Alors que les idées d’extrême droite sont omniprésentes, que des régions pourraient basculer, quel espace politique pour la gauche ? Pour quelles idées ? Autour de qui ? L’entretien d’« À l’air libre » avec Benoît Hamon, ancien candidat socialiste à la présidentielle.
Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon s’est rangé derrière le député ex-La République en marche Matthieu Orphelin investi par les Verts dans les Pays de la Loire. Un attelage insolite qui entend convaincre dans le rude combat qui s’annonce contre la droite sortante.
Alors qu’une rencontre des responsables de gauche en vue de la présidentielle 2022 s’est tenue, samedi, à la demande du candidat écologiste Yannick Jadot, comment comprendre cette union laborieuse qui n’en finit pas de balbutier ?
Pour conserver le département, le président socialiste de la Seine-Saint-Denis a besoin d’une victoire dans ce canton menacé par la droite. Mais le profil de la candidate socialiste, qui part en binôme avec un communiste, divise.
Les responsables de la gauche et de l’écologie, réunis samedi 17 avril en « conclave », ont affiché leur volonté de se rassembler pour 2022. Mais quand certains se contenteraient d’un « deal » PS-écologistes, les autres ne veulent pas abandonner l’idée d’une coalition avec Jean-Luc Mélenchon.
Le parti veut lancer son secrétaire national, Fabien Roussel, dans la course vers l’Élysée afin de tenter d’exister à nouveau et d’assurer ses arrières aux législatives. Une stratégie perdante, estiment les opposants internes.
Les violentes invectives échangées par les principaux responsables de gauche autour des questions liées à la République, aux réunions non mixtes ou à la laïcité créent un climat délétère à gauche. Mais comment faire pour désarmorcer les sujets explosifs et sortir d’un agenda dicté par la droite ?
Insoumis, écologistes, socialistes et communistes partiront sur la même liste dans les Hauts-de-France aux régionales. De son côté, l’association « 2022 ou jamais », qui vient d’être créée, veut organiser une votation citoyenne pour désigner un candidat commun à la présidentielle.
En parallèle du débat extrême-droitier de France 2, les gauches proposaient, jeudi, une allégorie savoureuse de leur tectonique du moment. D’un côté, un débat en visioconférence de responsables en inlassable quête d’union. De l’autre, un Jean-Luc Mélenchon invité vedette de Cyril Hanouna.
L’éditorialiste et ancien directeur de Politis dresse un état des lieux préoccupant des forces progressistes. Une analyse lucide qui invite à regarder en face les faiblesses ou dérives que la gauche doit surmonter si elle veut se refonder.
Suppression d’un quart des effectifs, souffrance au travail, critiques sur la gestion financière… L’annonce la semaine dernière par Olivier Faure d’un plan social suscite la fronde d’une partie des salariés, qui y voient une stratégie visant à remplacer les anciens par des jeunes, dans un parti cherchant à faire peau neuve.
L’ex-socialiste se prépare pour 2022 en tentant une synthèse entre gauche républicaine et droite gaulliste autour du redressement d’une France au bord du gouffre. Une ligne « disruptive » qui, pour l’heure, ne convainc pas grand monde dans les appareils partisans.
Comment s’opposer au gouvernement sans passer pour des antivaccins ou, au contraire, avoir l’air de refuser les questions légitimes ? À rebours des idées reçues, les écologistes poussent pour une vaccination contre le Covid large et rapide, et Jean-Luc Mélenchon se montre plus velléitaire.
Après deux présidentielles sans candidat « maison », Fabien Roussel veut que son parti défende ses propres couleurs en 2022. Mais le PCF a perdu de ses forces et de ses singularités, tandis que l’aspiration à une alternative au capitalisme est revendiquée par d’autres à gauche.
Le maire écologiste de Grenoble, qui veut porter une candidature unitaire à la présidentielle, se place en grand « réconciliateur ». Réconciliateur de la gauche et des écologistes, des Français avec leurs institutions et des citoyens entre eux.
La maire de Marseille, écologiste au profil atypique, laisse son poste à son numéro 2, un apparatchik socialiste. Dans une gauche qui se pique de renouveler les pratiques politiques, on craint des répercussions bien au-delà des Bouches-du-Rhône.