Le 22 avril, des scientifiques ont défilé dans 600 villes de toute la planète, contre l'idéologie liberticide et antidémocratique propagée par Donald Trump, et pour la préservation de la planète. Ils étaient 5 000 à Paris, 40 000 à Washington. Ils dénoncent la montée d’une idéologie du mensonge, du mépris des faits.
La gauche n'a pas uniquement le choix entre trois hommes aux patronymes nantis d'un suffixe en « on » : Hamon, Macron et Mélenchon. Petite revue des solutions de rechange, hors du triangle des Bermudes électoral de cette présidentielle…
Alors que nos vies n’ont jamais été aussi soumises aux impératifs de rentabilité imposés par un capitalisme moderne, lire Joseph Mitchell permet de retrouver des chemins de traverse, de ceux qui rappellent que le vagabondage, la dépense improductive ne sont pas de simples ornements pour esthètes désabusés, mais des forces à portée de main.
Poèmes, romans, nouvelles… Tous les récents ouvrages d’auteurs irakiens publiés en français parlent de peur, de mort et de destins absurdes. Et pourtant, la puissance de toute cette littérature montre bien la force de vie qui émane encore de ce pays.
L’élection présidentielle est l’une des plus mobilisatrices. Mais elle n’échappera pas à l’abstention, qui pourrait atteindre des sommets. Colère, dégoût devant les affaires, insatisfaction par rapport à l’offre, sentiment que voter ne change rien… Les raisons de s’abstenir sont multiples. Ce comportement peut-il être un acte politique ? Mediapart en débat.
Dans un rapport écrit en 1985 et qui vient d'être rendu public, on découvre que la CIA a suivi de près la vie intellectuelle française. Un Sartre sous surveillance, des « nouveaux philosophes » appréciés, Foucault et Derrida analysés… Des agents secrets se sont ainsi plongés dans l'étude de la French Theory. Objectif : aider aux fractures de la gauche intellectuelle et alimenter la guerre culturelle mondiale.
L’ultime essai de Tzvetan Todorov, Le Triomphe de l’artiste, la révolution d’Octobre et les créateurs russes, 1917-1941, offre une analyse lumineuse sur l’engagement des artistes. Et affirme que la création artistique peut sauver le monde : en faisant obstacle à la déshumanisation, en portant « l’esprit de responsabilité » de l’artiste créateur, en incarnant « un double engagement » envers l’art et la société.
Poètes tous deux, Yves di Manno et Isabelle Garron se sont attachés en une somme de 1 500 pages à donner leur version du demi-siècle écoulé de création poétique « hexagonale ». Intitulée sans barguigner Un nouveau monde, cette anthologie singulière, provocante à bien des égards, incite à revenir sur les pas que l’on dit perdus de la poésie française.
Les dernières nouvelles d’Erri De Luca nous parlaient surtout des soubresauts dans les affaires judiciaires qui l’ont opposé à la société de construction de la ligne TAV Turin-Lyon. Il revient avec un roman, La Nature exposée, une histoire d’humanité.
Les sociologues Luc Boltanski et Arnaud Esquerre repèrent non pas un « nouvel esprit du capitalisme », mais un déplacement de ce dernier vers de nouveaux « gisements » de profit, en particulier le passé lui-même, qui obligent à en réarticuler la critique. Entretien.
Les nationalismes seraient-ils en train de prendre leur revanche sur une globalisation devenue synonyme de dumping social généralisé ? Au contraire, les deux systèmes fonctionnent de concert, avance le chercheur Jean-François Bayart. Entretien et bonnes feuilles.
Grand admirateur de Kafka et de Garcia Marquez, l'écrivain chinois Yan Lianke accorde à son écriture une « liberté radicalement anarchiste ». Ce virtuose du chamboulement narratif, maître du rire comme antidote à toutes les formes d’oppression, nous livre un nouveau court roman et un essai.
Dernière partie de la soirée : entretien avec la porte-parole de Lutte ouvrière, qui a repris le flambeau d’Arlette Laguiller et se présente pour la seconde fois à l’élection présidentielle.
Dans les temps difficiles, les belles histoires sont là pour redonner des forces. Les aventures de la petite héroïne de la romancière allemande Irmgard Keun, écrites alors que les nazis étaient au pouvoir et publiées en 1936, nous rappellent à la joie virulente de l’enfance et de la révolte.
Alors que la Ve République est exsangue, le bipartisme en miettes et l’extrême droite installée dans le paysage, sommes-nous en train de vivre un moment historique ? À quoi pourrions-nous alors reconnaître une telle bascule ?