'ouverture engagée par Obama.
Donald Trump a prévenu : si les négociations pour modifier l’Alena échouent, les États-Unis se retireront de l’accord de libre-échange. Cet ultimatum fait trembler le Mexique, devenu dépendant, plus inégalitaire et… plus pauvre.
Des dizaines de milliers de personnes défilent place de la Révolution pour rendre hommage au père de la révolution cubaine. La nostalgie des grandes heures de la révolution est au rendez-vous. Dans d’autres quartiers de la ville, les plus jeunes et autres « fidelistas » – ceux qui n’ont connu que Castro – disent leur impatience face à un régime figé.
Durant plusieurs années, Cuba a piloté cette négociation entre le pouvoir colombien et la guérilla des Farc. Fidel Castro voulait mettre fin à la plus vieille guérilla marxiste en Amérique latine.
Au lendemain de la mort de Fidel Castro, la chercheuse Janette Habel, spécialiste de Cuba, décrypte la transition à l'œuvre dans l'île depuis l'arrivée au pouvoir de Raul Castro il y a dix ans et que vient renforcer la disparition de son frère. Transition qui tient notamment à la distance prise vis-à-vis du régime par les nouvelles générations, moins politisées et en mal de débouchés professionnels.
À l'étroit sur son île, la voix de Fidel Castro portait pourtant sur tout un continent. Pour les gouvernements des gauches sud-américaines, il a été un conseiller respecté, parfois un ami, souvent un appui. Il a marqué les histoires de chaque pays, influencé des mesures sociales, inspiré certain dirigeants. Pour tous, il demeure celui qui a tenu tête aux États-Unis. Cuba doit sa survie à ses partenariats.
La reprise, depuis 2015, des relations entre les meilleurs ennemis peut-elle être remise en cause par la mort de Fidel Castro et l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche ? Même si le contexte reste à la normalisation, le moindre faux pas pourrait les faire basculer.
Le fondateur du régime communiste cubain est mort vendredi à l'âge de 90 ans. Arrivé au pouvoir en 1959, il a dirigé Cuba d'une main de fer pendant cinq décennies avant qu'en 2006 ne lui succède son frère Raul, qui a tenté d'améliorer les relations avec l'ennemi américain.
Après avoir semblé hésiter sur la direction à suivre après son entrevue avec Obama, le président élu a commencé à aligner les nominations pour les futurs postes de son administration. Le cap est clair : ultraconservateur.
Après examen des données électorales disponibles, il est clair que le succès du républicain est avant tout une défaite d’Hillary Clinton, renforcée par un système de grands électeurs particulièrement défavorable aux démocrates.
Le Mexique assiste stupéfait et démuni aux premiers pas de Donald Trump. La « relation privilégiée » laisse la place au mépris au nord, et à la défiance au sud. Si le républicain concrétise ses promesses en matière d'immigration et de relations commerciales, c'est un équilibre historique qui sera bouleversé.
Trump n’a pas eu besoin de faire campagne sur un programme: il a libéré une puissance sauvage et indistincte. Et il l’a fait à sa manière, cynique et caricaturale. Il s’est jeté sur ces foules envahies par le ressentiment et le désir de revanche, et il les a excitées. Tendant un miroir déformant aux électeurs fanatisées, il a fait de la haine une bannière et de la peur une marque qui porte son nom.
Pour l'historienne des États-Unis Caroline Rolland-Diamond, qui vient d'écrire une somme sur la lutte inachevée des Noirs américains pour l'égalité, la victoire de Donald Trump est d'abord l'expression d'une réaction nostalgique et conservatrice contre le multiculturalisme.
La crise économique que traverse le pays fait trembler le cœur même de la révolution bolivarienne. Ville nouvelle et vitrine du pouvoir, Ciudad Caribia semble s’être pétrifiée à la mort d’Hugo Chávez. Depuis, certains de ses habitants s’accrochent au rêve du Comandante, quand d’autres laissent éclater leur colère.
Ce ne sont pas seulement Hillary Clinton et le parti démocrate qui ont échoué. C’est une femme qui a perdu face à l’incarnation du sexisme et de la misogynie. Et c’est la possibilité qu’une femme devienne présidente de la première puissance mondiale qui s’est effondrée.