Comment redonner confiance dans une institution pointée du doigt pour sa violence ? Comment analyser la surenchère sécuritaire de candidats de droite et d’extrême droite, qui s’alignent avec les revendications de syndicats de police ? Nos invités pour en parler, le politologue Sebastian Roché et deux représentantes de Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot.
Hors service, un agent de la DGSI a tiré sur Jean-Marie, 49 ans, qui ne représentait aucun danger. Les premiers éléments de l’enquête révèlent non seulement que ce policier a fait usage de son arme sans sommation et sans même décliner son identité. Mais de surcroît que la DGSI l’autorise à porter son arme en et hors service alors même qu’il est atteint depuis plusieurs années de troubles psychiques.
La Cour de cassation a confirmé le non-lieu en faveur d’un policier qui avait, en janvier 2018, blessé un conducteur en fuite, tirant à dix reprises avec son arme. Une vidéo révélait pourtant que l’agent avait menti en accusant le chauffeur d’avoir voulu le percuter.
Malgré plusieurs plaintes et accusations d’actes de torture, Ahmed Nasser al-Raisi, inspecteur général de la police des Émirats arabes unis, a été élu président de l’organisation mondiale de police ce jeudi 25 novembre, à Istanbul. Un vote qui assoit l’influence démesurée d’Abou Dhabi sur l’institution.
Un homme de 30 ans a été violemment interpellé en septembre dans sa cour à Paris. Alors que les policiers l’accusent d’outrage et rébellion, l’IGPN est saisie. Des témoignages et vidéos récupérées par Mediapart contredisent la version de la préfecture.
Pour apaiser les tensions dans le quartier des Tarterêts, début septembre, le commissaire de Corbeil-Essonnes a pris la parole lors d’une réunion publique et présenté ses excuses à une mère de famille qui avait été gazée par un policier. Depuis, il est déchargé d’une partie de ses fonctions et poussé vers la sortie.
Près de deux ans et demi après la mort de Steve Maia Caniço à la suite d’une intervention de police au bord de la Loire, le préfet Claude d’Harcourt a été mis en examen pour homicide involontaire. Son directeur de cabinet et le commissaire chargé des opérations l’ont été avant lui.
Le parquet de Lyon vient de demander le renvoi devant le tribunal correctionnel du commissaire divisionnaire Rabah Souchi, chargé des opérations de maintien de l'ordre le 23 mars 2019 à Nice. Il doit répondre du délit de complicité de violences volontaires, ayant ordonné une charge « disproportionnée » blessant grièvement la militante pacifiste.
Pour répondre aux revendications des syndicats de police, le projet de loi « responsabilité pénale et sécurité intérieure » crée une nouvelle infraction protégeant certaines professions et aggravant les peines encourues.
Le Contrôleur général des lieux de privation de liberté insiste sur la « saleté innommable » des lieux visités, « les plus médiocres des locaux administratifs ». Il enjoint au gouvernement de mettre en place « une politique globale de réhabilitation ».
Sur la seule foi d’un courrier de Didier Lallement, et sans mener d’enquête, le parquet de Paris a classé sans suite la plainte déposée par 26 manifestants contre la loi Sécurité globale arrêtés le 12 décembre 2020. Ils dénonçaient le caractère « arbitraire » de leurs gardes à vue.
Dans un exercice mêlant autosatisfaction et soutien ardent aux forces de l’ordre, le président de la République a promis des décisions « radicales » dont la teneur concrète se fait attendre.
Alors que la garde à vue des policiers ayant fait feu sur deux personnes à Stains a été levée, l’avocat de la famille d’une des victimes demande le dépaysement du dossier, « le tribunal de Bobigny n’étant pas apte à traiter des violences policières ».
Deux policiers de la brigade anticriminalité (BAC) de Stains ont grièvement blessé par balles un conducteur et sa passagère lors d’un contrôle opéré dans la nuit de dimanche à lundi. Une enquête a été confiée à l’IGPN, la police des polices.
La clé d’étranglement a été officiellement interdite le 30 juillet. Mais une pratique similaire, la « prise arrière », conseillée depuis juin 2020 , n’a pas fait l’objet, à ce jour, d’interdiction.
Dans un courrier adressé à la famille du livreur, le ministre de l’intérieur justifie l’absence de suspension des policiers mis en cause dans son décès. Malgré les premiers éléments de l’enquête accablants pour les fonctionnaires.