Avec Qui a tué mon père, Édouard Louis reprend le récit intime de son passé pour accuser les politiques d’aujourd'hui. Troisième temps d’un récit entamé en 2014, et retour à ce que ce père lui-même a subi.
Mis en cause dans l’affaire des indemnités de la Caisse des dépôts, Jean Picq, et un conseiller d’État, Alain Ménéménis, siègent pourtant dans la commission de déontologie du ministère de la culture. Ce dernier en est le président, sur proposition du vice-président du Conseil d’État.
Pour la première fois en France, une exposition d’envergure est consacrée aux voix et musiques arabes, à la Philharmonie de Paris. « Al Musiqa » traverse quinze siècles d’histoire et offre un voyage visuel et sonore impressionnant. De quoi bousculer les fantasmes qui voudraient que la musique soit frappée d’un interdit coranique en terre arabo-musulmane.
Un rapport vient d'être remis à l'Élysée, afin de mettre en œuvre la promesse d'un service national universel. L'initiative témoigne d'un renouveau de l'intérêt des responsables politiques pour l'armée et le rôle qu'elle pourrait jouer pour l'intégration nationale. Avec l'historienne Raphaëlle Branche, les détricoteuses se penchent sur ce phénomène.
Pour le bicentenaire de la naissance de Karl Marx, Mediapart a mené un entretien fictif avec le penseur de Trèves sur la France et le capitalisme, à partir de citations réelles.
Huit heures ne font pas un jour, série télévisée réalisée en 1972 par R. W. Fassbinder, sort en salle et en DVD. Inédite, cette saga d'une famille ouvrière de Cologne est une merveille, quel que soit l’angle sous lequel on la considère : depuis hier ou d’aujourd’hui, au sein de l’œuvre du cinéaste allemand ou par rapport à l’actualité des séries.
Pourquoi la vérité ? Roberto Scarpinato, procureur général de Palerme, s’est livré pour Mediapart à un plaidoyer en défense de la liberté d’informer. « La différence entre démocratie et autocratie réside dans le rapport qu’elles entretiennent avec le secret, affirme-t-il. La démocratie est le gouvernement du pouvoir visible : le gouvernement public en public. »
Les dernières années d’écriture de Stevenson sont marquées par une frénésie productrice extraordinaire. Extraordinaire par l’abondance des projets qui semblent s’enchaîner dans un étourdissant carambolage de boules de billard, au moment même où l’écrivain voyageur, à la poursuite d’une guérison impossible, se fixe enfin à Apia, île d’Upolu, capitale de l’archipel anglo-germano-américain des Samoa.
Éric Vu-An, directeur artistique du ballet de Nice, est accusé de gérer sa troupe avec un sentiment de toute-puissance. Une soliste s’estimant discriminée vient de porter plainte. Retour sur un système jusqu’ici toléré, sinon protégé.
Un spectacle total au Théâtre des Bouffes du Nord à Paris ressuscite, tout en le recréant, un chef-d’œuvre anglais de 1728 méconnu en France : The Beggar’s Opera (L’Opéra du gueux). La mise en scène de Robert Carsen et la direction musicale de William Christie font mouche.
Patria, récemment traduit en français, revient sur les années de plomb dans le Pays basque espagnol. Le livre, phénomène social en Espagne, a été salué par le chef du gouvernement Mariano Rajoy. Mais son approche binaire du conflit basque tranche avec la complexité des débats mémoriels en cours en Euskadi.
L’acquisition d’un livre d’heures ayant appartenu à François Ier par le musée du Louvre pour environ 10 millions d’euros permet de décrypter l'usage du mécénat par l'institution, alors que le mandat de Jean-Luc Martinez à la tête de la prestigieuse institution vient d’être reconduit.
L’omniprésence médiatique des biotechnologies laisse accroire que la recherche en biologie s’occuperait de manipuler le vivant plus que de le comprendre. Bien à tort. Qu’est-ce que le vivant ? Comment fonctionne-t-il ? Comment a-t-il évolué ? Rencontre avec Éric Bapteste, directeur de recherche au CNRS, docteur en biologie et en philosophie.
Philippe Lançon est l’un des rares survivants de l’attentat contre Charlie Hebdo. Le Lambeau (Gallimard) raconte son histoire, l’histoire d’un homme qui survit par les livres. Il s'est vu décerné, le 5 novembre 2018, le prix Femina.
De petits riens sans importance, de Iouri Annenkov, fait l’objet d’une nouvelle traduction aux éditions Verdier. Chronique de Saint-Pétersbourg, cet ouvrage évoque une errance inspirée à travers les rues de la ville.