Pour parler du projet de François Fillon dans une campagne accaparée par les affaires, Jean-François Lamour organise des « pieds d’immeuble ». Dans les rues du XVe arrondissement de Paris, micro à la main, il répond aux questions des badauds et s’efforce de garder le sourire malgré les « voleur ! » que lui lâchent certains passants.
Dans ce bastion de gauche, les socialistes, avec leur vague à l’âme, cohabitent avec des communistes et des Insoumis, qui ont le vent en poupe, et des ralliés à Emmanuel Macron, qui croisent les doigts. À une semaine du premier tour, ils n’ont jamais rencontré autant d’électeurs incertains de leur vote.
Lundi 17 avril au soir, la candidate du Front national a rassemblé des milliers de convaincus au Zénith de Paris autour des fondamentaux de l’extrême droite. À l’extérieur de la salle, quelque 150 militants antifascistes ont tenté de perturber son rendez-vous, sans succès.
L’historienne Valérie Igounet revient sur la construction du Front national, né en 1972 aux marges de l’extrême droite, et sur la façon dont il s’est forgé un destin supposé incontournable pour le second tour 2017. Troisième volet : la présidentielle de 1995 et l’émergence d’un « ouvriéro-lepénisme ».
Selon les coins de France et la motivation des élus locaux, la campagne de François Fillon s’accélère, avance au ralenti ou reste carrément au point mort. De Toulon à Troyes, en passant par Le Havre, Mediapart est allé rencontrer les militants LR afin de prendre la température du terrain. Laquelle est souvent plus fraîche que celle ressentie dans les meetings du candidat.
Dans un court essai, Populisme : le grand ressentiment, le sociologue Éric Fassin prend à contre-pied le projet politique de Chantal Mouffe d’élaborer un « populisme de gauche ». Il met en garde sur la manière dont le populisme tend à effacer les vrais enjeux de lutte de classes et empêche de penser un nouveau projet de gauche.
En meeting samedi 15 avril à Perpignan, sur les terres de son compagnon Louis Aliot, Marine Le Pen a brandi la « menace islamiste », tout en adressant de gros clins d’œil à l’électorat du candidat de la droite, devant une salle totalement acquise à « Marine » et aux éléments de langage frontistes.
Les récentes déclarations de Marine Le Pen sur la rafle du Vél’ d’Hiv’ témoignent de sa volonté de promouvoir un « roman national » et de rejeter toute « repentance ». Mettant à bas ses efforts pour récupérer le gaullisme, le Front national s’est exposé à une nouvelle suspicion d’antisémitisme, de révisionnisme ou de négationnisme.
Au terme d’une enquête de deux ans, trois chercheurs de l’université de Strasbourg ont reconstitué les parcours de plus de 1 700 parlementaires, entre 1978 et 2017. Ils confirment la professionnalisation massive de la politique, et l’expliquent notamment par la hausse du nombre d’élus provoquée par la décentralisation. Voici les bonnes feuilles.
Invité de Mediapart, le candidat socialiste à l’élection présidentielle a reconnu les « difficultés de sa campagne », le poids du bilan du quinquennat Hollande et de l'étiquette PS. Il s'est surtout démarqué de Jean-Luc Mélenchon, expliquant leurs désaccords sur l'Europe et la mutation du salariat.
Depuis 1995, chaque élection présidentielle (hormis en 2002) a révélé son lot de tricheries dans ses financements. Nos journalistes Mathilde Mathieu, Marine Turchi et Fabrice Arfi reviennent sur ce problème endémique, avec Elsa Foucraut, de Transparency International.
L'eurodéputé ex-LR, ancien directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, dont les aveux avaient fait basculer l'affaire Bygmalion, revient avec Mathilde Mathieu sur les coulisses des financements de campagnes, leurs contraintes et leurs hypocrisies.
Jean-Luc Mélenchon n'apporte plus le bruit et la fureur et suscite, en pépère rassurant, une certaine adhésion. Et les nouvelles formes d'engagement et de coopération imaginées par ses militants pourraient bien être au cœur de la stratégie de la France insoumise, y compris après l'élection.
À onze jours de l'élection présidentielle, Mediatrap s'adresse aux indécis, cette foule d'anonymes incapables de faire leur choix parmi les onze prétendants à la magistrature suprême. Et vous propose de glisser un bulletin François Fillon dans l'urne. Voici pourquoi.
Tout au long de la campagne, les candidats se sont faits discrets autour des usines en difficulté. Leurs programmes sont à l’image de cette timidité : ils semblent avoir acté que les politiques n’ont plus de marge de manœuvre pour sauver l’industrie française.
Dans cette ville prise en 2014 au PS par l’écologiste Éric Piolle, allié à des membres du Parti de gauche et de différents réseaux citoyens, la droite est largement absente de la campagne. Et toutes les nuances de gauche, depuis les partisans de la France insoumise jusqu’aux socialistes tentés par En Marche, se préparent avec impatience aux recompositions qui suivront le premier tour de la présidentielle.