En attendant le deuxième acte, mercredi soir, d'un Conseil européen décisif pour l'avenir de l'euro, Shahin Vallée, chercheur associé pour le centre d'études Bruegel, à Bruxelles, revient sur les avancées, fragiles, de la journée de dimanche.
L'Assemblée nationale commence à examiner mardi 25 octobre le budget de la Sécurité sociale pour 2012. Le déficit du régime général passe de 18 milliards en 2010 à 13,9 milliards d'euros à l'aide d'un train de mesures d'économies.
Demandeurs d'emploi de moins de 60 ans qui se retrouvent avec 400 euros par mois alors qu'ils ont tous leurs trimestres, préretraités forcés de revenir au travail: la réforme des retraites fait des victimes silencieuses.
Les dirigeants européens ont repoussé à mercredi le moment des décisions. Mais «les travaux avancent bien», a affirmé Nicolas Sarkozy, qui a capitulé face à Angela Merkel sur les contours du Fonds de stabilité. Surtout, la pression des Européens sur Silvio Berlusconi est encore montée d'un cran.
Après trois jours d'un marathon dont l'Europe a le secret, les pays européens ont dégagé un accord sur la nécessité de restructurer la dette grecque à hauteur d'au moins 50%, sur l'impératif besoin de recapitaliser les banques européennes. Mais, dimanche, la France et l'Allemagne s'opposent toujours sur le rôle et les moyens de financement à donner au Fonds de stabilité.
À Athènes, les mesures d'austérité massue, concoctées par Bruxelles et le FMI, sont à l'origine d'une violente crise politique. Qu'en disent les Grecs qui travaillent pour l'Union européenne? Les eurodéputés grecs ont-ils viré eurosceptiques? Mediapart s'est entretenu avec plusieurs d'entre eux.
La discorde domine le règlement de la crise, et place l'Europe en pleine confusion. La menace de dégradation de la signature française a amené Nicolas Sarkozy à durcir le ton et ses positions. Il veut un mécanisme permettant de sauver les banques. En face, Angela Merkel défend une mise à contribution des créanciers privés. Les positions, à ce stade, paraissent irréconciliables.
En urgence, le gouvernement a fait voter le sauvetage de Dexia. Ses engagements s'élèvent à 40 milliards d'euros, soit deux fois le montant des garanties accordées au moment de la faillite du Crédit lyonnais. « Le coût final de cette opération est inconnu », de l'aveu du rapporteur de la commission des finances. Décryptage d'un sauvetage public pour lequel le gouvernement n'a retenu aucune des leçons de la crise de 2008.
Jacques Attali a tenté de réunir, mercredi, la commission qui porte son nom. Echec! Les plus libéraux ont flairé une manœuvre en faveur de François Hollande et ont boycotté le rendez-vous. Les experts de gauche savent qu'ils ont tout à perdre à s'y afficher. Résultat: l'essayiste multicartes s'est brouillé avec la Sarkozie sans se faire pardonner par la gauche.
Des sous-traitants du nucléaire dénoncent la non-prise en compte du facteur humain dans les évaluations complémentaires de sûreté actuellement en cours dans les centrales françaises, raconte le blog Ma zone contrôlée va mal.
Bruxelles se prépare à accueillir, dimanche, un énième sommet décisif pour l'avenir de la Grèce, et l'avenir de l'euro. En attendant, les appels à un «saut fédéral», pour dépasser la crise une bonne fois pour toutes, se multiplient. Quitte à fermer les yeux sur les risques politiques d'une intégration à marche forcée.
Joëlle Ceccaldi-Reynaud, maire de Puteaux et présidente du nouvel Epad de la Défense, n'est que la dernière de la longue liste des amis du président soupçonnés d'user et abuser des comptes offshore.
Ce conseiller de François Hollande croit avoir la solution à la crise européenne: repenser de fond en comble nos manières de soutenir l'industrie et l'innovation, grâce à un «Etat stratège»... Le retour à la vieille politique industrielle? Entretien avec ce professeur à Harvard.
L'agence de notation engage une évaluation de la France, notée AAA. Avec cet avertissement fait au lendemain de la primaire PS, Moody's entend rappeler l'ordre des marchés à tout candidat à l'élection présidentielle.
Ils sont travailleurs dans le nucléaire, exposés aux rayonnements des neutrons, et, aussi incroyable que cela puisse paraître, ils ne sont pas suivis pour cela. Plus exactement, l'Etat est incapable de fournir les informations pourtant obligatoires concernant leur dosimétrie neutronique.
La cour d'appel de Montpellier vient de débouter GDF Suez et sa filiale la Compagnie du vent, pionnier français de l'énergie éolienne, de la révocation de son ancien PDG, l'entrepreneur Jean-Michel Germa.