Dans un rare moment de consensus, le Sénat américain a adopté un projet de loi de 250 milliards de dollars en vue de soutenir le développement des technologies estimées critiques pour l’avenir. Celles-ci sont appelées à devenir déterminantes dans la nouvelle guerre froide avec la Chine.
Pour les démocraties libérales, la Chine est à la fois une puissance incontournable et une autocratie fermée, accusée de politique génocidaire. En Europe comme aux États-Unis, analysent nos invités Sylvie Bermann et Antoine Bondaz, les dirigeants politiques recherchent un nouvel équilibre entre coopération, compétition et confrontation.
Une étude du média néerlandais Lighthouse Reports et de l’ONG Global Legal Action Network (GLAN) démontre comment un pan des exportations d’armement échappe largement aux contrôles : les services après-vente (maintenance, etc). Faute de lois précises, des entreprises françaises continuent ainsi à soutenir les conflits en Libye et au Yémen indirectement.
Selon nos informations, trois personnes considérées comme des « génocidaires de la première catégorie » par le Rwanda vivent dans l’Hexagone sans être inquiétées. Parallèlement, la France a accueilli plusieurs centaines d’extrémistes rwandais, qui se sont organisés dans des réseaux associatifs à travers le pays.
Interprétée comme un appel à la sédition, la « tribune des généraux » est passée relativement inaperçue lors de sa publication, le 21 avril, et il aura fallu plusieurs jours avant que des dirigeants de gauche s’en emparent, le gouvernement semblant ne pas mesurer la gravité des faits.
En soutenant de fait le coup d’État du fils du président Déby, Emmanuel Macron a engagé la France sur un chemin dangereux. Une décision prise dans le huis clos de l’Élysée, dont députés et sénateurs semblent tout ignorer, jusqu’à la légalité.
La reconnaissance, samedi, par la Maison Blanche du caractère génocidaire des massacres d’Arméniens commis entre 1915 et 1917 en Anatolie sanctionne la détérioration des relations turco-américaines et inflige un camouflet au maître d’Ankara.
L’entrée en matière de Joe Biden sur la scène internationale semble s’inscrire dans la continuité de son prédécesseur au moins sur un point : montrer ses muscles et ne pas hésiter à recourir à l’insulte. À l’heure de la diplomatie Twitter, elles fusent rapidement.
Invité de notre émission « À l’air libre », Patrick de Saint-Exupéry affirme que sur le Rwanda et la thèse du « double génocide », le « négationnisme des responsables français, c’est de la défausse », à commencer par celui de l’ex-secrétaire général de l’Élysée, Hubert Védrine.
En publiant un rapport de ses services secrets qui affirme la responsabilité du prince héritier saoudien dans l’élimination du journaliste dissident, Joe Biden a ouvert la voie à un « recalibrage » de ses relations avec Riyad. Lequel se traduit notamment par la marginalisation de Mohammed ben Salmane et des sanctions contre certains responsables saoudiens. Macron l’imitera-t-il ?
Malgré la pandémie, le Parlement grec a adopté un budget comprenant une baisse des dépenses de santé et une augmentation de près de 60 % des dépenses de la défense pour l’année 2021, incluant entre autres l’acquisition de 18 Rafale, les avions de combat de Dassault.
Facebook a annoncé, mardi 15 décembre, avoir démantelé trois réseaux de faux comptes utilisés à des fins de propagande : deux d’origine russe et un troisième lié à l’armée française. L’opération, qui visait notamment à défendre les intérêts français en Centrafrique et au Mali, a manifestement tourné au fiasco.
En visite d’État en France, Abdel Fattah al-Sissi s’est vu dérouler le tapis rouge loin des journalistes, tenus à l’écart sur sa demande expresse. Le président français l’a même décoré du plus haut grade de la Légion d’honneur. Rien ne l’y obligeait.
Alors que l’armée interdit à ses militaires de poster des informations sensibles en ligne, Mediapart a retrouvé, via différentes applications, plus de 800 profils de soldats français déployés à l’étranger et plus de 200 profils de membres des forces spéciales. L’état-major reste évasif sur les mesures prises pour endiguer un problème pourtant susceptible de mettre en péril la sécurité des forces militaires.
Un document obtenu par Disclose dévoile le plan secret du gouvernement pour torpiller les propositions d’un rapport parlementaire en faveur d’un contrôle démocratique en matière de vente d’armes.
Alors que les exportations d’armes vers des pays accusés de violation des droits humains font débat, le président français reçoit en visite officielle le président égyptien. L'Egypte, l’un des principaux clients de l’industrie de l’armement française.