Les femmes de plus de 70 ans représentent la deuxième tranche d’âge la plus touchée par ces meurtres. Mais rares sont les procès pour ces actes encore souvent qualifiés, à tort, de « suicide altruiste ».
Le prix Renaudot a été décerné lundi sur fond de polémique sur les conflits d’intérêts du jury et, surtout, sur le maintien de l’un de ses membres, Christian Giudicelli, un intime de Gabriel Matzneff, auditionné comme témoin dans l’enquête pour « viols commis sur mineur » visant l’écrivain.
L’enquête pour « viol » visant l’ex-adjoint à la culture de la mairie de Paris Christophe Girard, ouverte en août après les révélations du New York Times, a été classée sans suite du fait de la prescription.
Cynthia, 37 ans, se bat pour faire reconnaître les violences que lui a infligées son ex-conjoint, mais aussi pour le bien-être de leur enfant. Face à l’attitude de plusieurs policiers, et à des procès-verbaux qu’elle juge « mensongers », elle a saisi l’IGPN et le ministère de l’intérieur dès 2018.
En cette journée contre les violences faites aux femmes et aux enfants, plusieurs rapports soulignent la brutale réalité : celle des féminicides et des plaintes qui augmentent, celle aussi d’un budget toujours jugé insuffisant par les associations et qui sera au cœur des mobilisations virtuelles ce mercredi.
Alors qu’un animateur d’une école maternelle parisienne a été suspendu après des accusations de violences sexuelles sur des enfants, des parents estiment avoir eu « zéro écoute » des institutions (justice, école, mairie).
Treize enfants d’une école maternelle parisienne ont été auditionnés dans une enquête pour « agression sexuelle et viol sur mineurs » visant un animateur. Classé sans suite après seulement trois mois d’investigation, ce dossier a été rouvert et confié à une juge d’instruction. Notre enquête révèle des dysfonctionnements majeurs et des refus d’enregistrement de plaintes.
Deux producteurs français, et deux collaborateurs, ont été mis en examen pour « viols », « proxénétisme aggravé » et « traite d’êtres humains aggravée ». Dans leur ombre, les leaders du secteur : Dorcel et Jacquie & Michel. Mediapart révèle le contenu des réquisitions du parquet.
Lorsqu’une femme étrangère subit des violences physiques ou psychologiques, elle doit affronter de nombreux obstacles juridiques et institutionnels pour faire valoir ses droits. Rencontre avec celles et ceux qui témoignent de ces difficultés.
Deux universitaires, accusés de violences sexuelles, ont bénéficié de classement sans suite par la justice. Ils n’ont pas non plus été sanctionnés par leurs établissements. Mais ils n’y enseignent plus et dans leurs départements, la situation est très tendue.
Les violences conjugales touchent tous les milieux sociaux, mais la parole de certaines victimes est rare. Léa, Louise, Élizabeth et Joséphine ont longtemps évolué avec aisance dans les quartiers chics de l’ouest parisien, jusqu’à ce qu’elles décident de fuir.
Des femmes intervenant ou travaillant en prison témoignent d’humiliations sexistes de la part de surveillants. Selon nos informations, une avocate toulousaine a déposé, fin octobre, un recours contre la maison d’arrêt de Seysses pour « excès de pouvoir », après avoir dû retirer son soutien-gorge.
Najoua a travaillé comme femme de ménage pour un prestataire de la MGEN. Elle accuse son chef d’équipe de l’avoir frappée et agressée sexuellement. Il dément. Depuis, elle a été licenciée pour inaptitude.
Le tribunal a relaxé l’élue insoumise de Paris Danielle Simonnet, contre qui l’essayiste avait porté plainte en diffamation non publique. Plusieurs responsables de gauche avaient dénoncé une procédure-bâillon dans la lutte contre les violences sexuelles.
Accusé de viols dans les années 1990 par un homme, l’ancien adjoint à la culture de la mairie de Paris a été entendu jeudi par les policiers. Le parquet de Paris avait ouvert, en août, une enquête préliminaire pour « viol par personne ayant autorité ».
La cour d’appel a reconnu le harcèlement sexuel et la discrimination subis par des salariées de la société H. Reinier, sous-traitante de la SNCF. Mais elle a revu sensiblement à la baisse leurs indemnités, les contraignant à restituer une grande partie des milliers d’euros touchés en première instance.