Pour l'historien Nicolas Lebourg, la stratégie de « dédiabolisation » du Front national n'est pas la seule explication à l'absence de grandes manifestations contre la présence de l'extrême droite au second tour : s'y ajoutent la crise de l'antiracisme et les divisions de la gauche.
Pourquoi 2017 n'est pas 2002 et quelle mobilisation contre Marine Le Pen ? Dans sa tribune intitulée « À nos amis de gauche qui deviennent fous », Michel Broué, mathématicien, sonne l'alarme contre le Front national.
Marine Le Pen se qualifie pour le second tour avec 21,3 % des suffrages et bat son record de voix. Mais en manquant la première place, elle ne parvient pas à lancer une dynamique réelle pour espérer la victoire. Décryptage d'un résultat en demi-teinte pour le FN.
L’historienne Valérie Igounet revient sur la construction du FN et sur la façon dont il s’est forgé un destin supposé incontournable pour le second tour 2017. Quatrième volet : la présidentielle de 2002, qui voit le FN présent au second tour, et Marine Le Pen s'impliquer dans la vie de son parti.
Marine Le Pen a rouvert le dossier de la responsabilité de la France dans la rafle du Vél’ d’Hiv’. En reprenant la doxa gaulliste qui prétend que « la France » était à Londres pendant l’Occupation, le Front national, fondé par des anciens de Vichy biberonnés à l’antisémitisme, tente ainsi de se dédiaboliser.
Lundi 17 avril au soir, la candidate du Front national a rassemblé des milliers de convaincus au Zénith de Paris autour des fondamentaux de l’extrême droite. À l’extérieur de la salle, quelque 150 militants antifascistes ont tenté de perturber son rendez-vous, sans succès.
L’historienne Valérie Igounet revient sur la construction du Front national, né en 1972 aux marges de l’extrême droite, et sur la façon dont il s’est forgé un destin supposé incontournable pour le second tour 2017. Troisième volet : la présidentielle de 1995 et l’émergence d’un « ouvriéro-lepénisme ».
En meeting samedi 15 avril à Perpignan, sur les terres de son compagnon Louis Aliot, Marine Le Pen a brandi la « menace islamiste », tout en adressant de gros clins d’œil à l’électorat du candidat de la droite, devant une salle totalement acquise à « Marine » et aux éléments de langage frontistes.
Les récentes déclarations de Marine Le Pen sur la rafle du Vél’ d’Hiv’ témoignent de sa volonté de promouvoir un « roman national » et de rejeter toute « repentance ». Mettant à bas ses efforts pour récupérer le gaullisme, le Front national s’est exposé à une nouvelle suspicion d’antisémitisme, de révisionnisme ou de négationnisme.
Derrière sa page Facebook officielle et lisse, le trésorier du microparti de Marine Le Pen étale ses idées radicales sur plusieurs comptes anonymes. Mediapart et Marianne ont retrouvé les multiples pages Facebook d'Axel Loustau, bien loin de la fameuse « dédiabolisation » de la candidate du FN.
Strategy Bank, qui a négocié un troisième prêt avec le FN, était un établissement douteux, épinglé à plusieurs reprises pour blanchiment avant d’être mis en faillite. Une fois de plus, le parti de Marine Le Pen choisit un canard boiteux avec la perspective qu’au bout du compte, les millions empruntés ne soient jamais remboursés.
Après avoir profité de deux prêts russes en 2014, le Front national a signé, le 15 juin 2016, une troisième demande de prêt avec une banque russe. Cet emprunt de trois millions d’euros est « destiné à financer la campagne électorale française ». Nous publions ce document à en-tête du parti. Le FN assure que ce projet « n’a eu aucune suite ». Marine Le Pen a été reçue par Vladimir Poutine le 24 mars.
Marine Le Pen a été reçue pour la première fois officiellement par Vladimir Poutine vendredi. Si le président russe s’est défendu de vouloir « influencer les événements en cours », la question de l’ingérence de la Russie dans la campagne du FN, qui a profité en 2014 de deux prêts russes, revient sur la table.
La rédaction de Mediapart s’est mobilisée pour évaluer et démonter le programme du Front national. Mesure par mesure, nous vous présentons en dix-sept fiches la vraie nature du projet de Marine Le Pen.
Malgré des évolutions sémantiques, et la mise en avant de thèmes économiques, le programme de Marine Le Pen reste d’extrême droite. Son discours correspond au national-populisme, courant dominant de l’extrême droite française depuis les années 1880. Démonstration.
Classées parmi les mesures phares de sa campagne, les propositions de Marine Le Pen en matière de sécurité et de justice sont une resucée de son programme de 2012, à peine retravaillé. Leur coût est rarement chiffré. Partant de constats faux – laxisme judiciaire, zones de non-droit, police mal armée –, le FN ne propose donc que des remèdes incantatoires.