Un doute plane encore sur la véritable identité des commanditaires des attentats de Paris. En revanche, le surnom d’« Abou Ahmed », utilisé par celui qui coordonnait depuis la Syrie les commandos du 13-Novembre, apparaît dans divers dossiers depuis deux ans, établissant un lien entre les principaux djihadistes français.
De Paris à Bruxelles, de Nice à Berlin, les années 2015 et 2016 ont été marquées par une série d'attentats sans précédent. Mediapart retrace la chronologie des faits et gestes des djihadistes et des enquêteurs depuis 2009, date à laquelle Ismaïl Mostefaï, futur assaillant du Bataclan, est repéré à Chartres. Dernière mise à jour le 9 janvier 2017.
Mediapart reconstitue le fil qui conduit à l’assassinat du père Hamel. Où l'on s’aperçoit que les terroristes avaient semé de nombreux indices qui n’ont pas pu être décryptés à temps par les services de renseignement. Troisième et dernier volet de notre enquête sur l'attentat de Saint-Étienne-du-Rouvray.
Issu d’un terrorisme islamique classique et aussi produit de son époque, brassant des préoccupations géopolitiques et des motivations très personnelles, le djihad à la sauce État islamique échappe aux représentations. Notre débat.
De petit aspirant maladroit au djihad, Adel Kermiche s’est métamorphosé en futur tueur du prêtre Jacques Hamel lors de ses dix mois en prison, à Fleury-Mérogis, aux côtés de terroristes chevronnés. Deuxième volet de notre enquête sur l’attentat de Saint-Étienne-du-Rouvray.
Deux très jeunes hommes qui ne se connaissaient pas ont assassiné un prêtre et grièvement blessé un paroissien le 26 juillet dans une église de l’agglomération de Rouen. Mediapart a eu accès à l’enquête judiciaire, qui éclaire une radicalisation express via les réseaux sociaux, et la naissance d'un djihad du pauvre en France. Premier des trois volets de notre enquête.
Que ce soit à la DGSI, ce « FBI à la française » qu’il a créé, ou dans les autres services de renseignement, les espions craignent de voir Nicolas Sarkozy redevenir président de la République. Ils lui reprochent son action passée, comme la suppression des Renseignements généraux. Surtout, son programme et son comportement les inquiètent dans la perspective de la lutte contre le terrorisme.
De l’auteur de l’attaque new-yorkaise courant septembre aux frères Kouachi, de nombreux djihadistes se réfèrent à Al-Qaïda dans la péninsule Arabique (AQPA). Les attentats de Magnanville et de Nice sont, eux, des décalques de « recettes » préconisées depuis six ans par Inspire, son magazine de propagande. Ce qui interroge sur les lacunes en matière d’analyse du contre-terrorisme français.
Trois femmes, âgées de 19 à 39 ans, ont été interpellées jeudi soir dans l’Essonne, dans le cadre de l’enquête sur une voiture retrouvée dans Paris et contenant des bonbonnes de gaz. L'implication au premier rang de femmes dans des projets d'attentat a été longtemps sous-estimée.
Trois femmes, âgées de 19 à 39 ans, ont été interpellées jeudi soir dans l’Essonne, dans le cadre de l’enquête sur une voiture retrouvée près de Notre-Dame de Paris et contenant des bonbonnes de gaz. Selon Bernard Cazeneuve, elles « préparaient vraisemblablement de nouvelles actions violentes et de surcroît imminentes ».
Mediapart retrace le parcours de Mehdi Nemmouche, le premier djihadiste issu des rangs de Daech à avoir commis un attentat en Europe. Des rapports pénitentiaires illustrent les failles des services de renseignement. Et posent la question : le terroriste était-il suivi avant la tuerie du Musée juif de Bruxelles dont il est accusé ?
Comment vit-on en France sous état d'urgence, à la fin d'un été qui a vu culminer la pire série d'attentats depuis l'après-guerre ? De Paris à Nice, les envoyés spéciaux de Mediapart ont longuement rencontré des habitantes et habitants de huit villes, villages ou hameaux. Un voyage fait de questions, réflexions, propositions, rarement d’anathèmes, à découvrir dans ce récit grand format.
L’organisation terroriste a annoncé la mort de son porte-parole, Abou Mohammed al-Adnani, tué lors d’un raid aérien. Menaçant régulièrement la France, al-Adnani était parfois présenté comme « le ministre des attentats » de l’État islamique.
Contrairement aux attentats du 13 novembre, les attaques du mois de juillet, en France comme en Allemagne, ont été perçues comme des actes autant politiques que pathologiques. Entretien avec l’historienne Laure Murat, qui a travaillé sur les liens que peuvent entretenir folie et politique.