L’agriculture est responsable de 23 % des émissions de gaz à effet de serre. Parmi ceux-ci, près de la moitié des émissions de méthane lui revient. Les syndicats du secteur sont-ils prêts à réduire cette empreinte dans l’atmosphère ? Tour d’horizon.
Les deux jours de sommet des dirigeants mondiaux qui ont ouvert la COP26 ont abouti à un engagement international de plus de cent pays contre le méthane. Mais en donnant un blanc-seing à l’agro-industrie, cet accord demeure inefficace pour freiner le deuxième gaz contributeur du réchauffement global.
Officiellement, le monde financier est prêt à apporter tout son soutien à la lutte contre les dérèglements climatiques. En pratique, les actions peinent à suivre. Vertes à l’extérieur, les banques restent bien marron à l’intérieur.
Pour son discours inaugural à Glasgow, lundi, le président français a exhorté ses homologues à rehausser leurs ambitions climatiques. Mais la fuite d’un document européen, au même moment, vient rappeler que la France promeut activement le gaz fossile avec le soutien du nationaliste Viktor Orbán en Hongrie ou du gouvernement polonais pro-charbon, en contrepartie de leur appui pour relancer le nucléaire tricolore.
Alors qu’il communique abondamment sur sa « neutralité carbone », le groupe 100 % public émet chaque année plus de CO2 depuis 15 ans pour transporter courrier et colis. En cause : le tout-routier et aérien, soit les modes de transport les plus polluants pour le climat.
La COP26 de Glasgow est cruciale : il s’agit de décider de la feuille de route pour mettre en œuvre l’accord de Paris de 2015. Tout échec signerait « un aller simple vers le désastre », a alerté le secrétaire général de l’ONU.
Le rachat du domaine public de Grignon, dans les Yvelines, par le promoteur Altarea Cogedim, n’alimentera guère les caisses de l’État. Selon nos informations, un dispositif fiscal « monuments historiques » entraînera un manque à gagner de près de 6 millions d’euros.
Il a suffi de quelques semaines de crise énergétique pour que tout le monde veuille construire de nouveaux réacteurs. Mais sans jamais dire comment. Toutes les questions économiques, industrielles et financières sont passées sous silence, comme si le seul fait qu’il y ait une volonté suffisait à faire un chemin.
La justice française est saisie d’une demande de suspension d’un projet éolien développé par une filiale d’EDF au sud du pays. La procédure s’appuie sur l’obligation de devoir de vigilance vis-à-vis des droits des peuples autochtones.
RTE, le gestionnaire du réseau électrique français, a dévoilé ses scénarios énergétiques permettant d’atteindre la neutralité carbone en 2050. La part belle est faite au nucléaire alors qu’Emmanuel Macron s’apprête à annoncer la construction de nouveaux réacteurs.
Depuis septembre, la Chine connaît des coupures d’électricité et une crise énergétique sans précédent. Les tensions touchent tous les secteurs et le monde entier. Certains tentent d’en profiter pour remettre en cause la politique de décarbonation du président Xi Jinping.
Deux ouvrages, « Le Bien commun, le climat et le marché » de Benjamin Coriat et « L’Illusion de la finance verte » d’Alain Grandjean, membre du Haut Conseil pour le climat, et Julien Lefournier, financier, reviennent sur les illusions de nombreux économistes, persuadés que le marché et la finance peuvent être les moyens de lutter contre les dérèglements climatiques.
La compagnie russe Nordgold, actionnaire majoritaire du projet minier de la Montagne d’or, demande à l’État français de l’indemniser de près de 4 milliards d’euros, pour non-respect de ses investissements. Une procédure d’arbitrage international est en cours.
Les parlementaires ont finalement attribué au tribunal judiciaire la compétence de juger les recours intentés contre les multinationales au nom du devoir de vigilance. Jusqu’au bout, des entreprises des secteurs de l’extraction, des énergies fossiles et de l’armement ont bataillé contre cet amendement.
Conseil européen sur l’énergie, discours d’Emmanuel Macron sur le plan d’investissement « France 2030 » : les déchets sont l’angle mort des discours prônant la relance du nucléaire. Pourtant, aucun pays au monde, de la Chine à la Finlande, n’a trouvé de solution pérenne pour les gérer.
Un rapport de plusieurs ONG documente l’entrisme avancé du groupe dans l’appareil d’État, de l’Élysée aux cabinets ministériels, en passant par les structures publiques comme la Banque publique d’investissement ou l’Agence française de développement, comme nous l’explique Juliette Renaud, des Amis de la Terre. Entretien vidéo.