Ce week-end, en pleine affaire Fillon, des militants LR se sont mobilisés pour dire : « Non à la chasse à l’homme ! » Mediapart a suivi une équipe en plein tractage dans le XVIIe arrondissement de Paris. Réactions entre soutien, colère et inquiétude.
La candidate du FN a opposé, à Lyon, son « patriotisme » aux « deux totalitarismes » – économique et religieux – qui menaceraient la France. Récit d’un week-end stratégique pour un parti d’extrême droite toujours en quête de crédibilité.
Alors que Marine Le Pen lance officiellement sa campagne ce week-end à Lyon, aux « assises » du Front national, le parti voit sa stratégie remise en cause par l’affaire Fillon. Doit-il surfer sur le scandale ou faire profil bas pour ne pas mettre en lumière sa propre affaire sur ses assistants parlementaires européens ?
Alors que Marine Le Pen lance ce week-end sa campagne, elle et ses proches semblent opérer un revirement programmatique sur la question du rétablissement de la peine de mort, en la conditionnant désormais à un vote populaire. Décryptage, au fil des ans, de la redéfinition d'un totem identitaire.
Emmanuel Macron réunit des milliers de supporteurs à Lyon ce samedi 4 février. En quelques mois, l'ancien banquier d'affaires et ministre de l'économie a bâti un parti-entreprise dont il est à la fois le patron et la « tête de gondole ». La « Macron Company » utilise le web, le marketing et les théories du management pour constituer un monopole dans un marché politique en crise.
Selon les résultats détaillés du second tour de la primaire du Parti socialiste, le député de Trappes a bénéficié du vote des grands centres urbains, des classes moyennes et de l’ouest de la France, autrefois acquis à François Hollande. Valls, lui, fait un carton en outre-mer et n’a manifestement pas mobilisé les électeurs tentés par Emmanuel Macron. Explications et cartes.
François Fillon s’est entouré depuis toujours d’une fidèle garde rapprochée. Après 2012, nombre de ses collaborateurs ont été « placés un peu partout chez ses amis ».
Le candidat LR à la présidentielle est embourbé dans un scandale qui révèle cette tendance bien française à user de l'argent public en toute discrétion et sans rendre de comptes. Explications en vidéo avec Mathilde Mathieu, Lucie Delaporte et Fabrice Arfi.
Les idéologies nauséabondes nées à l’extrême droite se diffusent et se banalisent de plus en plus, surtout depuis les activités numériques et frénétiques de la « fachosphère ». Le « grand remplacement » est l’une d’elles. Les détricoteuses proposent leur contre-poison.
Dans un ouvrage paru aux PUG, le chercheur en science politique Thibaut Rioufreyt décrypte les ambivalences du PS par rapport à la référence néotravailliste. L’occasion de revenir avec lui sur la difficulté à porter un discours social-libéral assumé dans le contexte français.
Chargée de mission à la Fondation Culture et diversité de mars 2015 à mars 2016, Alexia Demirdjian n’a pas laissé de trace publique de son passage dans cette structure fondée par le milliardaire. Elle s’est en revanche engagée à cette même époque dans la campagne numérique de François Fillon.
Benoît Hamon récolte les fruits d’un long travail d’unification des réseaux de jeunesse du PS et de la construction d’un courant né du rocardisme et ancré à l’aile gauche du parti. Longtemps minoritaire en interne, Hamon l’emporte sur un Manuel Valls défenseur de la ligne « sociale-libérale ». Retour sur une ascension aussi imprévue que prévisible.
La télévision hait le mouvement qui déplace les lignes. Elle chasse à coups de canne les trublions, surtout s’ils sont de gauche. Dimanche soir, on se serait cru avec les émigrés de Coblence pendant la Révolution française! À n’en pas croire ses oreilles…
Pour son premier grand meeting parisien, François Fillon a tenté de balayer les affaires qui le visent pour recentrer le débat sur le fond de son programme. Mais le contexte a rendu son discours parfaitement inaudible. Dans la salle, les militants oscillaient entre théorie du complot politique, franche expectative et sincère inquiétude.
Porteur d’un projet en décalage avec l’électorat de la primaire et la bipolarisation droite-gauche, plombé par un bilan et une image dégradée dans l’opinion, trop peu organisé pour mobiliser suffisamment l’appareil socialiste, Valls a échoué à développer une stratégie « externe » au parti.