Désormais sous tutelle de Madrid, la Catalogne a été forcée de rendre, lundi 11 décembre, 44 œuvres religieuses de l’époque gothique à la région voisine de l’Aragon. À dix jours d'élections régionales tendues, les indépendantistes dénoncent une «spoliation».
Quatre ans après Une enfance de Jésus, Coetzee poursuit logiquement avec L’éducation de Jésus, continuant d’occuper le blanc des Évangiles qu’avaient déjà tenté de remplir quantité de textes apocryphes. Mais nous ne sommes plus en Palestine au Ier siècle et aucun des personnages ne s’appelle Jésus. Parce que tout est déplacé, il faut reprendre toutes les questions, sans forcément trouver de réponses.
Volodymyr Yermolenko, philosophe et journaliste ukrainien, éclaire les fardeaux et les idéaux de son pays, qui peine non seulement à trouver sa place mais à conserver son intégrité, dans le concert des nations comme dans la modernité…
Alors que ce 9 décembre marque l’anniversaire de la loi de 1905, l’historien Nicolas Lebourg revient pour Mediapart sur la façon dont la laïcité a été, au fil des ans, un enjeu clivant à l’intérieur des courants nationalistes, en France comme en Europe, et rappelle comment l’extrême droite a finalement réussi à diffuser l’idée d’une « laïcité de la revanche » dans le débat public.
Les obsèques « populaires » de Johnny Hallyday furent, entre panem (bénit) et circenses, d’une portée symbolique soulignée par Emmanuel Macron : « Il s’offrait entièrement, terriblement, furieusement à vous. » Choses vues à la télévision…
Giosuè Calaciura est un trésor bien caché de la littérature italienne contemporaine, qu’il est temps de découvrir à l’occasion de la publication en un volume de deux récits consacrés à des organisations secrètes : Urbi et Orbi, sur le Vatican, et Malacarne, sur la mafia sicilienne.
Alors que l’ancien président Saleh a été assassiné, le Yémen continue de s’enfoncer dans la guerre. Le principal responsable du conflit aujourd’hui est identifié : l’Arabie saoudite. Mais le royaume est appuyé, au moins indirectement, par les pays occidentaux, dont la France.
Pour rebondir sur la sortie en salles des Gardiennes de Xavier Beauvois, entretien croisé entre l’historien Stéphane Audoin-Rouzeau et Joseph Zimet, directeur général de la Mission du centenaire. Un dialogue édifiant…
Austère et précis, sobre jusque dans le lyrisme, Xavier Beauvois ajoute avec Les Gardiennes, qui sort en salle mercredi 6 décembre, une nouvelle pierre à une œuvre conçue comme un temple ou un mausolée. Le récit se déroule pendant la Grande Guerre et donne à voir des femmes s’efforçant d’assurer la survie d’une ferme. L’autorité qu’elles acquièrent leur est aussitôt reprise lorsque les maris rentrent du front.
Jean d’Ormesson est mort, vive Ormesson ! Bruit de fond médiatique ayant valeur de deuil national. Nous enterrons un rapport national névrotique au grand écrivain avec ce petit maître ayant soigné ses extrêmes apparitions…
Patrick Laupin vient de réunir en un coffret de quatre livres l’expérience de toute une vie menée avec des enfants en ateliers d’écriture. L’Alphabet des oubliés, c’est le sort jeté par les enfants au poète, leur conjuration contre l’oubli du Livre (au sens de Mallarmé) que chacun porte en soi.
Paul Magnette, bourgmestre socialiste de Charleroi, est celui qui a fait trébucher le traité CETA. Invité de la journée « Que faire à gauche ?, il a plaidé pour une organisation des gauches afin de démocratiser l’Europe.
Damien Carême, maire EELV de Grande-Synthe, était l’invité de la journée « En direct de Mediapart » organisée à Grenoble. Pour lui, la population adhère à un accueil digne des migrants si le politique l’accompagne.
Durant tout l’après-midi du 2 décembre, Paul Magnette, Mireille Delmas-Marty, Bruno Latour, Marie-Christine Vergiat, Barbara Romagnan, César Ochoa, Annick Coupé, Yves Sintomer, Danièle Obono... entourés de chercheurs, intellectuels, acteurs publics ont débattu à Grenoble et en direct sur Mediapart des défis de la gauche. Voici leurs interventions.
Ce livre est d’abord un poème de Niki Giannari intitulé Des spectres hantent l’Europe. Il accompagne un documentaire éponyme qu’elle a tourné avec Maria Kourkouta dans un camp de migrants en Grèce. Georges Didi-Huberman commente l’ensemble, en tant qu’historien de l’art et philosophe. Poursuivant une réflexion au long cours, il engage à reconsidérer l’une des questions les plus graves de notre époque.