Pierre Moscovici renonce à toute loi sur les rémunérations patronales et préfère s’en remettre à la sagesse de l’auto-régulation. Le gouvernement enterre ainsi ses dernières velléités de réformer les pratiques patronales. Parti pris.
Depuis la fusion, ArcelorMittal ne paie pratiquement plus d'impôt en Europe. La crise de la sidérurgie n'explique pas tout. Le groupe a mis en place une organisation secrète et opaque, qui rend impossible d'appréhender la réalité économique des sites et des pays. Profitant de la concurrence entre États, il jongle entre les prix de transferts et l'optimisation fiscale de tous les flux financiers.
Jean-Marc Ayrault réunit, ce mercredi, syndicats et patronat pour une « conférence de méthode », destinée notamment à définir les contours de la future réforme des retraites. Bruno Palier, spécialiste des systèmes de protection sociale, dresse pour Mediapart un panorama de la situation du système français.
La lutte contre la fraude et l'évasion fiscale est devenue une priorité des gouvernements : le sommet qui réunit aujourd'hui à Bruxelles les dirigeants européens y sera largement consacré. Officiellement, la France est déterminée à mener le combat, mais quand un cas concret se présente, la volonté semble s'évanouir. Il en va ainsi d'ArcelorMittal, à qui l'administration fiscale réclame 1,3 milliard d'euros d'impôt.
Après quatre mois d’une lutte à haute tension, la grève prend fin sur le site d’Aulnay-sous-Bois où quelque 200 grévistes refusaient de rendre les armes. La direction et la CGT, le syndicat majoritaire à l’origine de la grève, ont en effet signé ce vendredi 17 mai un accord mettant un terme au conflit.
Parmi les principales annonces, sa volonté de lancer « l'offensive » sur une « initiative européenne », et la confirmation de la piste envisagée par le gouvernement pour la réforme des retraites, l'allongement de la durée de cotisation.
Face à la Commission européenne, le président de la République a pris tous les engagements attendus : la France va se conformer à la feuille de route dressée par Bruxelles. Il n’y a pas d’infléchissement de la commission, encore moins de victoire de la France. Trois économistes reviennent sur « la contre-révolution néolibérale menée en Europe depuis 2010 ».
Selon les dernières statistiques de l'Insee, la France est entrée en récession. Dépressif, l'environnement européen pèse sur la conjoncture de notre pays. Mais la politique d'austérité budgétaire et salariale voulue par Hollande a aggravé la chute d'activité au lieu de la conjurer. Roosevelt, au secours !
Le gouvernement doit transmettre très prochainement à la Commission européenne le dossier de la garantie financière accordée au Crédit immobilier de France. Pas pour obtenir le feu vert à un sauvetage de l'entreprise mais à sa liquidation...
Bruxelles a accordé un répit de deux ans à la France pour rentrer dans les clous de Maastricht. Mais la commission insiste désormais sur les « réformes structurelles » à accomplir au plus vite. Retraites, marché du travail, etc. : passage en revue des exigences européennes.
Dans son rapport sur « la politique culturelle à l'ère des contenus numériques », la mission Lescure formule 80 propositions destinées à réconcilier internautes et industrie du divertissement, au risque de décevoir les deux camps. Parmi les pistes envisagées : suppression de l'Hadopi mais création d'une amende réduite, abandon de la taxe Google mais extension de l'assiette de la copie privée, amélioration de l'offre légale mais refus d'une légalisation du peer-to-peer.
L'ancien informaticien de la banque HSBC Genève à l'origine de la révélation du plus gros fichier de fraudeurs fiscaux, est libre : la justice espagnole a rejeté son extradition vers la Suisse, soulignant qu'il a permis « la révélation de situations criminelles dissimulées ou permises par l’établissement financier lui-même ».
À partir de janvier prochain, les bonus des banquiers travaillant dans l'Union seront plafonnés. C'est l'une des mesures phares adoptées par le parlement européen en avril dernier, en réaction à la crise financière qui secoue l'Europe. À la manœuvre, un eurodéputé belge, Philippe Lamberts, désormais considéré comme « l'homme le plus détesté de la City ». Entretien avec cet élu écolo, qui juge sévèrement la réforme des banques conduite en France.
L'ambassadeur du Brésil à l'Organisation mondiale du commerce, Roberto de Azevêdo, a été sélectionné de justesse pour succéder à Pascal Lamy à la direction de l'institution. Un succès pour la très dynamique diplomatie brésilienne, mais certainement pas le meilleur des candidats.
L'instruction judiciaire dans le dossier des suicides à France Télécom touche à sa fin. Le Parisien publie un document « accablant » contre l'ancienne direction : le compte-rendu d'une réunion de cadres dirigeants datant de 2006. L'ex-PDG Didier Lombard y annonce en termes crus l'accélération des restructurations. Un document publié par Mediapart en 2009.