Dans une enquête diffusée jeudi par « Envoyé spécial » sur France 2, en partenariat avec Mediapart, Marianne et Flammarion, un ancien membre de la « GUD connection » qui entoure la présidente du FN témoigne des soirées ponctuées de « saluts nazis » et d’une obsession vis-à-vis des juifs.
Mis en examen, le candidat Fillon prend la présidentielle en otage pour régler ses déboires avec la justice. Le choix de la droite de le maintenir est le carburant du désastre à venir.
Elle pourrait parfaitement s’accommoder de la Ve République. Nominations, référendums, état d’urgence déjà en vigueur : quelques semaines lui suffiraient pour mettre en place un État FN. Peu d’institutions seraient en capacité de résister.
Le candidat de la France insoumise participait samedi au quatrième sommet du plan B. L’occasion pour lui, en pleine campagne, de montrer que son projet – sortir des traités – est partagé en Europe. À une quarantaine de jours du premier tour, Mélenchon estime qu’un vent favorable s’est levé.
Peut-on faire autre chose que déplorer l’effondrement de la gauche ? Il est urgent d’imaginer une autre voie, qui ne soit ni la « troisième », ni une impasse, ni condamnée à rester éternellement minoritaire. À condition d’un réarmement intellectuel en profondeur et d’un réexamen des lignes de fracture politiques. Un article de la Revue du Crieur.
Finances publiques, retraites, chômage, droit du travail et même grands projets comme le développement numérique, toutes les réformes structurelles que le Conseil européen demande à la France depuis plusieurs années se retrouvent dans le programme d’Emmanuel Macron. Mot pour mot.
Ce qui s’est joué autour du maintien de François Fillon dépasse la valse des défections, des retournements de vestes, des grandes déclarations et des bruits de couloir. Le rassemblement du Trocadéro, l’abandon d’Alain Juppé et les atermoiements des centristes, marquent la fin définitive de l’UMP (devenue LR) telle qu’elle avait été conçue en 2002, comme une fusion des « droites républicaines ».
Huitième et dernier volet de notre reportage. Rencontre avec Franck Plateau, hôtelier et restaurateur à Liessies, un village hors du temps qui vit du tourisme. Pour les élections de 2017, Franck fait partie des déboussolés. Seule certitude : tout faire pour éviter le FN.
Des mails obtenus par Mediapart et Marianne démontrent que Marine Le Pen a été informée de la situation problématique de son ancien conseiller Gaël Nofri, soupçonné d'avoir été rémunéré pendant la campagne de 2012 par un contrat « fictif ». La justice a été saisie de ce cas le 3 mars, dans l'affaire des assistants parlementaires du FN.
Septième volet de notre reportage dans l’Avesnois, ce territoire du département du Nord proche de la frontière belge. Rencontre avec Moudni Abdellah, restaurateur, pour qui la vie au Quesnoy ne serait qu’un long fleuve tranquille.
Le candidat du PS est lâché par une partie de l’aile droite, tentée par Emmanuel Macron. Dernière défection en date : celle de Bertrand Delanoë, l’ancien maire de Paris. Son équipe veut croire que cela profitera à Hamon en clarifiant les lignes à gauche. Mais sa campagne reste bien inaudible.
En 2012, c’est chez les électeurs les plus défavorisés que la gauche a fait ses meilleurs scores. Aux dernières régionales, cet électorat est allé vers le Front national. Au premier tour de la présidentielle, il y a de fortes probabilités qu’il se tourne vers Marine Le Pen.
Après l’abandon d’Alain Juppé et alors que les sarkozystes cherchaient encore une solution pour sortir de la crise historique que traverse la droite, François Fillon a coupé court aux « discussions vaines » lors du comité politique de son parti. Ragaillardi par le rassemblement du Trocadéro, le candidat LR s’estime désormais le plus « légitime » pour rassembler son camp.
Rencontre avec Jason et Jessica dans la banlieue de Maubeuge. Une vie décrite comme une impasse, entre chômage, ressentiment, peur des musulmans. Cette fois, pour Jessica, qui vote « toujours FN », et Jason, c’est sûr, « Marine Le Pen va passer ».