D’après nos informations, la présidente du FN a reçu ce lundi un courrier du Parlement européen lui réclamant le remboursement de 298 000 euros qui lui auraient été « indûment » versés. Elle est soupçonnée d’avoir employé de manière fictive, sur des fonds européens, deux assistants parlementaires.
Au lendemain d'une prestation plutôt réussie, selon ses proches, sur France 2, le candidat de l’aile gauche du PS pour la primaire était à Rennes vendredi. Un déplacement sur le thème de la santé et un meeting lors duquel il a répété son credo : incarner un PS de gauche.
Se dépeignant en seul véritable héritier du gaullisme face à François Fillon, Nicolas Dupont-Aignan, pour son meeting de lancement de campagne, a pourtant servi un discours aux accents xénophobes et islamophobes que ne renieraient pas les leaders du Front national. Allant même jusqu'à ressortir les « charters ».
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La candidature de Manuel Valls n’a pas réussi à convaincre la majorité de ce qu’il reste du PS de faire corps derrière l’ancien premier ministre. Vincent Peillon sort du bois, et Marisol Touraine réfléchit. Et la primaire prend des airs de congrès socialiste.
François Fillon doit désormais rassembler bien plus largement qu’il ne l’a fait jusqu’alors s’il veut l’emporter en 2017. Démobilisation des milieux populaires, désillusion des juppéistes, tergiversations des centristes… Du FN à Macron, les adversaires de l’ex-premier ministre entendent bien profiter de ses faiblesses.
Comme Manuel Valls, il passe de Beauvau à Matignon, la loyauté à François Hollande en plus. Le président sortant a fait le choix d’un fidèle qui porte le bilan du quinquennat sur la lutte antiterroriste et la limitation des libertés publiques, mais aussi la tache de la mort de Rémi Fraisse.
Dans sa longue histoire, le socialisme français a souvent connu des pages sombres sinon honteuses, avant de rebondir ou de renaître. Mais cette fois, derrière la fin crépusculaire du quinquennat Hollande, c'est un événement historique auquel nous assistons : les ultimes convulsions de l'un des plus vieux mouvements politiques français.
La «Belle Alliance populaire» devait lancer en fanfare, ce samedi 3 décembre à l'occasion d'une convention nationale, les primaires du PS et de ses alliés. À la tribune, les hommages à François Hollande se sont enchaînés. Mais tout le monde pense à la suite : Manuel Valls devrait être candidat sous peu.
Pour la première fois sous la Ve République, un chef d’État ne se représente pas pour un second mandat. Il paie un quinquennat erratique, où il a tourné le dos à une grande partie de ses électeurs, et où un livre de confidences a fini d’éteindre ses espoirs.
Le président a géré la France avec la même inconséquence qu’il a dirigé le PS dix ans durant. En partant, il transmet à ses successeurs un paysage identique. Dépolitisé, sans idées et peuplé d’un personnel politique médiocre.
Assailli par son camp, le président de la République a annoncé jeudi qu’il ne se représenterait pas, après de vives tensions au sommet de l’État. Une première sous la Ve République, pour un dirigeant attaqué notamment par son premier ministre.