Des échanges de documents, que Mediapart a pu se procurer, révèlent que, durant la première vague de la pandémie, des Samu submergés ont tardé à prendre en charge des patients en urgence vitale. Un problème d’organisation qui a causé des pertes de chances de survie et pourrait se reproduire, les leçons n’ayant pas été tirées.
Une riche Canadienne, Louise Blouin, a fait une offre pour acheter l’hôtel particulier de Tapie. Mais en l’assortissant d’une étonnante condition : que la justice rejette la mise en liquidation du groupe de l’ex-homme d’affaires demandée par le Parquet. Cinq ans après sa condamnation, grâce à ces artifices, Tapie n’a toujours pas remboursé le moindre centime.
L’affaire Omar Radi, du nom de ce journaliste pris pour cible par le pouvoir marocain, aujourd’hui accusé de viol, ce qu’il nie farouchement, connaît un nouveau rebondissement judiciaire.
Le ministre de la justice a décidé de s’en prendre aux magistrats du Parquet national financier dès le 15 septembre, selon des confidences qu’il a faites à des membres du Conseil supérieur de la magistrature. À cette date pourtant, ses services n’avaient pas eu la possibilité matérielle de lui communiquer l’analyse derrière laquelle il se retranche pour justifier sa mise en cause du PNF.
La remise des résultats des tests Covid-19 en moins de 48 heures n’est toujours pas assurée du fait de l’engorgement des laboratoires. Or, passé ce délai, la stratégie de dépistage est inefficace et l’argent public gaspillé. Les géants pharmaceutiques, eux, engrangent des profits.
Sept personnes impliquées dans l’attaque armée d’étudiants grévistes à Montpellier en mars 2018 ont été renvoyées devant le tribunal correctionnel. Parmi elles, l’ancien doyen de la faculté de droit, soupçonné de « complicité » avec le commando d’extrême droite.
Officiellement, le gouvernement était opposé à la cession de Suez à Veolia, votée lundi au conseil d’Engie. Mais en coulisses, le pouvoir a tout fait pour organiser son impuissance, comme si on lui forçait la main, allant jusqu’à demander aux administrateurs de la CFDT de ne pas voter.
Déjà triplement mis en examen dans le dossier, l’ancien président de la République risque une aggravation de sa situation pénale suite aux dernières découvertes des enquêteurs et après une récente décision de la cour d’appel de Paris, dont Mediapart révèle des extraits inédits.
Alors que de nouvelles négociations secrètes ont lieu entre l’État et les sociétés d’autoroutes, le rapporteur de la commission d’enquête sénatoriale met en garde le gouvernement et lui rappelle son opposition à tout allongement de la durée des concessions.
L’étudiant en électronique, qui se présente comme un néophyte du terrorisme mais se révèle être un exécutant très méthodique, comparaît pour un mois devant la cour d’assises, accusé du meurtre d’une automobiliste à Villejuif.
Des médecins et des infirmiers racontent qu’ils ne sont pas prêts à voir un nouvel afflux de malades. Parce que les effectifs manquent, que de nombreux lits sont fermés, et qu’il leur est insupportable de devoir choisir entre leurs patients.
Le ministre de l’intérieur a suivi l’avis du conseil de discipline qui avait demandé à l’unanimité leur départ. Deux d’entre eux contestent la sanction. L’enquête pénale, ouverte sur dénonciation d’un de leurs collègues, se poursuit.
Les archives secrètes de la firme financière La Hougue, documentant la face noire du paradis fiscal de Jersey, ont été découvertes par la fille du fondateur Tanya Dick-Stock. Elle se bat aujourd’hui en justice contre son père, qu’elle accuse de lui avoir volé des dizaines de millions.
Des documents confidentiels montrent que les autorités de l’île ont couvert les agissements frauduleux d’une société locale de services offshore. Malgré la pression internationale, Jersey continue à protéger à tout prix son secteur financier, sur fond de collusion et de conflits d’intérêts.
Grâce à 350 000 documents confidentiels, Mediapart et l’EIC révèlent les pratiques frauduleuses d'un fournisseur de services offshore à Jersey, une île anglo-normande. Prêts bidons, trusts, faux documents : la firme ne reculait devant rien pour aider ses clients à dissimuler leur argent et à échapper au fisc.
Bien que la loi prohibe « toute situation d’interférence entre un intérêt public et des intérêts privés de nature à influencer ou à paraître influencer » ses décisions, la juridiction administrative a constitué un « groupe de contact » avec un lobby financier. Son vice-président annonce à Mediapart qu’il suspend ces échanges et saisit son collège de déontologie.