Après des semaines de campagne au son des casseroles et des « Rends l’argent », François Fillon est éliminé. Bien décidés à ne pas endosser la responsabilité de cette défaite, nombre d’élus LR l’attaquent ad hominem. En coulisses, beaucoup préparent la suite.
Lætitia Avia, soutien d'Emmanuel Macron, Sandra Laugier, soutien de Benoît Hamon, et Sarah Legrain, soutien de Jean-Luc Mélenchon, étaient les invitées de la troisième partie de la soirée électorale de Mediapart.
Premier débat de notre soirée électorale: l'abstention et la crise de la Ve République. Invités : Camille Peugny, sociologue ; Valérie Igounet, historienne ; Denis Pelletier, historien, et Anne Jadot, politistes.
Deuxième partie de notre soirée: la présence d'Emmanuel Macron et de Marine Le Pen au second tour, l'effondrement des partis politiques de gouvernement, la bataille des législatives.
L'élimination des candidats des deux grands partis de gouvernement, l'irruption en tête du centriste Macron, la percée spectaculaire de La France insoumise et de son candidat Jean-Luc Mélenchon sont un bouleversement sans précédent depuis 1958. Chaque camp parle d'une recomposition complète du champ politique. Tout est à reconstruire.
Revivez notre suivi en direct de la journée de vote puis de la soirée électorale, avec nos envoyés spéciaux en régions et dans les QG des candidats, ainsi qu'avec nos dessinateurs de Battre la campagne.
L’historienne Valérie Igounet revient sur la construction du FN et sur la façon dont il s’est forgé un destin supposé incontournable pour le second tour 2017. Quatrième volet : la présidentielle de 2002, qui voit le FN présent au second tour, et Marine Le Pen s'impliquer dans la vie de son parti.
Le candidat de la droite a conclu vendredi sa « douloureuse » campagne sur le thème du « totalitarisme islamique », l’une de ses marottes. Empêtré dans les affaires depuis fin janvier, il a multiplié les contre-vérités et radicalisé son propos pour tenter de se maintenir dans la course. À la veille du premier tour, il est encore convaincu de créer la surprise dimanche.
Le candidat socialiste espère limiter, dimanche, l'ampleur de sa défaite annoncée. Prisonnier de l'appareil du PS et de ses propres hésitations malgré un programme renouvelé, il n'a jamais réussi à prendre la main sur une campagne chaotique.
Le candidat de La France insoumise est parvenu à se hisser parmi les prétendants au second tour. Il a construit un mouvement à même de porter son ambition indépendante du PS et hors parti.
Le recours à la notion de populisme de gauche fait l'objet de vifs débats intellectuels dans le cadre de la campagne présidentielle. Ses partisans l'utilisent dans le but de forger un sujet politique nouveau, articulant des demandes sociales hétérogènes. Cette proposition circule d’autant mieux que la crise de la représentation s’est accentuée depuis 2008. Mais elle n'est pas sans poser problème.
Marine Le Pen a rouvert le dossier de la responsabilité de la France dans la rafle du Vél’ d’Hiv’. En reprenant la doxa gaulliste qui prétend que « la France » était à Londres pendant l’Occupation, le Front national, fondé par des anciens de Vichy biberonnés à l’antisémitisme, tente ainsi de se dédiaboliser.
À quatre jours du premier tour de la présidentielle, Mediapart a reçu, ce 19 avril, quatre soutiens de Jean-Luc Mélenchon, membres de La France insoumise. L'Europe, la Russie, la majorité parlementaire, les ressorts de la campagne… au sommaire du débat avec les journalistes de Mediapart.
« Il se peut que nous allions à la qualification. » Le candidat de La France insoumise était à Dijon mardi soir, et dans six autres villes via un hologramme. Attaqué depuis quelques jours sur sa capacité à être démocrate, il a riposté et tenu à rassurer les inquiets en esquissant les contours de ce que serait sa pratique du pouvoir, tournée vers « la justice sociale ».
Pour parler du projet de François Fillon dans une campagne accaparée par les affaires, Jean-François Lamour organise des « pieds d’immeuble ». Dans les rues du XVe arrondissement de Paris, micro à la main, il répond aux questions des badauds et s’efforce de garder le sourire malgré les « voleur ! » que lui lâchent certains passants.