Des mails obtenus par Mediapart et Marianne démontrent que Marine Le Pen a été informée de la situation problématique de son ancien conseiller Gaël Nofri, soupçonné d'avoir été rémunéré pendant la campagne de 2012 par un contrat « fictif ». La justice a été saisie de ce cas le 3 mars, dans l'affaire des assistants parlementaires du FN.
Septième volet de notre reportage dans l’Avesnois, ce territoire du département du Nord proche de la frontière belge. Rencontre avec Moudni Abdellah, restaurateur, pour qui la vie au Quesnoy ne serait qu’un long fleuve tranquille.
Le candidat du PS est lâché par une partie de l’aile droite, tentée par Emmanuel Macron. Dernière défection en date : celle de Bertrand Delanoë, l’ancien maire de Paris. Son équipe veut croire que cela profitera à Hamon en clarifiant les lignes à gauche. Mais sa campagne reste bien inaudible.
En 2012, c’est chez les électeurs les plus défavorisés que la gauche a fait ses meilleurs scores. Aux dernières régionales, cet électorat est allé vers le Front national. Au premier tour de la présidentielle, il y a de fortes probabilités qu’il se tourne vers Marine Le Pen.
Après l’abandon d’Alain Juppé et alors que les sarkozystes cherchaient encore une solution pour sortir de la crise historique que traverse la droite, François Fillon a coupé court aux « discussions vaines » lors du comité politique de son parti. Ragaillardi par le rassemblement du Trocadéro, le candidat LR s’estime désormais le plus « légitime » pour rassembler son camp.
Rencontre avec Jason et Jessica dans la banlieue de Maubeuge. Une vie décrite comme une impasse, entre chômage, ressentiment, peur des musulmans. Cette fois, pour Jessica, qui vote « toujours FN », et Jason, c’est sûr, « Marine Le Pen va passer ».
Devant des dizaines de milliers de personnes réunies ce dimanche 5 mars, sous la pluie, place du Trocadéro à Paris, François Fillon a remercié « le peuple qui ne fait pas de bruit, qui a du bon sens », venu le soutenir. Au 20 heures de France 2, il a répété que « personne ne [pouvait] aujourd’hui [l]’empêcher d’être candidat ». En coulisses, les tractations se poursuivent pour tenter de trouver une sortie de crise. Ce lundi matin, Alain Juppé annonce depuis Bordeaux qu’il renonce à être un candidat de remplacement.
Le meeting de Marine Le Pen, samedi dans l'Aveyron, a mobilisé les opposants locaux au FN. Attachement aux « valeurs républicaines », ras-le-bol des doubles discours, solidarité avec les migrants, interrogation sur les formes de lutte : quelques-unes des angoisses nationales étaient présentes à Rignac.
Troisième volet de notre reportage dans l’Avesnois, ce territoire du département du Nord proche de la frontière belge. Rencontre avec Amandine et Pierre qui, après plusieurs années comme salariés à Lille, ont décidé de reprendre et de transformer en bio une exploitation agricole. Le succès est là, dans un territoire pourtant ravagé par le chômage.
La gauche des années 1970 avait su s’approprier le thème de l’identité nationale. Vincent Martigny explique comment la droite a forgé un récit alternatif, laissant beaucoup moins de place au pluralisme culturel.
François Fillon s’obstine, et joue son va-tout sur la manifestation de dimanche, pendant que les proches d’Alain Juppé s’activent en coulisses. Départs en série autour du candidat, dont celui de son directeur de campagne, Patrick Stefanini, et de son porte-parole, Thierry Solère, organisateur de la primaire. Récit des grandes manœuvres à droite.
Avec François Fillon il y a les jours de catastrophe, quand le bruit de ses affaires emporte tout sur son passage. Et les jours aux abris, quand il se terre et qu’il se tait. De surexcitation en coma dépassé, plus il essaie de sauver sa campagne, et plus il détruit son camp.
Alors que les défections et les appels au retrait s’enchaînent à droite, François Fillon mobilise la base de son parti. Il veut multiplier les démonstrations de force d’ici à ce week-end. Tout se jouera dans les trois jours.
Dans son livre Rase campagne, l’ancien « bras gauche » d’Alain Juppé raconte les coulisses d’une primaire dont il a dirigé la campagne et où tout s’est passé comme prévu, sauf la fin. Pour Mediapart, il revient sur le scrutin qui a vu perdre son champion, mais aussi sur la « radicalisation » de la droite, l’affaire Fillon (il vient de démissionner de son poste de trésorier de la campagne), la candidature de Macron et le risque FN.
Les deux directeurs adjoints de la campagne de François Fillon ont décidé de mettre fin aux fonctions qu’ils occupaient dans l’équipe de campagne du candidat LR, après la décision de ce dernier de maintenir sa candidature.
Le candidat du PS et d’EELV, né à Brest, y tenait un meeting mercredi soir. S’en prenant aux projets de Fillon et Macron, il s’est posé en « défenseur » de la fonction publique. Dans la journée, il a enchaîné les visites sur un rythme frénétique, bousculé par l’énième rebondissement de l’affaire Fillon, son adversaire de droite.