La méthode du président américain consiste à semer le chaos pour tenter d’en récolter les fruits. Jusqu’ici, de la Corée du Nord à l’Arabie saoudite en passant par le Venezuela et la Chine, cela aura produit plus d’échecs que de succès.
Les projecteurs braqués par plusieurs ONG sur une livraison d’armes françaises pouvant servir potentiellement à la guerre au Yémen empêchent l’accostage du navire dans le port du Havre. Le gouvernement, lui, assume d’honorer ses contrats.
Le secrétaire d’État américain a provoqué une crise au sein du Conseil de l'Arctique, un forum qui se contentait jusqu'à présent de prôner davantage de coopération entre les États dits « du Grand Nord », dont les États-Unis et la Russie, sur les questions environnementales. « Plus maintenant », a décrété Mike Pompeo, qui s’en est pris à l’influence croissante de Moscou, mais surtout de Pékin, dans cette région stratégique.
En annonçant un retour en arrière (contraint) sur l’accord de Vienne, les Iraniens essaient de faire pression sur les Européens pour contrer Washington qui mise sur l’escalade des hostilités.
En février dernier, Mediapart révélait qu’un Rafale s’était écrasé en pleine visite d’Emmanuel Macron au Caire. À peine trois mois plus tard, c’est au tour d’un Mirage 2000 de Dassault de s’abîmer au sol. Là encore, silence et embarras des deux pays.
Retour sur les révélations publiées dans Mediapart, avec Mathias Destal et Geoffrey Livolsi, de Disclose, organisation de journalisme d’investigation à but non lucratif.
Il y a vingt-cinq ans débutait à 6200 kilomètres de Paris, dans un confetti de l’Afrique équatoriale appelé Rwanda, le dernier génocide du XXe siècle. Il y a vingt-cinq ans, la France s’est compromise avec un régime génocidaire. Voici pourquoi.
Derrière les ventes d’armes, se cache souvent la maintenance. Depuis 2014, l’entreprise publique française Naval Group assure la rénovation de navires de guerre saoudiens, alors que la marine du royaume a établi un blocus autour du Yémen.
Vingt-cinq ans après le génocide, les fantômes du Rwanda divisent encore profondément l’armée française: d’un côté, les tenants de l’honneur de la France qui aurait tout fait pour ramener la paix ; de l’autre, les pourfendeurs des « fautes » inavouées de la politique menée par l’Élysée de François Mitterrand.
Pour sa première visite officielle, le nouveau président brésilien a choisi de rencontrer son homologue de la Maison Blanche ce mardi 19 mars. Le chercheur Olivier Dabène décrypte cette relation des deux alliés idéologiques.
Alors que le génocide est quasiment achevé, la France lance, fin juin 1994, l’opération Turquoise. Officiellement, c’est une opération « humanitaire » pour sauver le plus de civils possible. En réalité, cette opération va figer les positions militaires, sauver les gros poissons du génocide et constituer l’origine d’un mensonge toxique, dont l’armée française n’est toujours pas guérie vingt-cinq ans après.
Deux journalistes ont enquêté sur le refus de la la France d’accueillir une grande partie de ceux qui avaient servi d’interprètes aux troupes françaises en Afghanistan. Préjugés, « crise des migrants », crainte d’un précédent : tout était réuni pour abandonner à leur sort des familles menacées.
Le traité FNI de 1987 sur les forces nucléaires intermédiaires a été la clé de voûte de la sécurité européenne. Donald Trump a décidé de s’en retirer. En réponse, Vladimir Poutine fait de même. L’inquiétude monte : toute l’architecture du désarmement nucléaire est menacée, une nouvelle course aux armements s’engage. Et l’Europe pourrait redevenir un champ de bataille.
Face à la candidature factice d’un président incapable de gouverner, absent et muet, ainsi qu’à la colère d’un peuple qui refuse cette mascarade, l’Élysée et le Quai d’Orsay avaient le choix entre garder le silence, c’est-à-dire apporter un soutien inavoué au régime, ou prendre position, ce qui les exposait à l’accusation d’ingérence. Leur choix a donc été de s’exprimer sans rien dire.
Thomas Gomart, historien et directeur de l’Institut français des relations internationales, publie L’Affolement du monde. C’est un essai inquiet sur les nouveaux enjeux géopolitiques et sur un système international qui ne tourne plus rond. Face à la Chine et aux États-Unis, que peut l’Europe pour ne pas être marginalisée ? Entretien.
Notre article « Une possible nomination française à l’ONU fait grincer des dents », mis en ligne le 24 janvier 2019, a suscité un droit de réponse de François Zimeray.