Une poignée de main Fillon-Juppé et il est maintenant question de « rassemblement ». Les proches du maire de Bordeaux sont perplexes : les gages donnés à l’extrême droite ne s’oublieront pas de sitôt.
L’ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy sort vainqueur de la primaire de la droite et du centre. Pendant des années, il a travaillé ses ambitions personnelles dans l’ombre des autres, puis a réussi à faire oublier sa responsabilité dans l’échec de 2007-2012.
Revivez notre compte-rendu du second tour de la primaire de droite, avec nos envoyées spéciales dans les QG des candidats et les dessinateurs de battrelacampagne.fr. Sur 95 % des bureaux dépouillés, François Fillon obtient 66,5 % des voix et devient le candidat LR.
Dans un entretien au JDD, le premier ministre franchit un pas supplémentaire vers une candidature à la primaire du PS. À cinq mois de la présidentielle, la gauche de gouvernement a totalement explosé.
Les adhérents communistes ont voté à 53,6 % un soutien au candidat de la France insoumise, pour la présidentielle de 2017, dans le cadre d'un « soutien critique » au sein d'une « campagne autonome ». Le parti sort divisé du processus.
Éclipsé par le duel Sarkozy-Juppé, François Fillon a pris le temps de construire un projet radical. Passage en force dès le début du quinquennat, fin du système de Sécurité sociale, réécriture du droit de la filiation, mise en place de « statistiques d’origine »…
Il est d’usage pour commenter le niveau de vote élevé en faveur du Front national de parler de « tripartition » du système politique. Or une analyse fine des reports de voix remet en cause cette notion. Parce que la porosité entre les électorats de l’extrême droite et de la droite ne cesse de grandir.
Le député et chef de file des ailes gauches du PS appelle à la création d’un « nouveau parti de la gauche française » après l’élection présidentielle. D’ici là, il appelle à battre François Hollande dans la primaire.
Pour l’ultime débat de la primaire de la droite et du centre, Alain Juppé et François Fillon se sont affrontés dans une ambiance à couteaux tirés. Le maire de Bordeaux, qui jouait là son va-tout, a fait face tout au long de la soirée à un ancien premier ministre offensif et galvanisé par son score du premier tour.
Désabusé sur la capacité des députés à respecter la loi, le syndicat national des collaborateurs parlementaires (FO) lance jeudi 24 novembre une série d’alertes sur leurs conditions de travail. La qualité du dialogue social entre ces élus et leurs employés est mise à mal.
François Fillon voit revenir toute une série d’élus qui le méprisaient il y a encore quelques semaines. Parmi eux, beaucoup de sarkozystes, mais aussi plusieurs figures de la droite extrême. À ses côtés, elles entendent relancer dès 2017 la «fusion des droites».
Après l'échec de l'ancien président de la République à la primaire de la droite et du centre, retour sur nos enquêtes le concernant, dont la plus longue et la plus lourde : l'affaire libyenne, qui devrait connaître de nouveaux rebondissements judiciaires. Un débat avec Fabrice Arfi et Ellen Salvi, animé par Edwy Plenel.
La France de François Fillon – au-delà de son thatchérisme économique revendiqué – est peut-être avant tout une France qui exalte le terroir. Une France patriarcale, catholique, nourrie d’imaginaire rural et qui ne veut pas voir son beau « roman national » abîmé par la repentance ou par la présence musulmane.
En quelques heures, le paysage a changé. Le débat de la primaire s’était focalisé sur la personne et les usages de l’ancien président, ainsi que sur l’affrontement droite-droite. Au-delà du second tour, son départ libère le clivage droite-gauche.
Tracfin a transmis à la justice un signalement sur des flux de plusieurs millions d’euros jugés suspects, sur les comptes du micro-parti de Marine Le Pen, Jeanne, et son prestataire, Riwal. Le parquet de Paris a ouvert le 26 octobre une information judiciaire pour «escroqueries» et «abus de biens sociaux».
Le candidat à la primaire du PS a écrit au président de la Haute autorité éthique du PS pour exposer ses « inquiétudes » sur l’organisation du scrutin prévu en janvier. Il pointe notamment le manque de mobilisation du parti et la diminution du nombre des bureaux de vote. Une réunion est prévue mercredi.