Voici le récit, minute par minute, de l’attentat perpétré par Amedy Coulibaly le 9 janvier 2015 et qui a fait quatre morts à l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes.
L’ombre des principaux complices présumés va peser sur le procès des attentats sanglants de Charlie Hebdo, de Montrouge et de l’Hyper Cacher. La cour d’assises spéciale va devoir se contenter de juger des seconds couteaux.
La cour d’assises spéciale a condamné Tyler Vilus à la plus lourde peine jamais prononcée pour un djihadiste de retour de Syrie. Celui qui a été à la fois un émir et un policier de l’État islamique a écopé de 30 années de réclusion criminelle.
En fin d’audience hier, le djihadiste Tyler Vilus a reconnu que, quand il a décidé de rentrer en Europe en 2015, il comptait « mourir les armes à la main ». Des aveux spectaculaires mais surtout calculés.
Le procès du djihadiste a été perturbé mardi par un incident d’une violence rare : une mère venue témoigner a appris la mort de son enfant en Syrie. Les autorités le savaient depuis deux ans et demi et n’avaient pas cru bon de l’annoncer aux parents.
Mourad Farès, l’un des principaux recruteurs français, s’est rétracté de toutes les accusations qu’il avait pu porter contre Tyler Vilus, membre de la police du califat. La confrontation entre deux des djihadistes français les plus célèbres s’est révélée riche d’enseignements, surtout par ce qui ne s’est pas dit.
Au premier jour de son procès, le djihadiste Tyler Vilus a fait un long monologue détaillant son parcours. Un exercice dans lequel il excelle mais qui risque de le trahir sur la durée.
À travers le parcours de Tyler Vilus, c’est une page d’histoire du djihad que va juger à partir de jeudi la cour d’assises spéciale. Sa trajectoire épouse tous les soubresauts de l’organisation terroriste devenue califat et son ombre plane sur les attentats du 13-Novembre.
L’administration pénitentiaire a mis en place, en 2016, les quartiers d’évaluation de la radicalisation. Quatre ans après, le système enregistre des succès mais laisse en suspens la principale question : comment évaluer le degré d’un engagement ?
Les « cadres intermédiaires », les « violents », les « déçus » ou les « convertis par stratégie »… Mediapart révèle les typologies, établies par l’administration pénitentiaire et les services de renseignement, des 1 300 détenus considérés djihadistes.
Les chercheurs Gilles Chantraine et David Scheer ont passé un an dans les quartiers d’évaluation de la radicalisation où ils ont réalisé 90 entretiens de détenus et de professionnels. Leur compte-rendu bat en brèche certains clichés sur ce dispositif.
Hayat Boumeddiene serait toujours en vie. En cavale en Syrie, la veuve d’Amedy Coulibaly, le tueur de l’Hyper Cacher, fait l’objet d’une nouvelle enquête préliminaire.
Deux semaines avant l’attaque au couteau de Romans-sur-Isère qui a fait deux morts et cinq blessés, l’État islamique avait appelé à poursuivre le djihad à un moment « où la sécurité et les institutions médicales ont atteint les limites de leurs capacités ».
Tobias R., qui a tué mercredi soir neuf personnes dans deux bars à chicha, avait publié sur le web un manifeste raciste et complotiste. Cette nouvelle attaque, la troisième en moins d’un an dans le pays, intervient dans un contexte de lutte contre des groupes d’extrême droite déterminés à passer à l’acte.
Mediapart révèle le rôle joué par l’espion français infiltré au cœur de l’État islamique. Un simple citoyen de confession musulmane qui a empêché deux attentats, dont un visant la communauté juive.
La garde des Sceaux Nicole Belloubet a évoqué samedi le rapatriement des djihadistes en France, avant que « son entourage » ne démente quelques heures plus tard. Ces revirements témoignent de la discorde qui règne en haut lieu depuis qu’Emmanuel Macron a refusé de rapatrier les familles de djihadistes français.