Pour l’historienne Maud Chirio, l’élection probable de Jair Bolsonaro à la tête du Brésil constitue un péril fasciste sans précédent, et qui ne tombe pas du ciel dans une démocratie fragilisée depuis plusieurs années. Entretien.
Outre-Atlantique, les élections locales et parlementaires de mi-mandat ont lieu le mardi 6 novembre. Elles pourraient entraver Donald Trump, sa présidence et son agenda réactionnaire. Ou consacrer pour de bon la mainmise institutionnelle sur la première puissance mondiale d’un parti républicain extrémiste.
Accusée d’être une autoroute à fake news, l’application de messagerie qui équipe 120 millions de Brésiliens pourrait devenir le principal problème du candidat d’extrême droite, après avoir été son atout. Le tribunal suprême électoral du Brésil a approuvé vendredi 19 octobre l’ouverture d’une enquête sur l’envoi de messages payés par des entreprises qui lui sont notoirement favorables.
Les agressions à caractère politique se multiplient à l’approche du deuxième tour de la présidentielle au Brésil, où le candidat d'extrême droite Jair Bolsonaro est donné grand favori. Les militants du PT, les journalistes, les minorités sexuelles ou encore les activistes sans-terre sont les premiers visés. La haine nourrit la campagne de Bolsonaro, qui multiplie les références à la dictature brésilienne.
Antiféministe, homophobe, pro-armes, climato-sceptique, pro-Netanyahou, ultralibéral : le vice-président américain Mike Pence incarne un espoir pour la droite blanche et chrétienne, parfois déboussolée face aux incohérences de Donald Trump. Décryptage de l’idéologie de celui qui se voit comme le nouveau prophète des États-Unis. Une enquête de la « Revue du Crieur », dont le no 11 est en librairie et Relay aujourd’hui.
Au Texas, bastion conservateur de 28 millions d’habitants, le démocrate Beto O’Rourke, 46 ans, espère créer la surprise le 6 novembre en renversant un célèbre sénateur républicain. Des meetings partout, un programme progressiste en phase avec les attentes des « millennials » : sa campagne destinée à élargir la base électorale conteste le logiciel vieillot des démocrates.
Pour tenter de reprendre du terrain sur Bolsonaro, le candidat du Parti des travailleurs Fernando Haddad cherche à sortir de l’ombre de Lula. Mais les formations adversaires du PT au premier tour traînent des pieds pour appeler à voter pour lui.
En attendant le second tour de l’élection présidentielle au Brésil, débat sur le risque autoritaire représenté par Bolsonaro, et la situation morose des gauches latino-américaines. Avec Fabrice Andréani, Erika Campelo et Maud Chirio.
Jair Bolsonaro (Parti social libéral) recueille 46,06 % des voix et Fernando Haddad (Parti des travailleurs) 29,24 %, à l’issue du premier tour de la présidentielle au Brésil. Le parti de Bolsonaro fait aussi un carton à l’Assemblée, où il engrange 51 députés.
Brett Kavanaugh, le juge conservateur accusé d'agression sexuelle par plusieurs femmes, a remporté samedi 6 octobre le vote du sénat et va donc entrer à la Cour suprême. Une partie du pays est révulsée. L'autre a ce qu'elle voulait: un ultra, susceptible de faire basculer la Cour suprême à droite pour des années. À un mois des élections de mi-mandat, la guerre culturelle entre les deux Amériques est totale.
Après le meurtre de l'activiste Marielle Franco en mars 2018, le nombre de candidates noires est en nette augmentation, aux élections générales du dimanche 7 octobre au Brésil. Mediapart a rencontré des figures de plus en plus mobilisées du mouvement des droits des noirs au Brésil, alors que le candidat d'extrême droite Jair Bolsonaro profite du racisme diffus qui continue de régner dans la société.
Le Mexique commémore ce mardi le cinquantième anniversaire du massacre de plusieurs centaines d’étudiants, le 2 octobre 1968. Un événement sans précédent dans l’histoire du pays, prémonitoire d’une transition démocratique inachevée. L’accession au pouvoir de López Obrador, en décembre, pourrait changer la donne.
Bernardo Carvalho, journaliste et romancier, s’inquiète de la perspective de l’élection d’un candidat nostalgique de la dictature brésilienne et y voit le fruit d’une « histoire longue » du Brésil. Entretien.
Les mois à venir s’annoncent difficiles pour les Argentins, confrontés à une nouvelle crise économique et à la gestion au quotidien d’une inflation galopante. Le gouvernement Macri, qui vient d’obtenir sept milliards de dollars supplémentaires de prêt du FMI, a engagé des réformes d’austérité qui pourraient aggraver la récession.
Encore méconnu du grand public, Fernando Haddad, ancien maire de São Paulo, a été propulsé à la dernière minute candidat du Parti des travailleurs en remplacement de Lula. L’opération « transfert de votes » imaginée par le PT semble fonctionner, en vue des élections du 7 octobre.
Ce sont des femmes et elles s’opposent à Jair Bolsonaro, ce candidat d’extrême droite qui fait la course en tête aux élections brésiliennes d’octobre. En quelques semaines, un groupe Facebook, fort de plus de 2,5 millions d'inscrites, menace la dynamique de la campagne de Bolsonaro.