Le président conservateur chilien Sebastián Piñera a fait appel à l’armée pour réprimer les manifestations contre la hausse du tarif du métro à Santiago, la capitale. Mais si le projet a été abandonné dimanche, la crise se poursuit et la colère est toujours aussi vive après la mort de treize personnes.
Selon les premiers résultats de l’élection présidentielle en Bolivie, Evo Morales devra affronter son rival de droite Carlos Mesa lors d’un second tour. Une situation inédite, et un paysage politique qui commence à changer dans le pays.
Justin Trudeau, arrivé au pouvoir en 2015 en promettant le changement, a perdu de son aura après un mandat marqué par des contradictions et une série de scandales. Les élections législatives qui ont lieu ce lundi s’annoncent très serrées, avec les libéraux et les conservateurs au coude à coude.
Dimanche, les Boliviens vont désigner leurs députés et sénateurs, mais aussi et surtout leur prochain président. Evo Morales, qui gouverne le pays depuis 14 ans, se représente. Il sera jugé sur le bilan de ses trois précédents mandats : si l’économie se porte bien, les critiques relèvent l’absence de politique écologique et un « caudillisme » de plus en plus marqué.
Au pouvoir depuis 2006, Evo Morales a profondément bouleversé la Bolivie. Mais le premier président indien, qui a vanté les vertus de la Terre Mère, a encouragé l’agro-industrie et n’a pas changé une économie basée sur une exploitation à outrance des ressources naturelles. Explications avec deux spécialistes, Dimitri de Boissieu et Claude Le Gouill.
Pour éviter un bain de sang dans la capitale de l’État de Sinaloa, les autorités mexicaines ont libéré jeudi, quelques heures après l’avoir capturé, le fils d’El Chapo, chef d’un des principaux cartels condamné en juillet à la réclusion à perpétuité aux États-Unis.
Des élections générales ont lieu le 27 octobre en Argentine, qui devraient voir le retour au pouvoir des péronistes. Le président sortant, Mauricio Macri, est accusé d’avoir précipité le pays dans la crise économique et sociale. Reportage à Mar del Plata, grande station balnéaire au taux de chômage record.
Souvent associés dans les médias américains en raison de leur positionnement à gauche du parti démocrate, les sénateurs Bernie Sanders et Elizabeth Warren, candidats à la présidentielle américaine, défendent deux projets différents. Sanders est presque toujours le plus ambitieux.
On l’a presque oublié. Quarante personnes croupissent toujours dans les cellules de Guantanamo. Les trois quarts d’entre elles ne sont même pas poursuivies. La monstruosité juridique construite par les pouvoirs américains interdit de fermer le camp, empêche toute libération et viole tous les droits humains. Car il s’agit d’abord de protéger les États-Unis des accusations de torture. Explications.
La politique d’austérité menée par Lenín Moreno et inspirée par le FMI pousse les Équatoriens dans la rue. De violentes manifestations ont de nouveau eu lieu mercredi. Pour l’historien Pablo Ospina, le mouvement ne cherche pas à renverser le président, mais à lui faire changer de politique.
La décision du président équatorien, Lenín Moreno, de mettre fin aux aides pour le carburant a déclenché une vague de manifestations. Le chef d’État a fui Quito pour le port de Guayaquil, qu’il a transformé en nouvelle capitale du pays.
Des dizaines de morts et des centaines de blessés : depuis trois semaines, une contestation massive a repris contre un pouvoir englouti dans les scandales, la corruption et lié à plusieurs gangs criminels. La population demande le départ du président Jovenel Moïse, soutenu par les États-Unis. Explications avec l’écrivain Gary Victor.
Trump est prêt à tout pour se défendre dans le scandale ukrainien. Il y embarque la Chine, profère des menaces, assène des théories du complot pour qu’elles deviennent des vérités. Dans le monde réel, les piliers de son administration sont dans le collimateur des élus démocrates qui instruisent la procédure de destitution engagée contre lui.
L’ex-maire de New York Rudy Giuliani est à l'épicentre du scandale ukrainien qui vaut à Trump une procédure d’impeachment. Sa diplomatie parallèle, ses liens avec des affairistes américano-ukrainiens, ses dossiers pourris et ses mensonges en rafale risquent d’entraîner par le fond le président américain.
Mediapart a traduit le signalement du lanceur d’alerte qui accuse Donald Trump d’avoir sollicité l’ingérence de l’Ukraine dans la campagne pour l’élection présidentielle de 2020, alors que son entourage a tenté d’imposer le silence sur cette affaire.
Depuis l’arrestation à Vancouver fin 2018, à la demande des États-Unis, de Meng Wanzhou, directrice financière de Huawei, le géant des télécommunications chinois, le Canada est soumis aux pressions de Pékin. À moins d’un mois des élections fédérales, l’opposition accuse le gouvernement de ne pas être assez dur envers la Chine.