Une figure du syndicalisme policier est en garde à vue, suspectée d’une négligence ayant permis au terroriste Larossi Abballa de connaître l’adresse du couple de policiers assassinés à leur domicile au printemps 2016. Et dans l’ordinateur d’une jeune fille impliquée dans l’affaire, les policiers ont découvert une liste de 2 626 membres des services du renseignement.
Le ministre français des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, s’est rendu au Burkina Faso pour évoquer avec le président Roch Kaboré la lutte contre le terrorisme. Deux semaines après le double attentat qui a frappé Ouagadougou, des témoignages rappellent les liens étroits que leurs auteurs avaient développés avec le pouvoir de Blaise Compaoré, ancien allié de la France et renversé en 2014.
Ils sont informaticiens, ingénieurs ou professeurs. Sur leur temps libre et sous pseudo, de simples citoyens traquent les djihadistes à travers les réseaux sociaux, auscultent la propagande du groupe État islamique, décryptent les failles de nos services de renseignement. En participant, dans l’ombre, à la lutte antiterroriste, ils s’attirent aussi des difficultés.
Un djihadiste toulousain a expliqué, lors de son audition à son retour de Syrie, que l’État islamique projetait en Europe des attentats commis par des enfants. Si un seul cas suspect a été détecté parmi les quelque soixante-dix mineurs rentrés en France, le parquet de Paris adapte sa politique pénale. Selon nos informations, les enfants âgés de 13 ans seront désormais placés en garde à vue à leur arrivée dans l’Hexagone.
Prisonniers des Irakiens, des Syriens, des Kurdes et des Turcs, des djihadistes français et leurs familles sont une épine dans le pied pour Paris. Un peu moins d’une centaine d’individus, dont, selon nos informations, 32 mineurs, sont concernés. Faut-il les laisser juger sur place ou réclamer leur extradition ?
La France a surtout été frappée en 2017 par un terrorisme endogène, visant les forces de sécurité 9 fois sur 11, dans des attaques au mode opératoire sommaire. Depuis trois ans, sur les 20 auteurs d’attentats recensés, seulement trois étaient en situation irrégulière.
Depuis plusieurs mois, l’organisation terroriste anticipait la perte de son califat. Les services de renseignement français craignent désormais la relocalisation des troupes sur d’autres théâtres de djihad et l’envoi de clandestins en Europe par le biais d’un mystérieux « Comité d’émigration et de logistique », basé en Turquie, au Liban et en Jordanie.
Le scandale de Saint-Étienne-du-Rouvray, révélé par Mediapart, s’amplifie. Le Canard enchaîné révèle que ce n’est pas un, mais trois services de renseignement qui surveillaient l’un des futurs assassins du père Jacques Hamel.
La direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP) de Paris a eu connaissance des messages d’un des tueurs du père Hamel une semaine avant l’assassinat du religieux. Le terroriste y évoquait une attaque dans une église, mentionnait Saint-Étienne-du-Rouvray… Une fois le prêtre assassiné, la DRPP a alors postdaté deux documents afin de masquer sa passivité. Révélations sur les pratiques du service de renseignement parisien.
Les juges d’instruction parisiens chargés de l’enquête pour « financement du terrorisme » visant la multinationale Lafarge ont identifié plus de 15 millions de dollars suspects dont une partie importante a financé, entre 2011 et 2015, des organisations terroristes en Syrie (y compris l’État islamique) dans le seul but de maintenir l’activité d’une usine sur place. Révélations.
Abdelkader Merah a été condamné jeudi à 20 ans de prison par une cour d’assises spéciale. Celle-ci a retenu l’association de malfaiteurs terroriste criminelle, mais pas la complicité d’assassinats, qui aurait pu lui valoir la perpétuité.
Me Dupond-Moretti a plaidé l’acquittement d'Abdelkader Merah. Pour le meilleur et pour le pire, le ténor du barreau a été l'un des personnages principaux du procès des tueries de Toulouse et Montauban. Au-delà de sa personnalité, son comportement pose une question : peut-on encore juger un homme accusé de terrorisme ?
Huit personnes ont été tuées et onze blessées, mardi 31 octobre à New York, fauchées par une camionnette. Le mode opératoire de ce type d'attentat a été préconisé dès 2010 par Al-Qaïda dans la péninsule arabique.
Devant la cour d’assises de Paris, les membres de la famille Merah ont décrit un quotidien de haine, de violence et de trahison, le tout sur fond d’islam radical. Ce contexte familial hautement dysfonctionnel a constitué le premier terreau du futur tueur au scooter, Mohamed Merah, et de son frère, Abdelkader, accusé d’être complice de ses assassinats.
Nathalie Haddadi a envoyé de l’argent à son fils au début d’un périple qui l’a conduit en Syrie. Jeudi, elle a été condamnée par le tribunal correctionnel de Paris à deux ans de prison ferme, bien qu'elle ait plaidé l’amour maternel.
Faux attentats pour masquer les vrais, tentatives d'infiltrations de la fonction publique, les vétérans du djihad qui planifient les attaques en Europe intoxiquent les services de renseignement occidentaux. Aveuglés, ces derniers éprouvent les pires difficultés à estimer la réalité de l'effectif terroriste qui nous menace. Dernier volet de notre enquête sur les « Espions de la terreur ».