Le candidat de La France insoumise ambitionnait de « fédérer le peuple ». Ce ne sera pas pour cette fois, mais il est probable que son équipe et lui n’ont pas fait que bouleverser le jeu électoral et ont amorcé une dynamique nouvelle dans certaines parties du corps social.
Le second tour de la présidentielle divise la droite entre les partisans d’un appel à voter Macron, ceux qui préfèrent s’abstenir et ceux qui se disent prêts à voter FN. Confrontés à l’extrême droitisation d’une large partie de leur base, nombre d’élus LR craignent de voir Marine Le Pen l’emporter.
La consultation des 440 000 soutiens de la France insoumise démarre ce mardi. Les militants pourront dire s’ils veulent voter Emmanuel Macron, blanc ou nul, ou s’abstenir. Le candidat ne devrait pas s’exprimer avant le résultat. De leurs côtés, le PCF et Ensemble appellent à battre le Front national.
Exaspération face aux injonctions, critiques du programme d'En Marche!, sentiment de répétition… Depuis dimanche soir, de nombreux électeurs de gauche font part de leurs profonds tiraillements, voire de leur refus de voter Macron au second tour.
C’est l’obsession de Podemos depuis sa création : passer devant les socialistes du PSOE. Jean-Luc Mélenchon, lui, y est parvenu en France, alors même que beaucoup de cadres de Podemos, à Madrid, ont longtemps douté de la stratégie du candidat français.
Pour la première fois, le FN est le parti qui a recueilli le plus de voix dans les départements et collectivités d'Outre-mer. Au premier tour de l'élection présidentielle, Marine Le Pen capitalise tout à la fois sur les échecs des partis de gouvernement, le sentiment d'abandon et la prégnance des problématiques migratoires exacerbés dans ces territoires.
L'historien André Burguière vient de publier un long essai, La gauche va-t-elle disparaître ?, aux éditions Stock. La gauche a oublié… la gauche, explique-t-il. Pourquoi, sur quels points ? Et comment la réveiller, refonder un nouveau projet ? Ses réponses.
Le premier tour de l’élection présidentielle de 2017 est marqué par le niveau historiquement faible de la gauche et l’émergence d’un centre indépendant capable de contester le pouvoir aux blocs de droite et de gauche qui y alternaient jusqu’à présent.
Marine Le Pen se qualifie pour le second tour avec 21,3 % des suffrages et bat son record de voix. Mais en manquant la première place, elle ne parvient pas à lancer une dynamique réelle pour espérer la victoire. Décryptage d'un résultat en demi-teinte pour le FN.
Le candidat de La France insoumise a échoué à créer la surprise lors du premier tour de la présidentielle, en finissant à la quatrième place. Il a réservé son appel au vote pour le second tour. En arrivant très largement devant le PS, il se place comme incontournable à gauche pour la reconstruction à venir.
Après des semaines de campagne au son des casseroles et des « Rends l’argent », François Fillon est éliminé. Bien décidés à ne pas endosser la responsabilité de cette défaite, nombre d’élus LR l’attaquent ad hominem. En coulisses, beaucoup préparent la suite.
Lætitia Avia, soutien d'Emmanuel Macron, Sandra Laugier, soutien de Benoît Hamon, et Sarah Legrain, soutien de Jean-Luc Mélenchon, étaient les invitées de la troisième partie de la soirée électorale de Mediapart.
Premier débat de notre soirée électorale: l'abstention et la crise de la Ve République. Invités : Camille Peugny, sociologue ; Valérie Igounet, historienne ; Denis Pelletier, historien, et Anne Jadot, politistes.
Deuxième partie de notre soirée: la présence d'Emmanuel Macron et de Marine Le Pen au second tour, l'effondrement des partis politiques de gouvernement, la bataille des législatives.
L'élimination des candidats des deux grands partis de gouvernement, l'irruption en tête du centriste Macron, la percée spectaculaire de La France insoumise et de son candidat Jean-Luc Mélenchon sont un bouleversement sans précédent depuis 1958. Chaque camp parle d'une recomposition complète du champ politique. Tout est à reconstruire.