Plus de deux ans après la mort de Steve Maia Caniço, à la suite d’une intervention de police au bord de la Loire, le commissaire Grégoire Chassaing, qui en était chargé, a été mis en examen pour « homicide involontaire ».
Le parquet de Bobigny a ouvert une enquête préliminaire visant des policiers à la suite de violences commises, le 8 juin, à l’encontre de familles réunies pour une veillée funéraire. Vingt habitants ont déposé plainte pour « violences volontaires » et « mise en danger de la vie d’autrui ».
Un millier de personnes ont défilé samedi, à l’appel du collectif « Vérité pour Adama », afin de rendre hommage au jeune homme tué en 2016 à la suite de son interpellation par des gendarmes. Et pour dénoncer, derrière Assa Traoré, « un déni de justice ».
Le 27 janvier, des professeurs de médecine belges avaient conclu que les pratiques d’interpellation des gendarmes avaient contribué au décès d’Adama Traoré le 19 juillet 2016. Pour autant, les juges d'instruction les sollicitent pour une nouvelle expertise.
Trois gendarmes ont été décorés pour avoir participé à l’interpellation d’Adama Traoré, au cours de laquelle il est décédé le 16 juillet 2016. « Cette décoration déshonore toute l’institution de la gendarmerie nationale », dénonce l’avocat de la famille, Me Yassine Bouzrou.
Une directive du cabinet du ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, restreint, depuis le 1er juillet, l’usage de la grenade assourdissante et lacrymogène, la GM2L, en raison d’une défaillance. Pour autant, le ministère n’en interdit pas le recours.
Mutilé le 24 novembre 2018, lors de la deuxième journée de mobilisation des « gilets jaunes », cet homme de 24 ans s’est vu accorder une indemnisation provisoire de 30 000 euros. Une décision rare, alors que l’instruction est toujours en cours.
Selon une enquête de Mediapart, 51 % des jets de grenades de désencerclement et 18 % des tirs de lance-grenades opérés par les forces de l’ordre en manifestation sont non réglementaires.
Critiquée pour son manque d'indépendance et sa prise en charge des violences illégitimes, l’Inspection générale de la police nationale est appelée à se réformer. Mais au-delà des annonces politiques, un changement de culture professionnelle s'avère nécessaire.
À l’occasion du « Beauvau de la sécurité », qui reprend cette semaine, Mediapart se penche sur les chantiers de transformation de l’institution policière. Après la formation des policiers, nouveau volet de notre série : la gestion des manifestations.
Lors de la free party organisée à Redon les 18 et 19 juin, les gendarmes ont gravement blessé des teufeurs, dont un a eu la main arrachée par une grenade. Les pompiers, qui auraient pu intervenir pour secourir des jeunes dans un état sanitaire dramatique, en ont été empêchés par la préfecture.
À la suite de la violente intervention des gendarmes près de Redon, les 18 et 19 juin, au cours de laquelle un jeune homme a perdu sa main, l’Observatoire rennais des libertés publiques interpelle, dans une lettre, le ministre de l’intérieur et le préfet d’Ille-et-Vilaine dont la « responsabilité est engagée ». Mediapart publie ce courrier.
Réunis le 4 juin pour une veillée funéraire, plusieurs habitants de ce quartier de Saint-Denis, dont des enfants, ont été la cible de tirs de grenades lacrymogènes et de LBD par des policiers. Une femme enceinte a dû être hospitalisée. La préfecture de police de Paris refuse de répondre sur ces violences.
Trois des policiers chargés de l’enquête sur l’agression des policiers grièvement brûlés à Viry-Châtillon en 2016 ont accordé une interview au Parisien. Soupçonnés d’avoir rédigé de faux procès-verbaux et accusé à tort des innocents, ils répondent en déformant de nouveau la réalité des faits.
Un commissaire général, sévèrement épinglé par l’IGPN pour avoir détourné de l’argent du ministère, est passé en conseil de discipline il y a huit mois. La mise à la retraite d’office a été votée mais Gérald Darmanin n’a toujours pas signé le décret. Et le fonctionnaire continue de toucher un confortable salaire, à ne rien faire chez lui. La justice a ouvert une enquête préliminaire.
Un climat pénible s’est installé autour des questions de sécurité, savamment entretenu par le ministre de l’intérieur. À l’opposé, face à la radicalité des demandes formulées par les policiers, une partie de la gauche a tenu à marquer ses distances avec cette corporation.