Lors d’un meeting en plein air sur le Vieux Port, le candidat de la France insoumise s’est montré déterminé. Porté par une forte dynamique, il a lancé à ceux qui étaient venus l’écouter : « Ne comptez que sur vos propres forces, je ferai ma part de travail, faites la vôtre. » Son discours, centré sur la paix et l’écologie, a été porté par une foule déterminée.
L’équipe du candidat socialiste s’est entourée de plusieurs anciens conseillers de Bernie Sanders à la primaire démocrate, comme l’économiste James K. Galbraith, parrain de « l’Agenda 2017 ». Deux consultants du parti démocrate ont également été recrutés pour le pôle mobilisation. Hamon espère encore limiter la casse électorale à deux semaines du premier tour.
Derrière sa page Facebook officielle et lisse, le trésorier du microparti de Marine Le Pen étale ses idées radicales sur plusieurs comptes anonymes. Mediapart et Marianne ont retrouvé les multiples pages Facebook d'Axel Loustau, bien loin de la fameuse « dédiabolisation » de la candidate du FN.
Quels candidats proposent réellement de s’attaquer à une institution qui censure depuis des années quasiment toutes les lois contre l’évasion fiscale ?
Contrairement au premier débat, François Fillon et Marine Le Pen n’ont cette fois-ci pas échappé aux questions sur les affaires. Et c’est sur ce sujet que les deux candidats ont été le plus mis en difficulté par leurs adversaires.
Institutions, Europe, lutte contre le chômage, modèle social, Défense… Les prétendants ont alterné entre déroulé de leurs programmes et attaques de rivaux. Compte-rendu du débat à onze candidats.
En région Provence-Alpes-Côte d’Azur, comme ailleurs, François Fillon remplit les salles de ses meetings. Mais sur le terrain, c’est morne plaine. Pas un tract, pas une affiche, pas un militant LR à l’horizon. Le Front national est en revanche extrêmement présent. Et connaît un succès grandissant.
Le candidat de la France insoumise tenait meeting dimanche devant 3 000 personnes. Il a été question des déserts médicaux et du recul des services publics, dans un département directement touché par le sujet. Pour son directeur de campagne, l’objectif de ces trois dernières semaines est clair : « faire de la France indécise une France insoumise ».
Les économistes Bruno Amable et Stefano Palombarini proposent une grille de lecture à la décomposition de la scène politique française. Selon eux, la crise actuelle est l’aboutissement d’une vieille incapacité des gouvernants à forger des alliances majoritaires dans le corps social, en appui à la libéralisation du modèle social.
Manuel Valls n’a pas tenu parole en appelant à voter Macron après s’être engagé à soutenir Hamon. Ce n’est pas une première chez lui. Ses amis répondent qu’il est fidèle à ses idées, mais ce double langage résume toute son histoire au PS.
Strategy Bank, qui a négocié un troisième prêt avec le FN, était un établissement douteux, épinglé à plusieurs reprises pour blanchiment avant d’être mis en faillite. Une fois de plus, le parti de Marine Le Pen choisit un canard boiteux avec la perspective qu’au bout du compte, les millions empruntés ne soient jamais remboursés.
Après avoir profité de deux prêts russes en 2014, le Front national a signé, le 15 juin 2016, une troisième demande de prêt avec une banque russe. Cet emprunt de trois millions d’euros est « destiné à financer la campagne électorale française ». Nous publions ce document à en-tête du parti. Le FN assure que ce projet « n’a eu aucune suite ». Marine Le Pen a été reçue par Vladimir Poutine le 24 mars.
Après le ralliement de Manuel Valls à Emmanuel Macron, le candidat du PS a lancé un nouvel appel à l’unité à Jean-Luc Mélenchon. Une demande aussitôt rejetée, tant l’évidence de la position « centrale » du socialiste est fragilisée.
L’Europe est l’un des nœuds de la campagne présidentielle, au cœur du « désaccord » entre Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon. Thomas Piketty et Éric Coquerel en débattent et analysent les multiples fractures de la gauche, au cours de notre émission MediapartLive.
En annonçant son soutien à Emmanuel Macron mercredi, l’ancien premier ministre a achevé l’entreprise d’explosion de la gauche et du PS, entamée dès le début du mandat de François Hollande.
Sur le terrain, la rupture entre socialistes est déjà consommée. Avant son meeting de Lille mercredi soir, Benoît Hamon doit encaisser l'appel de Manuel Valls à voter Macron. Mais dans le Nord, les militants socialistes ont déjà fait le deuil du quinquennat. Pour leur premier porte-à-porte, les militants de Roubaix se projettent déjà dans l'après. « Le PS va se transformer, c’est sûr. Disparaître, non ! Simplement, ce ne sera plus le même PS », dit l'un d'eux. Reportage.