Le premier ministre britannique électrise son électorat avec ses dérapages verbaux. Mais cette violence oratoire se heurte à des résistances féminines, aptes à clouer le bec d’un phallocrate qui cloue au pilori.
La jeune journaliste marocaine Hajar Raissouni, emprisonnée pour avortement illégal et relations sexuelles hors mariage, pourrait être fixée sur son sort ce lundi 30 septembre. Pour Othmane Boumaalif, président de l’association politique Anfass qui milite pour la légalisation de l’avortement, elle est « en passe de devenir un symbole d'une lutte qu’elle n’a pas forcément choisie, celle pour l’émancipation ad integrum de la femme marocaine ».
Mediapart a eu accès à un rapport de la Division nationale de lutte contre le hooliganisme, qui dépend de la police nationale. Son bilan ? Le tout-répressif envers les supporters de football se solde par un échec. Elle appelle à explorer d’autres pistes qui « préserveraient les libertés publiques ».
Dans son livre Ennemis d’État. Les lois scélérates, des anarchistes aux terroristes, l’avocat Raphaël Kempf retrace l’histoire des textes adoptés en 1893 et 1894 pour réprimer le mouvement anarchiste. Et propose un parallèle avec la dérive sécuritaire de ces dernières années.
Avant de devenir un héros de l’hacktivisme, Edward Snowden était un patriote, engagé volontaire dans la guerre contre le terrorisme de George W. Bush. Dans son autobiographie, il explique comment il a pris conscience des dérives de son gouvernement et pourquoi il a sacrifié son avenir pour les dénoncer.
Samedi dernier, lors de la manifestation de convergence des luttes à Nantes, trois militants ont été interpellés alors qu’ils chargeaient un homard géant en papier mâché, destiné à rejoindre le cortège. Le procureur demandait l’ouverture d’une information judiciaire pour « association de malfaiteurs ». Le juge d’instruction n’a pas suivi.
Un collectif d’associations et de syndicats, dont la Quadrature du Net, la CGT, la LDH et la FCPE, lance une campagne de mobilisation contre les nouveaux outils de surveillance urbains tels que la vidéosurveillance intelligente, la reconnaissance faciale, l’analyse du big data ou encore les capteurs sonores.
Le lanceur d’alerte, qui a révélé l’espionnage massif et mondial conduit par les services américains, sort un livre et demande l’asile à la France. La ministre de la justice, qui se dit favorable à une telle mesure, a été recadrée. À l’Élysée comme à Matignon, on explique qu’il n’est pas question de rouvrir un débat fermé par Valls en 2013. Dans son livre, Snowden raconte ce qu’est sa vie en Russie depuis six ans.
Dans L’Utopie déchue. Une contre-histoire d’Internet, le sociologue et hacktiviste Félix Tréguer tire les conséquences de l’échec des mouvements nés des contre-cultures numériques et propose de renouveler la technocritique. « Ce qu’il nous faut d’abord et avant tout, c’est débrancher la machine. »
Un contre-sommet basé à des dizaines de kilomètres de Biarritz, des villes bunkérisées, des interdictions administratives de territoire. La faible mobilisation contre le G7 est un incontestable succès pour la présidence française.
Deux manifestations d’opposants au G7 se sont déroulées samedi, en marge du sommet. La première, à Hendaye, a réuni 15 000 personnes dans un défilé bon enfant. La seconde, à Bayonne, a tenté de perturber la ville placée sous haute sécurité, sans grand succès.
Cet été, l’association Action droits des musulmans s’est vu notifier la fermeture de son compte par la BNP Paribas. Sept ONG ont écrit à Christophe Castaner pour lui demander si ses services sont impliqués dans ce dossier.
L’Allemand Luke S., qui travaille à Dijon, a été arrêté et expulsé en moins de vingt-quatre heures en prévision du G7. Il est notamment « soupçonné d’être impliqué » dans des exactions « à l’occasion du G20 de Hambourg », selon Beauvau. L’arrêté le concernant a toutefois été abrogé une fois le ressortissant exclu de France, après que son avocate eut dénoncé son « illégalité ».
Dans un courrier adressé au barreau de Paris, la célèbre avocate iranienne, condamnée à 38 ans de prison et 148 coups de fouet, notamment pour avoir défendu les femmes refusant de porter le voile, dénonce la condition des avocats dans son pays, qui risquent d’être condamnés en même temps que leurs clients.
En décembre 2015, le ministère de l’intérieur avait assigné à résidence un homme accusé d’avoir pris des photos du domicile d’une personnalité protégée par la police. Ses avocats ayant démontré qu’il ne faisait que téléphoner à sa femme, le juge administratif vient de l’indemniser à hauteur de 4 500 euros.
Depuis le début du mouvement, plusieurs milliers de personnes ont été interpellées et jugées pour avoir participé à un groupement suspecté de préparer des violences, une infraction pouvant être caractérisée par le simple fait de porter des protections. Cette disposition, inscrite à l’article 222-14-2 du code pénal, avait à l’origine été adoptée en 2010 pour lutter contre les bandes organisées.