Julian Assange a été interpellé par la police britannique ce jeudi à l’ambassade d’Équateur, après que ce pays a levé l’asile qu’il lui accordait. La justice britannique doit désormais décider de son sort. Les États-Unis ont déjà demandé son extradition et dévoilé son inculpation pour « conspiration en vue d’une intrusion informatique ».
Alors que le gouvernement vient de lancer une grande concertation sur la question de la protection de l’enfance, Mediapart a rencontré François, placé dans un foyer de l’Aide sociale à l’enfance entre ses 7 et 9 ans. Aujourd’hui âgé de 29 ans, il multiplie depuis sa majorité les procédures afin de faire reconnaître les maltraitances qu’il affirme avoir subies.
Parmi la diaspora algérienne de Marseille, l’enthousiasme va croissant. Les manifestations pacifiques du peuple algérien ont rendu sa fierté à une communauté qui garde de forts liens avec le pays des ancêtres.
Entre privatisation, décentralisation, dématérialisation et réductions budgétaires, le rapport d’activité annuel du Défenseur des droits dénonce les effets néfastes de « l’évanescence croissante des services publics sur les personnes pour lesquelles ils constituent souvent le principal recours ».
Après des semaines de controverses, le président de la République a annoncé son intention de saisir lui-même le Conseil constitutionnel au sujet de la loi « anticasseurs » qui doit être votée conforme au Sénat, le 12 mars. Ce faisant, il devance l’opposition, calme sa majorité et affaiblit son premier ministre.
Les Détricoteuses reçoivent la politiste Vanessa Codaccioni. Alors que la loi dite « anticasseurs » est en cours d’examen par le Parlement, elles mettent en perspective la tentation récurrente de recourir aux législations d’exception, menaces potentielles pour la « sûreté » des citoyens.
Incarcéré depuis le 4 février après son interpellation en marge de l’acte XII à Toulouse, R. ne sera pas libéré. Le rappel par l’avocat général du « contexte » politique et social a suffi à la cour d’appel pour maintenir ce militant autonome en détention. Malgré un dossier judiciaire quasi vide.
Une quinzaine d’hommes ont perturbé, vendredi 15 février, dans le XIe arrondissement, une conférence sur la liberté de la presse organisée par l’Association de défense des droits de l’homme au Maroc.
Début février, une mise en examen pour association de malfaiteurs et deux perquisitions mobilisant plusieurs dizaines de policiers ont visé des militants de la sphère autonome. Un coup de pression, malgré un dossier vide, sur des éléments classés « anarchistes » et supposés actifs au sein des « gilets jaunes ».
Trois rapporteurs des Nations unies s’inquiètent de la répression, policière et judiciaire, dont fait l’objet le mouvement des « gilets jaunes ». Ils appellent « la France à repenser ses politiques en matière de maintien de l’ordre ». Les eurodéputés ont voté une résolution condamnant « le recours à des interventions violentes et disproportionnées par les autorités publiques ».
Les avocats de trois hommes d’affaires franco-libanais convaincus de faire l’objet d’une fiche S ont déposé deux questions prioritaires de constitutionnalité visant la complexité et l’opacité des procédures prévues par la loi pour contester l’inscription à un fichier de l’État.
Abattu en novembre 2015 à Diyarbakir (sud-est de la Turquie), Tahir Elçi incarnait le combat du peuple kurde pour les droits humains. Le gouvernement turc avait accusé les rebelles du PKK d’être derrière ce meurtre. Une enquête vidéo du collectif Forensic Architecture, que Mediapart diffuse, révèle qu’il a en réalité été tué par la police.
Fabrice Arfi et Marine Turchi reviennent sur la tentative de perquisition dont notre journal a fait l’objet. Ils soulignent le décalage entre la gravité des faits établis concernant Alexandre Benalla, et l’action de la justice jusqu’à présent.
La tentative de perquisition des locaux de Mediapart relance le débat sur la protection des sources des journalistes, un droit consacré au niveau européen mais encadré en France par une loi de 2010 incomplète et contestée. « Il est urgent de renforcer cette protection en France, tant le secret des sources est indispensable à l'exercice du journalisme », estiment dans un communiqué plus d'une trentaine de rédactions.