Le Sénat à majorité républicaine a commencé le procès en destitution de Donald Trump. Il n’y a pas de suspense : le président le plus corrompu de l’histoire américaine sera innocenté.
Charlottesville, Pittsburgh, El Paso, etc. Les meurtres et les attentats commis par des suprémacistes blancs sont désormais la première menace sécuritaire aux États-Unis, selon le FBI. Un aveu tardif. Après le 11-Septembre, le bureau fédéral de lutte contre le crime a longtemps refusé d’authentifier la menace.
Depuis dix ans, ce qui est la plus grande opération de reconstruction d’un pays, Haïti, donne lieu à une corruption massive. Toute une chaîne d’acteurs, de l’ONU aux ONG en passant par le pouvoir haïtien, a organisé le scandale et en profite. Seule une enquête sous l’égide de l’ONU peut répondre à la question : où sont passés les milliards de dollars ? Les Nations unies ont tant à se faire pardonner.
Dans la nuit de mardi à mercredi, le régime de Téhéran a répliqué depuis son territoire à l’assassinat du général Soleimani, ordonné par Donald Trump. Après une semaine de rhétorique incendiaire, le président américain a donné le sentiment de temporiser.
Agatha, huit ans, a été tuée par la police dans une favela de Rio de Janeiro fin septembre. Avant elle, quatre autres enfants ont été tués dans la ville en 2019. Les habitants des favelas dénoncent la politique du gouverneur de l’État de Rio de Janeiro où 1 249 personnes ont été tuées par la police entre janvier et août 2019. Mais le climat politique du Brésil ne leur est pas du tout favorable.
Au Brésil, les institutions démocratiques freinent les instincts autoritaires du président Jair Bolsonaro. Mais la démocratie semble chaque jour s’affaiblir.
Jeunes, formés à l’étranger, ils ont décidé de rester en Haïti plutôt que d’émigrer au Canada ou aux États-Unis. Et ils sont à l’origine du soulèvement populaire qui, depuis plus de dix-huit mois, bouscule un pouvoir et tout un système politique miné par une corruption massive.
Élu fin octobre à la tête d’une vaste coalition de gauche, le nouveau président péroniste a fait adopter une série de mesures dites d’urgence sociale et économique. L’enjeu, pour lui, est d’améliorer le quotidien des personnes les plus affectées par la crise sans provoquer de déséquilibre budgétaire. Alberto Fernández s’est engagé à retrouver la croissance avant de rembourser la dette contractée auprès du FMI.
L’opposition au président vénézuélien Nicolás Maduro se joue aussi sur la scène musicale. Le chavisme a longtemps pu compter sur l’engagement d’artistes à ses côtés. Aujourd’hui, le rapport de force se renverse.
Dans un pays où le football a été un vecteur de contestation sous la dictature de Pinochet, les stars du ballon se disent solidaires des manifestants et le championnat a été annulé sous la pression des joueurs et ultras. Ces derniers dépassent leurs rivalités pour unir leurs forces et grossir les cortèges contre le président Sebastián Piñera.
L’anthropologue Carmen Bernand vient de publier une ambitieuse Histoire des peuples d’Amérique (Fayard). Dans cet entretien, elle explique comment les savoirs se renouvellent constamment à propos de l’arrivée des premiers humains sur ce continent, et des sociétés complexes qu’ils y ont bâties.
Donald Trump est devenu mercredi 18 décembre le troisième président américain proposé à la destitution par la Chambre des représentants. Cet événement historique marque le vrai coup d’envoi de la campagne présidentielle de novembre 2020, qui s’annonce aussi dramatique qu’incertaine.
De 2001 à 2012, Genaro García Luna a mené la lutte contre le trafic de drogue au Mexique, à la tête de l’équivalent du FBI puis comme ministre de la sécurité publique. Il a été arrêté aux États-Unis et inculpé pour liens présumés avec l’un des principaux cartels de son pays.
Dans un entretien à Mediapart, l’universitaire Hélène Combes dresse le bilan de la première année au pouvoir d’Andrés Manuel López Obrador au Mexique. « Des gens dans son entourage jugent qu’il est plus nationaliste que de gauche », explique-t-elle.
Des dizaines de milliers de migrants perdent espoir dans les villes frontalières mexicaines face aux nombreuses embûches dressées sur leur chemin par les autorités américaines. Car, après un voyage de dizaines de milliers de kilomètres, le plus dur reste à faire.
Le président de gauche Andrés Manuel López Obrador achève sa première année à la tête du Mexique. Corruption, violence, inégalités : il a promis de transformer le pays de fond en comble. Il mène une politique sociale populaire, mais sa difficulté à venir à bout de la violence endémique des cartels de la drogue lui coûte des soutiens.