48 ans. À la création de Mediapart, j'ai d’abord suivi le Parlement, puis j’ai rejoint le service Enquêtes. Mes sujets de prédilection pendant des années : l'argent des élus et des partis, la corruption, la transparence, les conflits d'intérêts... De 2018 à 2019, je me suis consacrée à des sujets sur les migrations. Puis j’ai intégré la direction éditoriale élargie, de 2019 à 2023, comme responsable du pôle Société. Désormais, je me penche sur les droits des enfants et les violences qui leur sont faites.
Pour m’écrire : mathilde.mathieu@mediapart.fr
Déclaration d’intérêts
Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
D'après nos informations, la justice a reçu un rapport de Tracfin qui passe au crible les opérations bancaires du groupe UMP du Sénat. Une première. Plusieurs élus, Jean-Claude Gaudin en tête, ont bénéficié de versements intrigants entre 2012 et 2015.
Ce vote est passé inaperçu. Mais au détour d'une proposition de loi sur la présidentielle, les députés ont réussi l'exploit de « simplifier » à l'extrême le contrôle des futurs comptes de campagne législative ou municipale : les dépenses des candidats ne seront plus contrôlées sur un an mais six mois seulement. Pratique.
Arrivé troisième dans la région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, Jean-Pierre Masseret ne s’est pas retiré. Le PS l'a suspendu. Pour certains militants, il incarne le refus d'un « front républicain mortifère ». À 71 ans, c'est la première révolte de ce socialiste dans la ligne, qui est aussi un grand baron local.
Le député Yann Galut (PS) veut offrir une protection digne de ce nom aux lanceurs d’alerte. Il a présenté sa proposition de loi visant à créer une « Agence de l’alerte » indépendante.
En avant-première, Mediapart décrypte la réforme concoctée par un député socialiste pour « rénover » les lois sur l'argent des partis et des campagnes, soutenue par le PS. En pleines affaires Bygmalion ou FN, ce serait un progrès. Encore trop mince.
Alors que les parlementaires ont annoncé qu'ils allaient enquêter sur l'état d'urgence et d'éventuels abus, Mediapart s'est rendu en Dordogne chez un préfet, ancien collaborateur de Brice Hortefeux, pour évaluer les dégâts humains causés par certaines perquisitions.
Mediapart dévoile la liste des perquisitions administratives menées en Seine-Saint-Denis, l'un des départements les plus sensibles, alors que le nombre dépasse 1 600 en France. Le tableau de bord confidentiel de la préfecture, que nous avons consulté, révèle une certaine confusion des objectifs et un maigre bilan.
Un couple du Loiret a déposé plainte au commissariat après une perquisition administrative infructueuse et musclée, le 17 novembre. Muhammad, Palestinien né en Syrie dans un camp de réfugiés, Français depuis des années, veut comprendre.
En dix jours, une salve de 1 200 perquisitions administratives ont été opérées en France, sur ordre des préfets, aiguillés par les services de renseignement. Permises par l'état d'urgence, ces opérations soulèvent nombre de questions. Sont-elles efficaces ? Suffisamment respectueuses des libertés publiques ?
Des investigations menées de l’autre côté de la Méditerranée par la justice anticorruption ont permis d’accumuler des documents et des témoignages inédits qui accablent (un peu plus) Patrick et Isabelle Balkany dans l’affaire de leur patrimoine caché. L'associé historique de Nicolas Sarkozy, l'avocat d'affaires Arnaud Claude, est également confondu par de nouveaux éléments.
Dans l'affaire « Sarkozy 2012 », l'enquête s'élargit au-delà de Bygmalion, sur la piste d'autres dépenses cachées. Une facture d'Agence Publics, co-organisatrice du meeting géant de Villepinte, a disparu du compte du candidat. Mediapart a mis la main sur cette facture à 1,5 million d'euros.
D'après ses propres écrits, Patrick Balkany a bénéficié en 2008 d'une « transaction » avec le fisc, alors qu'Éric Woerth était ministre du budget. L'élu avait été lourdement redressé sur son impôt sur le revenu à la fin des années 1990.
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Les journalistes de Mediapart utilisent aussi leurs blogs, et participent en leurs noms à cet espace de débats, en y confiant coulisses d’enquêtes ou de reportage, doutes ou réactions personnelles à l’actualité.
Et de trois. Une fois de plus, Patrick Balkany et son ancien bras-droit, Jean-Pierre Aubry, tous les deux mis en examen pour « blanchiment de fraude fiscale » (entre autres) et soumis à un strict contrôle judiciaire qui leur interdit de se rencontrer, se retrouvent au même moment, au même endroit, sur la même photo. Par hasard, sans aucun doute.
Pour Pièces à conviction, le journaliste Stéphane Girard a fait le reportage que Mediapart aurait dû réaliser depuis cinq ans. Consacrée aux abus dans les coulisses de l’Assemblée nationale, son enquête, diffusée ce mercredi à 23h10 sur France 3, nous embarque à Londres pour une plongée dans le (contre)-modèle britannique.
Voilà déjà une semaine que le député UMP Dominique Tian a reconnu publiquement, contraint et forcé, avoir planqué un compte en Suisse pendant des années. Voilà déjà une semaine que ce pourfendeur patenté de la fraude sociale (celle des autres, celle des « gagne-petit » qui grugent le RSA ou les allocs) a confessé avoir soustrait plus de 1,5 million d’euros au fisc français, avant de profiter d’une circulaire indulgente pour rapatrier discrètement ses billes en 2014. Et rien ne se passe ou presque.
Mediapart ne lâchera rien. Les citoyens ont le droit de savoir comment le financement des campagnes électorales est contrôlé en France. Avec quelle ardeur, quelle légèreté ou quel aveuglement. Alors que les révélations se multiplient sur les trucages opérés lors de diverses présidentielles, les documents relatifs aux instructions menées par la Commission nationale des comptes de campagne (CNCCFP) sont toujours tenus au secret. En ce vendredi 13 mars, les choses pourraient basculer.
La fortune les abandonne. Hier, Patrick Balkany (mis en examen pour « corruption » et « blanchiment de fraude fiscale ») et son bras-droit Jean-Pierre Aubry (mis en examen pour « complicité de corruption » et « blanchiment de fraude fiscale ») ont manqué de chance : ils ont été repérés discutant devant L’Anjou, un restaurant de Levallois-Perret, alors que le contrôle judiciaire auquel est soumis le second lui interdit de rencontrer le premier –précisément pour éviter qu’ils n’échangent sur l’information judiciaire en cours, menée par les juges Renaud van Ruymbeke et Patricia Simon.