Le ministre prônait une nationalisation temporaire du site ArcelorMittal de Florange. Il a été désavoué par Jean-Marc Ayrault et a songé à démissionner. Mais dans les rangs de la majorité, son volontarisme est salué. Et beaucoup pensent que l’avenir pourrait lui donner raison.
Un jeune salarié des Caisses d'épargne, Boris Picano-Nacci, comparaît à compter de ce lundi devant le tribunal correctionnel pour abus de confiance à la suite des pertes colossales enregistrées par la banque en octobre 2008. Les nombreuses enquêtes conduites par Mediapart, qui ont révélé un grand nombre de documents confidentiels, établissent que le trader est un bouc émissaire.
Le ministre du redressement productif a mené un combat utile contre la direction d'ArcelorMittal qui, selon ses propres mots, « n'a jamais tenu ses engagements ». Alors maintenant qu'il a été désavoué par l'Élysée et Matignon et qu'un marché de dupes a été conclu avec Mittal, la cohérence aurait été d'en tirer les conséquences. Parti pris.
Par quel mystère, en pleine disette d’argent public, la France et l’Italie s’apprêtent-elles à dépenser plusieurs milliards d’euros pour construire un tunnel dont l’utilité est contestée par les services de l’État ? Quête désespérée de croissance économique et d’emplois, assurance bureaucratique, pantouflage, conflits d’intérêt… Comme un parfum de Notre-Dame-des-Landes.
C'est l'âge des « professeurs », arrivés au pouvoir en Europe dans les fourgons de la crise financière. Moins en vue que l'Italien Mario Monti, le Portugais Vitor Gaspar est l'homme fort de Lisbonne, principal artisan du budget d'austérité. Et la caution du pays vis-à-vis des marchés financiers. Paroles d'un « technocrate ».
En oubliant les réalités industrielles de la sidérurgie pour choisir une financiarisation à outrance, Mittal a entraîné Arcelor dans une spirale infernale. Le groupe fait face à un mur de dettes de 22,5 milliards d’euros. Ce qui ne l’a pas empêché de verser l’an dernier 2,3 milliards d’euros de dividendes.
Ni nationalisation ni vente des hauts-fourneaux de Florange par Mittal. C'est la voie du compromis qui a été choisie par Matignon en signant vendredi 30 novembre un accord avec le géant de l'acier. Ce dernier s'engage à investir 180 millions d'euros sur cinq ans et à ne pas faire de plan social. Pour les syndicats, la déception est énorme.
Selon l'Institut des politiques publiques, les mesures fiscales inscrites dans le budget pour 2013 ne vont pas corriger le principal défaut de l'impôt sur le revenu, qui reste dégressif pour les plus hauts revenus. Radiographie d'une étude passionnante, qui prend les socialistes à rebrousse-poil, et entretien vidéo avec l'un de ses auteurs, l'économiste Antoine Bozio.
Dans un jugement rendu ce jeudi, la Cour européenne de justice a justifié le refus de la Banque centrale européenne de rendre publics des documents relatifs à la dette grecque. Goldman Sachs était en cause. Mario Draghi aussi.
Le Collectif pour un pôle public financier au service des droits, Attac, les “économistes atterrés” et la fondation Copernic interpellent le ministre des finances dans une lettre ouverte au sujet de la Banque publique d'investissement.
L'Insee révèle que le patrimoine des 10 % des Français les plus riches a augmenté en moyenne de 92 % en euros constants de 1998 à 2010, tandis qu'il a baissé ou stagné pour les 30 % les plus modestes.
François Hollande a reçu mardi soir le président du groupe qui a annoncé la fermeture d'une partie du site de Florange. De plus en plus de voix, à gauche comme à droite, soutiennent l'idée d'une nationalisation temporaire défendue par Arnaud Montebourg.
Le chancelier britannique de l'Échiquier a surpris son monde en choisissant un Canadien, Mark Carney, comme prochain gouverneur de la Banque d'Angleterre.
En voie de disparition, les paradis fiscaux ? En théorie, certainement, depuis que l'OCDE mène une lutte sans merci contre le secret fiscal entre les pays. Mais dans les faits, les riches contribuables désireux de frauder le fisc ont encore quelques beaux jours devant eux. La Suisse, notamment, résiste encore et toujours à la coopération.
La direction du groupe de télécommunications s’apprête à annoncer le 28 novembre un plan massif de départs volontaires. Le groupe est en train d’exploser depuis l’arrivée de Free mobile. Sa maison mère, Vivendi, souhaite s’en débarrasser pour faire remonter le cours de son action.
Fin octobre, Ernest-Antoine Seillière et Jean-Bernard Lafonta, ainsi que les principaux cadres de Wendel, se sont vu signifier la mise en recouvrement de leur redressement fiscal lié à Solfur. Le fisc leur réclame plus de 200 millions d’euros.