Alors que le régime de sortie de l’état d’urgence sanitaire prend fin le 31 juillet, l’Assemblée nationale examine, à partir de lundi, un projet de loi se limitant à maintenir les fichiers de veille épidémiologique et la possibilité d’exiger un passe à l’entrée du territoire hexagonal. Mais un nouveau texte offrant un « cadre durable » pourrait être déposé dans les trois mois.
Le milliardaire américain Elon Musk a déclaré renoncer à s’offrir Twitter. Fin de partie ou rebondissement d’un feuilleton planétaire, un tel épisode interroge sur la place que prétend s’octroyer la première fortune mondiale.
Priti Patel a signé l’ordre d’extradition du fondateur de WikiLeaks vers les États-Unis où il risque jusqu’à 175 années de prison pour avoir publié des documents détaillant des exactions de l’armée états-unienne en Irak et en Afghanistan. L’organisation a annoncé qu’elle ferait appel.
La dissolution du Groupe antifasciste Lyon et environs (Gale), prononcée par le gouvernement à l’initiative du ministre de l’intérieur, est suspendue. Les trois dernières dissolutions du quinquennat se sont soldées par des revers devant la justice.
Accusé par le gouvernement d’inciter à la violence, le Groupe antifasciste Lyon et environs conteste sa dissolution, prononcée le 31 mars. Lors de l’audience en référé qui s’est tenue mercredi, il a dénoncé le flou et les exagérations du ministère de l’intérieur.
Plutôt que d’admettre l’inefficacité de la vidéosurveillance dans la lutte contre la délinquance, les industriels développent des logiciels d’analyse d’images pour détecter des comportements « suspects ». Malgré leur légalité contestée, ces technologies françaises, israéliennes ou chinoises séduisent des municipalités par dizaines.
Après des incidents en 2015 avec des gens du voyage, cette petite ville de l’Isère s’est d’abord dotée d’une cinquantaine de caméras, puis de puissants algorithmes d’analyse d’images. Une surveillance illégale, selon l’association La Quadrature du Net, aujourd’hui en procès contre la commune.
Accusés d’antisémitisme et de provocation au terrorisme par le ministère de l’intérieur, le comité Action Palestine et le collectif Palestine vaincra ont été dissous le 9 mars. Saisi en urgence, le Conseil d’État les a autorisés vendredi à reprendre leurs activités. Il estime que les dissolutions ne se fondent pas sur des faits établis.
Depuis de nombreuses années, les défenseurs des droits humains alertent sur l’accumulation de textes sécuritaires et le risque que ceux-ci tombent un jour entre de mauvaises mains. À quelques jours du second tour, cette menace risque de devenir une réalité.
Le ministère de l’intérieur reproche au Groupe antifasciste Lyon et environs (Gale) de « légitimer le recours à la violence », notamment contre l’extrême droite, et d’appeler à la haine envers la police. Fondée sur une nouvelle disposition de la loi « séparatisme », cette procédure est la première à viser une organisation d’extrême gauche depuis 40 ans.
Le ministère de l’intérieur reproche au Gale de « légitimer le recours à la violence », notamment contre l’extrême droite, et d’appeler à la haine envers la police. Fondée sur une nouvelle disposition de la loi « séparatisme », cette procédure est la première à viser une organisation d’extrême gauche depuis quarante ans.
De plus en plus d’étudiants sont priés, pour passer leur test d’anglais sur ordinateur, de filmer leur écran et même leur chambre, et de livrer des données personnelles à la société privée qui opère. Un procédé « intrusif » et « discriminant », dénoncent des étudiants.
Provocations, gardes à vue, centre-ville fermé aux supporters, interdictions administratives de stade : depuis leur retour, les ultras de la Brigade Loire dénoncent un encadrement particulièrement sévère des pouvoirs publics. La préfecture, elle, refuse de commenter.
L’épidémie « a accéléré le déploiement de technologies qui sont le support de nouveaux modes de gestion des populations », explique le sociologue Félix Tréguer, qui appelle à un « démantèlement de ce qui a été mis en place au fur et à mesure de la crise ».
La Coalition pour les libertés associatives publie une enquête sur la répression des associations dans le cadre de la lutte contre l’islamisme. Parmi les vingt cas étudiés, le chargé de recherche au CNRS Julien Talpin montre comment les pouvoirs publics privilégient les sanctions administratives et s’assoient parfois sur le droit en vigueur pour sanctionner ces associations de défense des droits des musulmans.
Présente dans le cadre de l’examen de la proposition de loi pour démocratiser le sport, Roxana Maracineanu s’est opposée aux amendements encadrant les interdictions administratives de stade, dont les dérives ont été largement documentées. Un positionnement que regrette l’Association nationale de supporters.