Journaliste et responsable du pôle politique de Mediapart.
En charge de l’animation de la couverture éditoriale sur les extrêmes droites. Pour nous écrire : extremedroite@mediapart.fr
Déclaration d’intérêts
Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
Christian Estrosi a rendu dimanche un hommage appuyé à l’ancien maire de Nice Jacques Médecin. Celui qui avait abandonné sa ville pour fuir la justice en Uruguay a désormais une rue à son nom. Malgré ses multiples condamnations, malgré son flirt avec l’extrême droite, malgré ses déclarations racistes, l’édile a salué la mémoire de celui qu’il considère comme « un grand homme ».
Un pays « trop négatif sur lui-même », des « Gaulois réfractaires au changement », un manque de « pédagogie », des situations bien pires ailleurs qu’en France… Depuis le début du quinquennat, le président de la République trouve toujours de bonnes raisons aux colères qui s’expriment. Mais elles le concernent rarement.
Au lendemain du comité sur l’immigration, Marlène Schiappa promettait que la France allait « désormais expulser les citoyens étrangers condamnés pour violences sexuelles ». Depuis, Mediapart a cherché à comprendre ce qui se cache exactement derrière cette annonce. Réponse : un coup de bluff. Au risque de servir l’extrême droite.
Si les « listes citoyennes » en sont encore au stade du balbutiement pour les élections de mars 2020, la dynamique semble revivifiée par l’exigence démocratique, portée notamment par les « gilets jaunes ». Mais certaines de ces initiatives participatives se heurtent déjà aux calculs des partis traditionnels.
Après plusieurs jours de polémiques sur la date d’entrée en vigueur du futur « système universel », le premier ministre et le haut-commissaire à la réforme se sont affichés unis lors d’un débat organisé à Pau, dans la soirée, jeudi 14 novembre. Face à la tension sociale et avant la journée de grève du 5 décembre, Edouard Philippe et Jean-Paul Delevoye ont assuré qu’il n’y avait pas urgence à trancher les points douloureux.
Reconnu coupable de « complicité d’assassinat en bande organisée » sur la personne de Richard Casanova, ex-pilier du gang de la Brise de mer, Claude Chossat a été condamné à huit ans de prison. Le procès qui s’est tenu pendant deux semaines a mis en lumière la réalité du grand banditisme insulaire et le retard français en matière de lutte contre la mafia.
Dîners au champagne, soirée avec Macron, doubles remboursements, commandes de truffes fraîches « 1er choix »… De nouveaux documents consultés par Mediapart dessinent le système généralisé dont a bénéficié le député Jean-Jacques Bridey quand il dirigeait la ville de Fresnes et sa petite société d’économie mixte qui a souvent réglé des ardoises sans rapport avec son activité.
Dans un ouvrage collectif, nos trois invités racontent la constitution express d’une machine partisane ayant propulsé l’actuel président de la République à l’Élysée. Que reste-t-il de cette construction politique ? Entretien, à la mi-mandat d’Emmanuel Macron.
Le procès de l’assassinat de Richard Casanova, pilier du gang corse de la Brise de mer, jette une lumière crue sur la réalité du grand banditisme insulaire. Un milieu opaque, mélange de trahisons, de mensonges et de peur, où tout le monde se connaît, mais où personne ne sait rien.
En accordant un entretien au journal d’extrême droite Valeurs actuelles, Emmanuel Macron alimente à son tour un débat qui sature l’espace public depuis des semaines. Et occulte les sujets qui préoccupent vraiment le gouvernement, à commencer par le mouvement social contre le projet de réforme des retraites.
Véritable « repenti » pour ceux qui croient en sa bonne foi, « manipulateur » pour ses détracteurs, Claude Chossat a livré à la justice bon nombre d’éléments sur le fonctionnement du gang corse de la Brise de mer. Mais son témoignage souffre encore de plusieurs zones d’ombre.
Le procès de l’assassinat de Richard Casanova, pilier du gang corse de la Brise de mer, s’ouvre lundi. Y comparaît notamment Claude Chossat, premier « repenti » corse, qui ne bénéficie ni du statut ni de la protection qui l’accompagne. Un cas qui met en lumière le retard français en matière de lutte contre le grand banditisme.
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Les journalistes de Mediapart utilisent aussi leurs blogs, et participent en leurs noms à cet espace de débats, en y confiant coulisses d’enquêtes ou de reportage, doutes ou réactions personnelles à l’actualité.
Six mois après les révoltes en Nouvelle-Calédonie, Mediapart est parti à la rencontre des indépendantistes kanak, en tribu, dans les quartiers populaires de Nouméa, mais aussi en « brousse », au nord de la capitale. Avec pour objectif de donner la parole à celles et ceux qui en sont d’ordinaire privés.
Mediapart lance « L’Œil de la recherche », une série de chroniques pour analyser les dynamiques des extrêmes droites françaises, européennes et mondiales. Loin des petites phrases, des coups de com’ et des bavardages.
Reportage, analyses, enquêtes... Dans le cadre du renforcement de sa couverture éditoriale sur les extrêmes droites, Mediapart a choisi d’investir deux postes d’observation dans lesquels elles sont au pouvoir : au gouvernement en Italie et à la tête de certaines municipalités dans le sud de la France.
Dans un contexte de plus en plus alarmant, Mediapart renforce encore sa couverture des extrêmes droites et lance une newsletter dédiée dans laquelle vous pourrez retrouver, chaque mois, nos enquêtes, nos reportages, nos analyses, mais aussi des rendez-vous inédits afin de casser la vitrine de la « normalisation ».
L’enquête préliminaire contre X..., ouverte en janvier 2013 à la suite d’une plainte pour « détournement de biens publics », déposée par un militant écologiste contre le député et maire UMP de Nice, a été classée sans suite le jeudi 7 novembre. Le plaignant pointe du doigt « les étonnantes conclusions des enquêteurs ».