Dans les temps difficiles, les belles histoires sont là pour redonner des forces. Les aventures de la petite héroïne de la romancière allemande Irmgard Keun, écrites alors que les nazis étaient au pouvoir et publiées en 1936, nous rappellent à la joie virulente de l’enfance et de la révolte.
Alors que la Ve République est exsangue, le bipartisme en miettes et l’extrême droite installée dans le paysage, sommes-nous en train de vivre un moment historique ? À quoi pourrions-nous alors reconnaître une telle bascule ?
Retour sur un prodigieux pamphlétaire, romancier, dramaturge et journaliste, mort voilà cent ans. Octave Mirbeau n’a jamais paru aussi actuel, avec son art d’enfoncer les portes fermées ou de rabattre le caquet des valeurs bourgeoises…
En ces temps de commémoration des Révolutions russes de 1917, il peut être utile de les aborder par en bas, sans s’attarder sur les théories révolutionnaires. Deux petits livres, écrits par des enthousiastes que la violence et l’arbitraire ont finalement exclus, nous en fournissent l’occasion. Deux textes émouvants où la Révolution est nue, avec ses grandeurs et ses bassesses.
Soutien de De Gaulle au sortir de Mai-68, défense de l’école privée en 1984, « Manif pour tous », rassemblement pour Fillon au Trocadéro… malgré les a priori, la tradition de manifestation existe aussi à droite. Quelles différences historiques avec les manifs de gauche ?
Rapatriés est un roman qui se déroule dans un quartier de Port-au-Prince. Il renouvelle avec verve l’approche de l’exil en s’intéressant aux déplacés et aux exilés de l’intérieur. Rencontre avec un auteur influencé par Jean Giono, André Gide…
L’écrivain Albert Memmi, auteur en 1953 de La Statue de sel, publie ses carnets intimes. Ceux où il a noté, presque au jour le jour, ses impressions quand la Tunisie se préparait à devenir indépendante (en 1956). Et ses réflexions sur l’identité et la place de l’autre dans la Tunisie nouvelle.
La philosophe Marie José Mondzain s’insurge contre l’usurpation du langage, soumis au marché. Auteure de Confiscation. Des mots, des images et du temps (Les Liens qui Libèrent), elle en appelle aux ruptures créatrices…
Partie sur des chapeaux de roues en 2011, l’instruction du dossier Mediator s’est embourbée et l’affaire ne sera probablement pas jugée avant 2019. En ciblant la responsabilité du groupe Servier et en évacuant celle de l’administration et des politiques, la justice a-t-elle fait le bon choix ? Ou s’est-elle condamnée à échouer ?
Pour comprendre le fossé ouvert par l’élection de Trump entre l’UE et Washington, il faut remonter aux origines du projet communautaire. L’universitaire Antonin Cohen décrit le soutien décisif que les États-Unis ont apporté au projet européen dans les années 50.
Les législatives aux Pays-Bas inaugurent une année électorale très chargée en Europe. Tandis que le score de Geert Wilders inquiète à Bruxelles, le philosophe néerlandais Luuk van Middelaar, ex-« plume » du président du Conseil européen, revient sur la portée de ce scrutin, dans l’un des pays fondateurs d’une Europe bousculée par les crises.
En mission officielle sur le continent américain, Vladimir Maïakovski tâte le pouls révolutionnaire des pays traversés : il en ressort un reportage ballotté entre le cahier des charges soviétique et l'onirisme visionnaire d'un voyageur poète. Publié l'année suivante, en 1926, Ma découverte de l'Amérique vient d'être traduit et publié aux Éditions du Sonneur.
Peut-on faire autre chose que déplorer l’effondrement de la gauche ? Il est urgent d’imaginer une autre voie, qui ne soit ni la « troisième », ni une impasse, ni condamnée à rester éternellement minoritaire. À condition d’un réarmement intellectuel en profondeur et d’un réexamen des lignes de fracture politiques. Un article de la Revue du Crieur.
Lorsque la conseillère Kellyanne Conway a parlé de « faits alternatifs » pour justifier une contre-vérité assénée par l’administration Trump, elle a fait bondir les ventes de 1984 d’Orwell. À l’occasion de la retraduction en France de Nous d’Evgueni Zamiatine, source d’inspiration de 1984, retour sur notre goût actuel pour les dystopies.