Viktor Orbán, sorti renforcé des législatives d’avril, accélère depuis son travail de sape contre la démocratie. Les oppositions parlementaires comme la société civile peinent à trouver la meilleure manière de s’opposer au premier ministre hongrois. Enquête à Budapest.
Alors que les conservateurs et sociaux-démocrates ont de nouveau été sanctionnés dans les urnes du Land de Hesse dimanche 28 octobre, les Verts ont, eux, confirmé leur forme éclatante, avec 20 % des voix. Depuis 2011, leur implantation dans les régions ne cesse de croître. Même si leurs alliances avec la droite en déroutent certains.
Elles devaient permettre d’imaginer l’« Europe de demain » : des centaines de consultations citoyennes se tiennent en France jusqu’à fin octobre pour réconcilier les Français avec l’UE. Mediapart s’est rendu à Dieppe, Issy-les-Moulineaux et Strasbourg pour écouter ces débats que l’Élysée promettait « sans tabous ». Mais ces panels citoyens ont surtout rassemblé habitués de l’Europe et militants LREM.
La France se réjouit d'attirer chaque année un nombre croissant de touristes venus du monde entier. Mais à Lisbonne, Barcelone ou Venise, nos voisins se plaignent de l'afflux de ces mêmes visiteurs. Devrions-nous, à notre tour, nous inquiéter davantage de ce « grand remplacement », que des réfugiés de l’Aquarius ?
Pendant une semaine, le groupe de travail spécial de l’ONU chargé de réfléchir à un traité juridiquement contraignant pour les entreprises en matière de droits humains et environnementaux s’est réuni à Genève. Attendue au tournant, l’UE a déployé une série d’arguments pour ne pas avancer.
Malgré le succès des écologistes et un recul de dix points du parti conservateur, le ministre-président sortant de Bavière Markus Söder devrait se maintenir à la tête de la région avec l’aide d’un petit parti conservateur régional. À Berlin, l’effondrement conservateur et la déroute du SPD fragilisent le gouvernement fédéral, qui peut désormais éclater à tout moment.
Les deux partis de gauche espagnols se sont entendus jeudi 12 octobre sur le chiffrage précis d’un projet de budget pour 2019, censé contrer les effets pervers de l’austérité. Un tournant politique qui relance l’hypothèse d’une coalition PSOE-Podemos à moyen terme.
L’homme fort de la politique belge, Bart De Wever, est donné favori des élections municipales à Anvers dimanche 14 octobre. Mais rien ne dit que le héraut de l’indépendantisme de la Flandre parviendra à construire une coalition pour rester au pouvoir.
À l’issue d’une campagne musclée contre les migrants, les conservateurs de la CSU, qui règnent sur la Bavière depuis plus de 60 ans, se dirigent vers une débâcle historique aux élections régionales de dimanche. Deux partis aux projets diamétralement opposés pourraient en profiter : les Verts et l’extrême droite de l’AfD. Immersion dans un « État libre » ébranlé par l’accueil des réfugiés.
Une circulaire du ministre de l’intérieur Matteo Salvini fragilise un peu plus, depuis septembre, les mal-logés d’Italie. À Rome, chaque semaine, une cinquantaine de personnes sont expulsées de leur domicile. Les immeubles occupés de la capitale, où se réfugient les plus précaires, se multiplient.
Alors que le ton monte entre Bruxelles et Rome sur le budget italien, la spéculation financière se met de la partie. Lundi, les taux italiens à dix ans ont retrouvé leur plus haut niveau depuis quatre ans. Face aux menaces européennes, Matteo Salvini, le dirigeant de la Ligue, semble prêt à la stratégie de la tension.
Emmanuel Macron est parti en croisade contre les démocraties « illibérales ». D’où vient ce terme, et veut-il vraiment dire quelque chose ? Souvent employé abusivement, il pourrait euphémiser des dérives tout simplement autoritaires, et masquer celles qui gagnent aussi les démocraties dites « libérales ».
Le plan du gouvernement pour purifier l’air des villes est bancal, alors que débutent les grands « procès Volkswagen ». L’enterrement du « Dieselgate » souhaité par Berlin n’est pas pour demain.
Alors que Manuel Valls effectue en ce début de semaine sa « tournée d’adieu » en France, des journalistes et certains de ses adversaires politiques en Catalogne s’interrogent déjà sur l’opacité du financement de la pré-campagne menée par l’ancien premier ministre français.
Après l’attaque au Novitchok contre Sergueï et Ioulia Skripal, la première ministre britannique s’était engagée à faire preuve de la plus grande des fermetés face à Moscou. Mais, six mois plus tard, Theresa May, qui se trouve jusqu’à mercredi au cœur du congrès conservateur de Birmingham, ne semble pas avoir pris la pleine mesure de la menace que fait peser la Russie sur la sécurité du pays.
Démocraties « libérales » contre régimes « illibéraux », « progressistes » contre « populistes » : la ligne de partage tracée par Emmanuel Macron pour structurer la politique européenne avant les élections de mai 2019 est trop simpliste pour être pertinente. Premier volet d’une série d’articles consacrés à cette grille d’analyse, qui masque les alternatives à l’Europe néolibérale d’aujourd'hui.