Des millions d’Américains ne voteront pas ce 6 novembre pour les traditionnelles élections de mi-mandat : parce qu’ils s’abstiendront, mais aussi parce qu’ils en sont empêchés par un arsenal de lois et de purges électorales qui, en pratique, restreint l’accès des jeunes et des minorités au vote.
Le président de droite, Mauricio Macri, se prépare à briguer un second mandat en 2019. En face, le péronisme peine à s’affranchir de l’ombre de Cristina Kirchner. D’autres figures inspirées par Trump ou Bolsonaro pourraient tirer leur épingle du jeu.
En Géorgie, Stacey Abrams pourrait devenir le 6 novembre la première femme noire à gouverner un État américain. Andrew Gillum, lui, pourrait l'emporter en Floride. Ces éventuelles victoires d'Africains-Américains, fruit d'un travail de mobilisation méthodique, pourraient changer le parti démocrate.
Outre-Atlantique, les élections locales et parlementaires de mi-mandat ont lieu le mardi 6 novembre. Elles pourraient entraver Donald Trump, sa présidence et son agenda réactionnaire. Ou consacrer pour de bon la mainmise institutionnelle sur la première puissance mondiale d’un parti républicain extrémiste.
Bastonnades, électrocutions, asphyxies : les prisonniers politiques vénézuéliens sont victimes de multiples supplices et vivent dans des conditions sanitaires déplorables. Dans l'incapacité de se défendre équitablement, ces détenus constituent une monnaie d'échange pour le gouvernement. Plusieurs anciens prisonniers témoignent.
L’élection de Bolsonaro souligne les nombreuses erreurs du Parti des travailleurs, durant treize ans au pouvoir. Le PT a cru pouvoir échapper aux conflits de classe. Il s'est coulé dans les règles du jeu politique, embrassant la pire d’entre elles, la corruption. Il s'est voulu hégémonique. Il a succombé au culte du leader. Il a surtout laissé les conservateurs gagner la bataille de l'hégémonie culturelle.
Les États-Unis sont-ils devenus une autocratie ? Pas encore, répond Masha Gessen, biographe de Vladimir Poutine et éditorialiste au New Yorker. Alors que les élections de mi-mandat approchent, elle encourage toutefois les Américains à se départir de l’illusion selon laquelle le pire ne peut pas advenir. Et les démocrates à tirer, enfin, les leçons de la défaite cuisante de Hillary Clinton.
Avec qui gouvernera le candidat d’extrême droite élu dimanche 28 octobre au Brésil ? Si Jair Bolsonaro a remporté l’élection avec plus de 55 % des voix, une trentaine de partis seront représentés au Congrès, et le Parti des travailleurs, grand perdant, a tout de même rassemblé 47 millions de votes au second tour, soit 16 millions de plus qu’au premier tour.
Avec plus de 55 % des voix, Jair Bolsonaro, candidat de l’extrême droite, a été officiellement déclaré dimanche soir élu à la présidence du Brésil. Fernando Haddad, son adversaire du Parti des travailleurs (PT), a recueilli 44,8 % des suffrages. Agrobusiness, évangélistes, armée, milices…, secteur par secteur, voici les principaux bénéficiaires de ce scrutin.
Une tuerie antisémite a fait onze morts, samedi, dans une synagogue à Pittsburgh, en Pennsylvanie. Pourtant, le président américain a tardé à dénoncer le caractère antisémite de cet attentat, en écho à d’autres silences similaires et dans la droite ligne de son refus de condamner les violences racistes des suprémacistes blancs à Charlottesville, en août 2017.
La victoire de Bolsonaro, dimanche au Brésil, représente un séisme pour la politique latino-américaine. De Buenos Aires à Caracas, en passant par Bogotá et Quito, les dirigeants sud-américains cherchent la réponse à l'ascension du candidat d'extrême droite. Tour d'horizon.
Le mot a longtemps été un anathème. Mais dans la foulée de Bernie Sanders, de plus en plus d’Américains se proclament « socialistes ». Certains gagnent même des élections. Portraits d’activistes et de candidats à gauche toute, qui contestent le capitalisme autant que les discriminations.
Dans le Complexo de Alemão, un dédale de favelas dans le nord de Rio, ils sont 55 % à avoir voté pour Jair Bolsonaro début octobre. À l'approche du second tour de la présidentielle ce dimanche, notre envoyé spécial a arpenté ces collines, autrefois acquises au Parti des travailleurs de Lula.
Jair Bolsonaro est depuis trente ans un défenseur acharné de la dictature militaire. Aux portes de la présidence brésilienne, il s'est entouré d'anciens généraux et officiers et a le soutien des puissantes églises évangéliques. L'accumulation de crises depuis 2013 a préparé son accession au pouvoir, qui pourrait signifier la fin d'une parenthèse démocratique ouverte en 1985.
Des colis suspects ont été retrouvés dans le courrier de Barack Obama, d’Hillary Clinton, du milliardaire George Soros, d’une parlementaire démocrate et dans les bureaux new-yorkais de la chaîne CNN. L’auteur présumé de ces envois est un fervent supporter du président.
Nos trois invités débattent de la décomposition des expériences de gauche en Amérique latine. Ils soulignent le prix qu’elles paient pour s'être contentées de réformes redistributives, au lieu de réformes plus en profondeur.