Le Sénat commence mardi 17 janvier l’examen du projet de loi voulu par l’exécutif pour lancer un nouveau programme de réacteurs nucléaires. Malgré l’ambition affichée, ce texte court et très technique ne se donne pas les moyens d’accélérer grand-chose.
Le 15 janvier 2022, une fuite d’hydrocarbures survenait dans une raffinerie Repsol du nord de Lima. Des pêcheurs et travailleurs du tourisme touchés par la catastrophe vivent toujours dans la précarité et l’incertitude, tandis que les impacts environnementaux à long terme restent inconnus.
Cheffe de file de la majorité présidentielle sur le nucléaire, la nouvelle députée était salariée d’EDF jusqu’à son entrée au Parlement. Quand on a le pouvoir de voter la loi et de représenter la nation, où passe la ligne rouge entre biais professionnel, interférence, conflit d’intérêts et intérêt général ?
Des forêts éventrées, des caribous disparus, des campements inondés par les barrages… Le territoire des Innus, sur la Côte-Nord du Québec, s’est transformé sans leur consentement durant des décennies. Aujourd’hui, certaines familles ont entrepris de le réinvestir.
Si les constructeurs survivent à l’effondrement des ventes de véhicules neufs, c’est parce qu’ils privilégient des voitures lourdes, sophistiquées et chères. Selon Aurélien Bigo, chercheur sur la transition énergétique des transports, cette stratégie est anti-environnementale, à l’opposé des besoins des ménages, et illustre l’incapacité des autorités à réguler le secteur.
Alors que leurs effets sur la santé suscitent de plus en plus d’inquiétude, les composés perfluorés (PFAS) sont mal surveillés dans les eaux des rivières et des lacs, selon une étude de l’association Générations futures.
En décembre, les députés de la majorité ont voté en catimini un nouveau calcul de la taxe sur l’éolien en mer qui intègre les résidences secondaires. En Loire-Atlantique, ce dispositif profitera aux riches cités balnéaires comme La Baule, au détriment de la ville plus populaire de Saint-Nazaire.
Crainte de se mettre à dos une population à l’aube d’une rentrée sociale chargée ? Travail de lobbying efficace ? Le gouvernement a écarté ce lundi l’interdiction de la chasse dominicale. Au profit de mesures qui suscitent l’indignation des associations environnementales.
Le non-lieu rendu dans l’affaire de ce pesticide qui a empoisonné les Antilles françaises pour plusieurs siècles accentue le sentiment d’impuissance généralisée face à un fléau accusé de provoquer des cancers de la prostate. La réponse des autorités semble bien insuffisante.
En choisissant de s’abstenir sur le vote global du texte, les écologistes refusent d’offrir une victoire symbolique au gouvernement. Grâce au PS, qui s’apprête, lui, à voter pour, l’exécutif devrait toutefois obtenir une majorité pour faire passer sa réforme.
Seize ans après le dépôt d’une première plainte, la justice a prononcé un non-lieu dans l’enquête sur l’empoisonnement des Antilles au chlordécone. Dans leur ordonnance, les juges reconnaissent cependant un « scandale sanitaire » et considèrent qu’il s’agit « probablement du premier dossier judiciaire à traiter d’une pollution d’une telle ampleur ». Mediapart rend publique, en accès libre, cette ordonnance de non-lieu néanmoins historique.
Deux à six mois de prison avec sursis assortis d’interdiction de territoire ont été prononcés vendredi par le tribunal correctionnel de Niort contre des militants « antibassines » reconnus coupables de « violences aggravées » et/ou de « dégradations avec circonstances aggravantes » lors d’une manifestation à l’automne 2021 dans les Deux-Sèvres. Jeudi à La Rochelle, quatre à cinq mois de prison avec sursis ont été requis contre deux autres membres du mouvement.
À la suite du non-lieu prononcé dans l’enquête sur l’empoisonnement des Antilles au chlordécone, Harry Durimel, maire écologiste de Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) et avocat historique des victimes, a annoncé son intention de faire appel et revient pour Mediapart sur les conséquences délétères de cette décision.
Seize ans après les premières plaintes et huit mois après la fin de l’enquête, un non-lieu a été prononcé lundi 2 janvier dans le scandale de l’empoisonnement des écosystèmes au chlordécone, un pesticide abondamment utilisé dans les bananeraies jusqu’en 1993 en Guadeloupe et en Martinique.
La fédération française des fabricants de pesticides a gonflé le nombre d’emplois menacés par la fin des exportations dans le reste du monde de produits interdits en Europe en raison de leur toxicité. Un an après l’entrée en vigueur de la mesure, les usines sont toujours là, parfois reconverties.
Suely Araújo, ancienne responsable de l’agence de protection de l’environnement du Brésil, a participé au gouvernement de transition qui a précédé l’investiture de Lula le 1er janvier. En Amazonie, « il faut générer de l’emploi et des ressources, sans détruire la forêt », explique-t-elle à Mediapart.