Les dernières confrontations devant les juges ont révélé l’isolement de l’élu face à la version des autres protagonistes de l’affaire du chantage à la sextape. Mais ses avocats multiplient les demandes procédurales, éloignant la perspective d’un jugement avant les prochaines municipales.
Un rassemblement a eu lieu à Paris, dimanche, à l’initiative d’un collectif d’extrême droite pour rendre hommage à Philippine… et pointer du doigt l’immigration. Les statistiques et les experts invitent pourtant à interroger le meurtre de la jeune femme au prisme de la lutte contre les féminicides, loin des débats nauséabonds sur les populations étrangères.
Une demi-douzaine d’anciens eurodéputés et assistants, dont un ancien conseiller de Marine Le Pen, ont témoigné pendant l’instruction contre leur parti, dénonçant un système de détournement des fonds européens ou de faux contrats. Des règlements de comptes, estime l’ancienne patronne du FN.
Le dossier des assistants employés au Parlement européen pour l’extrême droite est plus lourd de menaces que celui, très proche, du MoDem, jugé en février. Marine Le Pen est en effet poursuivie à double titre, comme eurodéputée et comme présidente du parti à l’époque. Elle risque l’inéligibilité.
La plus proche collaboratrice du maire LR de Roanne, Yves Nicolin, a mis fin à ses jours en juin. En toute confidentialité, Nathalie Goutorbe avait fait fuiter des informations sur des situations de conflit d’intérêts. Dans une lettre posthume consultée par Mediapart, elle disait ne plus avoir de « force » pour affronter une enquête judiciaire. Avant d’ajouter : « Je sais que le bon triomphera. »
Les critiques du député de la Somme sur La France insoumise et Mélenchon, qu’il juge obsédés par le vote des quartiers populaires urbains, ne passent pas. Les premiers concernés par le racisme, proches de la gauche malgré tout, y voient une double faute : politique et stratégique.
Véritable institution culturelle de la ville, l’Escapade voit son équipe se déchirer autour du sort de son directeur, que la mairie RN accuse de harcèlement moral. En toile de fond, la crainte d’une reprise en main de ce lieu de résistance à l’extrême droite.
Poussé par une vague de nouveaux témoignages, le ministère des armées a annoncé un programme de lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans ses rangs. Pourra-t-il changer une institution qui a souvent préféré taire, voire couvrir ces violences ?
À Nancy, deux employées d’une association de réinsertion se sont vu demander, au nom de la loi, de retirer leur voile sous peine de licenciement. Leurs collègues dénoncent « une lecture sexiste, paternaliste et islamophobe de la laïcité ». Le ministre de l’intérieur soutient l’association.
Sa mère, le mentor qui l’a radicalisé, ses victimes, l’exhortent à s’expliquer. Mais celui qui est suspecté d’être la cheville ouvrière de l’attentat mené contre « Charlie Hebdo » se présente certes tous les jours en costume-cravate, mais continue de parler pour ne rien dire.
Poursuivi pour des infractions sexuelles commises en état d’ivresse sur trois femmes, le cinéaste a tout oublié. Mais jure devant la justice qu’il n’est qu’un simple « fêtard » et un « lourdingue » avec un sérieux « problème d’alcool ».
Échaudé par les promesses sans lendemain, le monde du logement attend beaucoup de la nouvelle ministre qui connaît très bien le secteur. Lors de son premier déplacement au Congrès HLM, celle-ci a prévenu qu’elle n’avait pas de « baguette magique ».
Menacé par le procès des soupçons d’emplois fictifs européens et fragilisé par la révélation de faux documents confectionnés pour Jordan Bardella en 2018, le RN a missionné l’avocat et eurodéputé Alexandre Varaut pour distiller ses arguments de défense.
Le parquet de Paris demande le renvoi devant la cour criminelle de deux policiers ayant blessé des « gilets jaunes » le 26 janvier 2019, place de la Bastille, dont celui qui a atteint Jérôme Rodrigues à l’œil droit avec une grenade de désencerclement.
La cour d’appel de Rennes a relaxé un militant identitaire qui avait injurié un journaliste noir dans une interview publiée par le site d’extrême droite Breizh-Info. En première instance, l’auteur de ces propos et le média avaient été condamnés.
En juillet, la chaîne a annoncé se séparer d’un des duos de son émission phare, « d’un commun accord ». Mais selon les témoignages que Mediapart a recueillis, les comédiens ont été brutalement remerciés pour des raisons jugées racistes, au terme d’une collaboration émaillée d’incidents.