Le médecin et épidémiologiste Luc Perino propose, dans son dernier ouvrage, un saisissant contre-récit de la médecine du point de vue des patients, et plus particulièrement des « patients zéro ». Entretien à l’aune du coronavirus.
Avec Un, deux, trois, l’écrivain israélien Dror Mishani se lance dans le « thriller » psychologique. Une incursion réussie dans le genre, grâce à une triple focale multipliant les suspens et une dose subtile de critique sociale et morale.
La traduction, outil de pacification dans un monde consensuel, uni par le dialogue ? Tout au contraire, répond Tiphaine Samoyault, avec Traduction et violence : la violence est au cœur de traduire, et il faut le penser pour comprendre les rapports de domination, et les combattre.
Aller vers autrui, en quittant notre prétendu pré carré enraciné plutôt que de nous arcbouter face au danger de la différence, tel est le message de la socio-anthropologue dans Faut-il se ressembler pour s’assembler ?.
Joseph Mitchell a été journaliste au New Yorker pendant quelque trente ans. Dans ses inédits qui viennent d'être publiés, on découvre ses rencontres avec des profils extravagants.
Nina Bouraoui revient avec un dix-septième roman férocement d’actualité. L’auteure aborde dans un long monologue la violence des hommes et le silence des femmes. Rencontre.
Klingsor est un personnage de magicien dans la légende arthurienne germanique, mais dans le dernier roman du Suédois Torgny Lindgren, disparu en 2017, c’est le nom d’un héros qui s’agite lamentablement pour faire jaillir la magie de l’art.
Le philosophe Achille Mbembe décline, dans son dernier ouvrage, la notion de « brutalisme », venue de l’architecture, pour décrire une situation contemporaine où l’humanité est à la fois transformée dans son essence et menacée dans son existence.
Ce n’est qu’au XVIe siècle, avec les travaux du médecin Fracastor, qui a par ailleurs étudié et donné son nom à la syphilis, qu’apparaît la notion de contagion. Alors que le coronavirus se propage, allons lire les grandes fictions épidémiques, de Sophocle à Yan Lianke, en passant par Boccace et Camus.
Bertrand Leclair revient sur la vie et la mort de Jean-Baptiste Tavernier, marchand, orfèvre et écrivain, qui narra ses voyages jusqu’aux Indes : une histoire qui raconte « l’aube de la mondialisation servie sur un plateau oriental ».
À l’occasion de la publication du premier tome de l’intégrale en français du grand écrivain chilien, entretien avec l’universitaire Florence Olivier, autour d’un Bolaño poète avant tout.
En l’espace d’une quinzaine d’années, l’œuvre du Chilien, disparu en 2003, a acquis un statut culte au sein de la littérature mondiale. Une construction mythique qui tient avant tout à l’ambition du projet littéraire développé par l’immense écrivain.
La poésie est constitutive de la vision du monde de Roberto Bolaño. Premiers pas dans son « Université inconnue », somme poétique que la parution du tome I de ses Œuvres complètes permet de pleinement découvrir.
N’y a-t-il que la police pour mettre le nez dans les écrits de Gabriel Matzneff ? Et pour en prendre la mesure ? La République des lettres n’a pas fait preuve d’une telle conscience professionnelle. Plongée dans des pages et des mots scélérats.
Neuf coautrices pour un projet ambitieux : reprendre pour le réactualiser un des livres les plus connus du féminisme, Notre corps, nous-mêmes, édité en 1977 en France et jamais repris depuis. Mediapart vous livre un extrait consacré aux violences.
La parution de deux nouvelles traductions intégrales des Journaux de Kafka nous permet de découvrir un stratège en guerre contre « les relations fantomatiques entre les hommes ». À l’ère de la postvérité et du brouillage généralisé de la frontière entre la réalité et la fiction, Kafka redonne à la littérature sa raison d’être, « créer la possibilité d’une parole vraie d’être à être… »