Éducateur spécialisé ayant travaillé avec de jeunes Israéliens et Palestiniens, Edgar Laloum évoque, dans « Les Amandiers en fleurs de Jérusalem », sa vision des fraternités aussi intenables qu’indissociables entre un peuple occupant et un peuple occupé.
Avec « La Cité de mon père », dernier volet de son récit autobiographique, Mehdi Charef signe dans une prose sobre et une beauté sereine un triptyque fondamental pour qui désire comprendre ce qu’est l’immigration et ce qu’est la dignité.
Alors que plusieurs accidents de chasse ont relancé le débat sur cette pratique, l’anthropologue Charles Stépanoff consacre un livre saisissant à ce qui se passe dans les forêts situées à l’orée de nos villes. Entretien.
Notre émission culturelle hebdomadaire débat des ouvrages « Le Voyage dans l’Est » de Christine Angot, « La Mort de Jésus » de J. M. Coetzee et « Téké » de Mika Biermann.
Entretien avec l’auteur américain Richard Powers, à l’occasion de la sortie de son treizième roman, « Sidérations ». Où l’on parle d’enfant étrange, d’exoplanètes, de rééducation du cerveau, de Trump, de Greta Thunberg et de monde parallèle. « C’est dans la science-fiction qu’on trouvera le roman de l’avenir », confie l'écrivain, finaliste pour le prix Booker 2021.
Le livre d’Arno Bertina était déjà prêt lorsque, le 24 septembre, les anciens salariés de l’usine de pièces automobiles GM&S de La Souterraine ont obtenu une indemnisation pour licenciement illégal. L’écrivain a suivi leur combat depuis 2017 et le raconte dans Ceux qui trop supportent, un texte lui-même en lutte.
Notre émission culturelle hebdomadaire débat de littérature, autour de « La Plus Secrète Mémoire des hommes » de Mohamed Mbougar Sarr, de « Shuggie Bain » de Douglas Stuart et de « La Cavalière » de Nathalie Quintane.
Jon Fosse, l’auteur dramatique le plus connu de Norvège et le plus joué en Europe, a écrit sa Septologie comme s’il voulait l’étendre dans le temps. En une seule phrase inachevée. Premier tome d’une trilogie enfin traduit en français, L’Autre Nom regroupe le lundi et le mardi de cette semaine littéraire constituée de réflexions sur l’art, la foi, la lumière, l’addiction et ce qui nous lie aux autres.
L’autrice nigériane Chimamanda Ngozi Adichie publie « Notes sur le chagrin », un ouvrage concis sur la mort de son père et son deuil. Cette voix majeure de la littérature contemporaine raconte à Mediapart comment elle refuse les étiquettes comme celle d’icône du féminisme ou de l’antiracisme. Elle reste écrivaine avant tout. Rencontre.
En renouvelant la manière d’écrire les massacres de la Saint-Barthélemy, l’historien Jérémie Foa propose aussi des hypothèses sur les façons dont se fabrique et se déroule la guerre civile.
Jean Narboni publie une étude fascinante : une allégorie politique sur la haine antisémite que suscita le film de Jean Renoir chez Céline et consorts, à sa sortie, en 1937. Voyage au bout du cinéma, de l’aversion d’autrui et des inclairvoyances.
« Le Chien » est le premier roman de l’Allemand Akiz, de son vrai nom Achim Bornhak, connu pour différents films qu’il a réalisés. Son expérience d’homme de l’image semble avoir nourri son passage à l’écriture romanesque, tant pour le rythme de sa narration que pour le pittoresque de ses personnages.
Créateur de la Bibliothèque de la Pléiade, Jacques Schiffrin fut licencié par Gaston Gallimard à l’automne 1940, en application des lois antijuives. Dans un livre glaçant, Amos Reichman détaille la machine infernale qui s’enclencha. À méditer.
Court, décisif, d’une inventivité et d’une lucidité féroces, « Le Ministère des contes publics » ouvre une voie. Pour la première fois, un texte s’empare du discours sur la « nécessité » de réduire la dépense publique au nom de la dette. Face aux stances techniciennes qui nous environnent, Sandra Lucbert prend la littérature au sérieux.
Alors qu’une nouvelle polémique endogamique agite le prix Goncourt, notre émission radio « L’esprit critique » est consacrée aux livres de Mariana Enriquez (« Notre part de nuit »), de Tanguy Viel (« La Fille qu’on appelle ») et de Kaoutar Harchi (« Comme nous existons »).
En suivant le destin d’une vingtaine de personnages réunis autour d’un groupe d’amis qui, pour beaucoup, sont partis en exil, « Poussière dans le vent » est sans doute l’un des livres les plus personnels de Leonardo Padura, celui dans lequel sa vision du Cuba postrévolutionnaire s’exprime le plus clairement.