Suivez la soirée avec nos envoyés spéciaux dans les QG de Valls et Hamon, et les dessinateurs de Battrelacampagne.fr. Sur 78% des bureaux de vote (près de 1,9 million de suffrages), l'ancien premier ministre obtient 41,1% des voix.
À la veille du grand meeting parisien censé lancer sa campagne, François Fillon ne parvient toujours pas à sortir du tourbillon dans lequel l’ont plongé les révélations sur l’emploi présumé fictif de sa femme. La défense du candidat LR n'a guère convaincu. Dans les rangs de la droite, l’inquiétude est grande. Et l’idée de changer de candidat fait son chemin.
Benoît Hamon est en position de force avant le second tour de dimanche. Mais sa victoire, ou celle de Manuel Valls, ne suffira pas à sauver un parti affaibli. Le vote, lui, sera scruté après la désorganisation totale du premier tour.
Depuis sa faillite, la banque qui a prêté 9 millions d’euros au FN est dans le viseur de la justice russe. Et à travers elle, toutes les irrégularités qui se sont déroulées en coulisses. Le prêt au FN a été transféré à une obscure petite société moscovite. Un ancien vice-directeur a été arrêté, soupçonné de détournements massifs. Le FN refuse de se prononcer sur cet imbroglio.
En difficulté après le premier tour de la primaire, Manuel Valls et ses lieutenants ont choisi de dépeindre Benoît Hamon en « communautariste », « ambigu » sur la laïcité. Une stratégie étrange, mais conforme à l'imaginaire vallsiste.
Pauvre François Fillon. Ses propositions sur la santé malmènent son entrée en campagne, et l’emploi de sa femme démolit son discours de rigueur morale et budgétaire. Pourtant le pire ne lui est peut-être pas encore arrivé. Son programme contient une autre bombe, à propos du temps de travail.
Jeudi 26 janvier, 48 heures après les révélations du Canard enchaîné sur l’emploi présumé fictif de sa femme, François Fillon s’exprimait au 20 heures de TF1 pour assurer sa défense. Exprimant son « dégoût » face à ce qu’il a qualifié de « calomnies », l’ancien premier ministre n’a pas franchement répondu sur le fond de l’affaire, mais a tout de même précisé qu’il lui était aussi « arrivé de rémunérer » deux de ses enfants.
Dans un livre comparant les slogans de Marine Le Pen et de son père, l'historienne Valérie Igounet démontre que le Front national a, malgré ses contorsions et ruptures, conservé l'essentiel de son socle idéologique. Elle met aussi en évidence la « contamination idéologique » et sémantique du FN au sein des droites françaises.
Le duel Hamon-Valls marque le brouillage, voire l’éclatement final des cultures traditionnellement distinguées dans la gauche française. Dans une primaire qui confirme le crépuscule européen du social-libéralisme, aucune des alternatives n’est en tout cas exempte de faiblesses ou de contradictions.
Toute la journée de lundi, les socialistes ont laissé prospérer l’hypothèse d’une triche sur les résultats du premier tour. Selon plusieurs sources, il s’agit plutôt d’une série de bourdes, sans incidence fondamentale sur la réalité du scrutin, mais qui dénote une sérieuse désorganisation.
L’ancien député PS a une nouvelle fois échoué à la troisième place du premier tour de la primaire de son parti, derrière Benoît Hamon et Manuel Valls. Une défaite qui sonne peut-être la fin de sa carrière politique.
Manuel Valls et Benoît Hamon vont s’affronter dimanche 29 janvier au second tour de la primaire « citoyenne » du PS. La « clarification » au PS est proche, assurent leurs soutiens respectifs.
De Nantes à Marseille, en passant par Lyon, Valenciennes, Paris, Aubervilliers ou Cintegabelle, récit d'une journée de vote à la primaire, où ne se sont déplacés que ceux qui ne veulent pas tout à fait en finir avec le Parti socialiste.
Retrouvez notre compte-rendu du premier tour, avec nos envoyés spéciaux dans les QG des candidats et les dessinateurs de battrelacampagne.fr. Selon des résultats partiels, sur 942 874 votants, Hamon (36 %) et Valls (31 %) sont loin devant Montebourg (17,5 %).
Les principaux partis d’extrême droite d’Europe se sont réunis à Coblence pour lancer « l’année des patriotes 2017 », censée s'inscrire dans le sillage du Brexit et de l'élection de Trump.