Depuis une semaine, l’extrême droite propage une interprétation complotiste de la vidéo de Loopsider montrant Michel Zecler agressé par trois policiers. Promue par l’avocat Gilles-William Goldnadel, cette théorie ne repose que sur des mensonges et de la diffamation.
À l’occasion du Beauvau de la sécurité, critiqué pour son entre-soi, Mediapart se penche sur les chantiers de transformation de l’institution policière. Pour améliorer la confiance des citoyens, des propositions existent, comme le montre le premier volet de notre série.
Le policier filmé samedi 30 janvier en train de matraquer violemment un manifestant à Paris n’est autre que le commissaire divisionnaire Paul-Antoine Tomi, le frère du « parrain des parrains » corse Michel Tomi. Son avocat plaide un usage légitime de la force.
Le 21 novembre, un Guadeloupéen de 67 ans a été admis en « détresse respiratoire » et état de « tétraplégie » aux urgences de Pointe-à-Pitre. Après son décès, une enquête judiciaire est ouverte « contre X » pour « homicide involontaire ».
Le 21 novembre, Mohammed N. a été blessé par un projectile de LBD, à Tourcoing. Il affirme que les policiers l’ont délibérément visé, puis menacé alors qu’il voulait se rendre à l’hôpital. Deux enquêtes ont été ouvertes : l’une judiciaire, l’autre administrative.
Trois des neuf jeunes artistes présents dans le studio du producteur lorsqu’il a été tabassé par des policiers ont accepté de se confier à Mediapart. Ils reviennent sur les coups et les insultes dont eux aussi ont été victimes. Certains ont déposé plainte auprès de l’IGPN.
Ce vendredi, un conseil de discipline a demandé l’exclusion temporaire de Ludovic F., un agent administratif du ministère de l’intérieur ayant contribué à révéler un conflit d’intérêts dans cette enquête pour violences policières. Il appartient désormais au ministre de trancher.
Arrêté par la police dans la nuit du 1er janvier 2012, à Clermont-Ferrand, ce trentenaire est décédé après plusieurs jours de coma. Sa famille dénonce « l’inaction » des juges d’instruction et porte plainte contre l’auteur d’une expertise médicale « orientée ».
Mediapart a collecté et analysé des centaines de vidéos prises le 12 décembre à Paris lors de la manifestation contre la loi « Sécurité globale ». Notre enquête démontre le caractère illicite de plusieurs dizaines de charges policières effectuées ce jour-là et documente les arrestations arbitraires de manifestants, les coups portés sans raisons et la communication mensongère de Gérald Darmanin, notamment au regard du bilan judiciaire.
Le centre de rétention administrative de Nice a été le théâtre de violences inédites. C’est là que, dimanche dernier, un Tunisien en situation irrégulière a été frappé par des policiers au point de devoir être opéré en urgence.
Des policiers se sont rassemblés, dans la nuit de jeudi à vendredi, devant le domicile de la maire de Rennes pour réclamer une amélioration de leurs conditions de travail. Hier, à Tours, ils étaient une centaine devant le palais de justice pour marquer leur soutien à un collègue condamné pour violence. Élus et magistrats dénoncent des « intimidations » et des « pressions ».
En marge d’une manifestation des « gilets jaunes » à Marseille, des policiers avaient fracassé le crâne de Maria∗, 19 ans, lui blessant gravement le cerveau. Alors que notre enquête avait révélé la partialité de l’IGPN, le réquisitoire du procureur conclut au non-lieu, aucun des agresseurs n’ayant été retrouvé.
D’après nos informations, le parquet de Nanterre a récemment requis un non-lieu en faveur d'un policier qui avait, en janvier 2018, blessé un conducteur en fuite. L’agent a même accusé le chauffeur d’avoir voulu le percuter, avant d’être démenti par une vidéo.
Le commissaire Rabah Souchi, à la tête des opérations de maintien de l’ordre le 23 mars 2019, à Nice, a été mis en examen au mois de novembre pour complicité de violences volontaires, selon nos informations. L’IGPN lui reprochait d’avoir mené une charge « disproportionnée ».
Néomilitante du collectif de chômeurs affilié à la CGT, Claire a été violemment interpellée à l’issue de la manifestation du 5 décembre à Paris. Trois nuits en détention pour « rébellion » et « attroupement après sommation », ce qu’elle conteste. Un exemple tristement banal de la répression du mouvement social.
Le parquet de Paris a décidé de poursuivre un fonctionnaire de la BAC qui, lors d’une interpellation, avait tiré deux balles vers une voiture occupée par six jeunes, frôlant la tête du conducteur. Il n’a jamais été suspendu.